jeudi 5 novembre 2009
Le gadjo ne peut éteindre sa soif d'absurde
Ce monde où le cheval n'est présent qu'en boucherie ou sur des champs de courses, ce qui m'apparaît comme identique aujourd'hui ,va vite, très vite. Trop vite. Le gadjo ne sait plus goûter les joies simples, il s'est enfermé dans de gigantesques centres de détention où quelques uns, il est vrai, jouissent de faveurs particulières. Mais en règle générale, nous vivons une "civilisation d'enchristés". Je ne peux mieux dire. Le tsigane - je parle du vrai, du gitan, du voyageur éternel pour qui ne comptent que la famille et le ciel qui les guide - possédait une rare qualité : la faculté d'adaptation à n'importe quel système, au gré de ses rencontres, tout au long de siècles d'errance.
Mais là, vingt et unième siècle de cette chronologie inventée, ça devient un peu trop fort, un peu trop bitumé et les traditions s'effritent pour ne pas dire qu'elles ont déjà disparu.
Il ne reste alors que quelques voyageurs égarés, solitaires. Cependant, obéissant à la loi millénaire du "brouillage des pistes", leur esprit intact est quelque peu protégé par les oripeaux et l'attitude de pauvre idiot qu'ils affichent volontiers, inspirant une vague pitié ou un mépris certain aux contemporains rencontrés.
Ils passent inaperçus et c'est tant mieux : ils sont trop rares et leur unique possession, la science de la vraie liberté, est trop précieuse pour être transmise n'importe comment et à n'importe qui.
Par amour, ils gardent le secret, laissant ici et là quelques miettes aux affamés dont les dispositions d'un jour ou d'un soir permettent une certaine ouverture, une écoute authentique par ce qu'il leur reste de cœur et d'intelligence.
les derniers voyageurs sont des veilleurs qui se montrent très rarement. Lorsqu'ils le font c'est en entier, sans rien garder caché. Ils transmettent, c'est leur vie, leur don, leur dernière raison de ne pas rejoindre les plaines secrètes qui dessinent les cieux.
J'en ai rencontré un, je l'avoue et l'ai reconnu bien tard. mais les bribes qu'il m'avait laissées, je les ai reconstruites pour voir et comprendre son enseignement. J'ai d'ailleurs fini par le retrouver le vieux voyageur, un jour par hasard (le terme me fait bien rire mais il faut bien utiliser le vocabulaire n'est-ce pas ?). C'est là que mon voyage a réellement commencé. Je sortais de cinq ans de légion passés au Deuxième Étranger d'Infanterie et j'errais dans les rues de Paris...
Mais là, vingt et unième siècle de cette chronologie inventée, ça devient un peu trop fort, un peu trop bitumé et les traditions s'effritent pour ne pas dire qu'elles ont déjà disparu.
Il ne reste alors que quelques voyageurs égarés, solitaires. Cependant, obéissant à la loi millénaire du "brouillage des pistes", leur esprit intact est quelque peu protégé par les oripeaux et l'attitude de pauvre idiot qu'ils affichent volontiers, inspirant une vague pitié ou un mépris certain aux contemporains rencontrés.
Ils passent inaperçus et c'est tant mieux : ils sont trop rares et leur unique possession, la science de la vraie liberté, est trop précieuse pour être transmise n'importe comment et à n'importe qui.
Par amour, ils gardent le secret, laissant ici et là quelques miettes aux affamés dont les dispositions d'un jour ou d'un soir permettent une certaine ouverture, une écoute authentique par ce qu'il leur reste de cœur et d'intelligence.
les derniers voyageurs sont des veilleurs qui se montrent très rarement. Lorsqu'ils le font c'est en entier, sans rien garder caché. Ils transmettent, c'est leur vie, leur don, leur dernière raison de ne pas rejoindre les plaines secrètes qui dessinent les cieux.
J'en ai rencontré un, je l'avoue et l'ai reconnu bien tard. mais les bribes qu'il m'avait laissées, je les ai reconstruites pour voir et comprendre son enseignement. J'ai d'ailleurs fini par le retrouver le vieux voyageur, un jour par hasard (le terme me fait bien rire mais il faut bien utiliser le vocabulaire n'est-ce pas ?). C'est là que mon voyage a réellement commencé. Je sortais de cinq ans de légion passés au Deuxième Étranger d'Infanterie et j'errais dans les rues de Paris...
lundi 19 octobre 2009
Désespoir bon marché ou non-espoir branché
Comme parfois pour le marin, l'horizon avance vers toi en épaisses nuées de plomb, l'air est lourd, la menace imminente, tu es seul sur ton quarante pieds ( ou douze mètres si tu veux, plus ou moins ), sans énergie, déjà épuisé par des nuits de lutte. Il ne reste plus qu'à faire front. L'attente est vaine d'espoir, tu es soûl d'impuissance, tous les instruments de communication à bord sont brisés. C'est "l'œil du cyclone", ou comme tel : pas de vent, silence de mort...
Deux options, en gros : la panique qui procède du désespoir logique face à l'inéluctable, morne panique ou crise hypnotique. Tu es comme plaqué sur le pont ou abattu dans le carré.
Ou bien le calme face à cette terrible beauté, cette merveille de l'océan et du ciel conjoints dans l'immense. Pas de peur, pas de pensée mais une prière qui monte, s'amplifie, se mêle aux courants dans l'air et dans la mer, une présence au danger avec dévotion envers le sublime. Plus rien ne compte...Ta tranquillité est terrible. Existes-tu encore dans ce sombre tableau ? Oui, plus que jamais. Seules les petites choses ont disparu. les petites peurs, les petits égoïsmes, les petites pensées, les choses infirmes...
Alors, même ton épuisement sera félicité, amour tendre au milieu de la violence qui se prépare et les premières brises, comme de premières salves, te fouetteront les sangs.
Tu sais, mon gadjo, le gitan n'est pas trop amoureux de navigation. Il existe cependant des circonstances où rien ne se passe comme tu l'avais planifié et l'homme des chevaux peut se retrouver au milieu des eaux furieuses.
Après tout, dans ton esprit, n'est-ce pas un peu pareil ?
Le nomade, ton ami de toujours, ne sait même plus s'il pose les pieds quelque part, la douleur est trop forte de voir l'espace se transformer en prison pour tous ces perdus sans dieux purs. L'air irrespirable, les sons violents, brutaux, les paysages si laids. Il est difficile de voir la beauté du monde, certains jours.
Il n'attend rien depuis longtemps ton frère nomade, il ne peut que regarder tant que son cœur bat encore le tempo de la promenade...
dimanche 4 octobre 2009
Traité de Lisbonne, privatisation de la poste
On dirait que les fonctionnaires ont les foies. Cette sainte organisation que fut autrefois les PTT " que le monde entier nous envie"( je cite l'éternel Michel Audiard dans "Le cave se rebiffe", c'est pourquoi je reste au présent de l'indicatif alors que l'on parle déjà d'un lointain passé), devenue la proie des dogues syndiqués et de la paresse française, branle sur sa base. Devenant "Privée" on y gagnera sûrement en efficacité. Ceci dit, il y a aussi Lisbonne, cette ébauche de Grande nation fédérée. Progrès, ô progrès, que signifies-tu ?
Je me demande si je ne préfère pas la paresse, un certain bordel national ( on est habitués), et des nations qui se dissolvent dans la brume matinale. Une espèce de liberté à la française, mégot de gitane maïs au bec, nez piqué, œil glauque mais habité, dans un coin, d'une lueur mutine.
Trop d'organisation signifie donc trop de monde, c'est là qu'on étouffe...Il reste encore le Puy de Dôme peut-être, quelques coins perdus d'Auvergne ou de Navarre à condition bien sûr, qu'on y trouve des bistrots. En France, le contraire est quasi impossible.
Moi, le nomade fou, obligé de m'adapter, c'est encore cette décadence là que je préfère : un plancher,donc un toit, de la paille, un poêle à bois, des livres et des bouteilles.
Avec une croupe généreuse de bistrotière pour venir de temps en temps à la rescousse
Je me demande si je ne préfère pas la paresse, un certain bordel national ( on est habitués), et des nations qui se dissolvent dans la brume matinale. Une espèce de liberté à la française, mégot de gitane maïs au bec, nez piqué, œil glauque mais habité, dans un coin, d'une lueur mutine.
Trop d'organisation signifie donc trop de monde, c'est là qu'on étouffe...Il reste encore le Puy de Dôme peut-être, quelques coins perdus d'Auvergne ou de Navarre à condition bien sûr, qu'on y trouve des bistrots. En France, le contraire est quasi impossible.
Moi, le nomade fou, obligé de m'adapter, c'est encore cette décadence là que je préfère : un plancher,donc un toit, de la paille, un poêle à bois, des livres et des bouteilles.
Avec une croupe généreuse de bistrotière pour venir de temps en temps à la rescousse
jeudi 1 octobre 2009
Avis à vie

Il existe une manie chez les mammifères doués de la parole, c'est cette propension à " avoir des opinions " sur tout et le contraire de tout, sur tout et n'importe quoi. En ce vingt et unième siècle plus que jamais, ce brassage d'avis véhiculé par la presse, la toile, l'audiovisuel en général n'a jamais atteint autant de force et de complexité. C'est là le danger.
En d'autres temps moins "modernes", avec une technologie inexistante ou presque, les gouvernements se chargeaient d'alerter l'opinion publique pour faire leurs guerres et rencontraient - les exemples abondent dans le passé récent ou plus lointain - une unanimité facile.
Les émotions, issues de l'égoïsme économique et de la volonté de puissance ( Les empires français, britannique et allemand pour citer de proches exemples ), se vivaient au sommet avant de se propager vers la plèbe.
Les lieux communs façonnant la mentalité de chaque peuple étant partagés de manière unilatérale.
D'où les guerres bien connues du 20° siècle, chaudes ou froides, pour illustrer cet axiome : l'opinion est le ferment des émotions, les émotions sont la cause du bordel. Mot suffisamment explicite, je ne trouve pas mieux.
C'est très con mais comment en réchapper ? L'analyse devient longue et compliquée lorsqu'il s'agit d'une masse d'individus groupés en nations et les dites nations formant une civilisation. Pire qu'une bombe atomique, le plus à craindre est bien la cause de sa fabrication.
Les édifiants messages de liberté, de droits de l'homme ( ne trouves-tu pas que la nécessité de rédiger un texte où sont précisés ces droits est un signe certain de décadence profonde )et tutti quanti, revêtent le costume de la plus absurde tartufferie.
Des as de la tchatche les responsables. Une vaste communauté de persuadés, les uns authentiques les autres un peu moins et dans tous les cas des imbéciles au sens large.
Mais que peuvent-ils ?
Qui ou quoi a éduqué ces hommes, ces responsables politiques, religieux et autres, ces détenteurs du pouvoir d'un instant ?
On est face à l'abîme, face à un crétinisme ne datant pas d'hier. Tout cet amas de vivantes contradictions recèle sans doute un historique lointain et complexe. On pourrait remonter le temps jusqu'au néolithique, au moins. Cela servirait-il à quelque chose ?
Il nous faudrait un superbe raccourci pour ramener le calme sur le monde.
Alors, mon gadjo, une fois de plus le vieux nomade arrive à la rescousse, sans qu'on lui demande, parce que l'indifférence oisive n'est pas son fort.
Respire un bon coup, profondément. Pose ton regard devant toi. Ton esprit nu goûtant la vie qui dévale dans les couloirs de tes veines, ris de ce rêve idiot. Vas donc caresser l'encolure de ton cheval et offre lui quelques brassées d'herbes fraîches.
Tu verras même une étoile en plein jour.
vendredi 11 septembre 2009
Tristesse du rurikide

Il y eut l'espace et après lui les steppes.
Elles furent intelligentes comme seule peut l'être la terre vivante qui nous porte, se faisant alors immense pour laisser s'épanouir les cieux, les vents et les orages. Pour que la pluie soit violente, pour que le cheval galope avec ses yeux fous, l'écume moussant à la commissure des lèvres, coulant sur le menton jusqu'à la barbe. Il y avait des hommes petits aux yeux finement fendus, au regard d'acier. Leur âme, leur coeur et la steppe se confondaient dans leurs rares appels silencieux ou dans leurs cris lorsqu'ils chargeaient, sabre au vent, l'immensité vide à la beauté éblouissante.
En ces temps on savait la valeur d'un mot et l'oreille connaissait les sons. Les sons porteurs de sens.
Aujourd'hui, petit parigot assis au comptoir du café du commerce déchiffrant "Le Parisien" ou jouant sur les touches de mon clavier au bureau, je suis largué dans un immense dépotoir qu'on a bien pris soin de décorer de mille et une façons. En dur, même pas en carton-pâte.
Ce qu'ils ne savent pas, ces mammifères sans force, c'est que la mémoire m'est restée, intacte, totale même si je joue le jeu de leur maladie.
Pauvres hères, il ne font guère illusion.
Dans leur berline de luxe ou à traîner leurs oripeaux sur les trottoirs.
Les saintes familles aussi avec leurs gosses mignons et sages - pas toujours, il y a de plus en plus de petits cons parce qu' il n'y a plus d'âge non plus, ni d'éducation d'ailleurs - les intellos, les étudiants, les ménagères, les jolies qui remuent leur fion avec finesse mais sans scrupule ha ha ha. Les puissants du jour qui existent et parlent, parlent, parlent à n'en plus finir pour négocier ce rêve dont plus personne ne sait que c'est un cauchemar fatidique. Tous courent parce qu'il faut bien faire quelque chose ne serait-ce que pour payer des impôts et quelques plaisirs arrachés par ci par là, en d'infernales vacances.
C'est comme ça camarade, cher ami invisible au-delà des temps, cher ami choisi pour ta bienveillante écoute.
Il ne me reste plus qu'à m'asseoir.
jeudi 13 août 2009
Naviguer à vue
Et encore, sans compas, rien d'autre que l'attention en éveil dans le brouillard et la nuit tropicale silencieuse - sauf le clapot - on est bien !
Imagine un peu un décor similaire au niveau du signifiant mais aux apparences bien différentes, disons une mégapole du 21° siècle avec ses mouvances, ses récifs et ses obstacles inattendus: tu te réfugies finalement dans le carré ( ta piaule ) après avoir bloqué la barre sur un cap choisi pendant que le vent est plus ou moins stable, en t'attendant plutôt au pire qu'au meilleur . La bouteille de rhum, juste ce qu'il faut pour laisser le stress se défiler gentiment et laissons faire leurs caprices aux vents, aux courants et à tout cet invisible filet de circonstances entremêlées en nasses obliques. À part le calme et l'humour je ne vois pas d'autre répit dans cet entre-deux.
Rester totalement indifférent à sa propre destinée, sans le moindre complexe, même joyeux ( on est vivant quand même), voila qui semble sage en des circonstances troubles comme celle d'une nuit à glisser sur des hauts-fonds coupants tel le fil d'un rasoir.
Résultat ? Pas de résultat. Dès qu'une ombre de vie passe, ça devient sympa, on lève son verre à la catastrophe comme à la chance lumineuse qui va nous sortir de ce mauvais pas.
Un battement de coeur, deux battements de coeur, trois battements de coeur...Chaque fois une santé à l'invisible compagnie...
Imagine un peu un décor similaire au niveau du signifiant mais aux apparences bien différentes, disons une mégapole du 21° siècle avec ses mouvances, ses récifs et ses obstacles inattendus: tu te réfugies finalement dans le carré ( ta piaule ) après avoir bloqué la barre sur un cap choisi pendant que le vent est plus ou moins stable, en t'attendant plutôt au pire qu'au meilleur . La bouteille de rhum, juste ce qu'il faut pour laisser le stress se défiler gentiment et laissons faire leurs caprices aux vents, aux courants et à tout cet invisible filet de circonstances entremêlées en nasses obliques. À part le calme et l'humour je ne vois pas d'autre répit dans cet entre-deux.
Rester totalement indifférent à sa propre destinée, sans le moindre complexe, même joyeux ( on est vivant quand même), voila qui semble sage en des circonstances troubles comme celle d'une nuit à glisser sur des hauts-fonds coupants tel le fil d'un rasoir.
Résultat ? Pas de résultat. Dès qu'une ombre de vie passe, ça devient sympa, on lève son verre à la catastrophe comme à la chance lumineuse qui va nous sortir de ce mauvais pas.
Un battement de coeur, deux battements de coeur, trois battements de coeur...Chaque fois une santé à l'invisible compagnie...
lundi 3 août 2009
Ma poésie
L'amour, le vrai, le vécu, est une chose bien rare et difficile à comprendre pour le plus grand nombre.
Ainsi le crois-je.
Impossible de séparer l'amour de la pure intelligence.
Ainsi ai-je expérimenté.
Maintenant, dans la solitude à la fois lourde et sereine qui est mienne, l'océan de mon coeur ayant dépassé l'espoir, la richesse des silences de tout ce qui vit peut enfin abreuver le seuil de ma conscience qui embrasse.
Ainsi je continue le voyage du gitan de l'esprit avec pour unique monture la tendresse de l'instant qui passe marquant par son sceau de fer rouge la douleur ou la joie et ces libres regards qui jaillissent de l'indicible.
Ainsi le crois-je.
Impossible de séparer l'amour de la pure intelligence.
Ainsi ai-je expérimenté.
Maintenant, dans la solitude à la fois lourde et sereine qui est mienne, l'océan de mon coeur ayant dépassé l'espoir, la richesse des silences de tout ce qui vit peut enfin abreuver le seuil de ma conscience qui embrasse.
Ainsi je continue le voyage du gitan de l'esprit avec pour unique monture la tendresse de l'instant qui passe marquant par son sceau de fer rouge la douleur ou la joie et ces libres regards qui jaillissent de l'indicible.
jeudi 23 juillet 2009
Misère ou respiration ?
Il n'est vraiment pas possible de VIVRE en restant coincé par ses propres misères, donc : l'espace céleste et intérieur se rejoignent en un lâcher prise, sans émoi petit mais avec le goût de la liberté, toujours indicible, puis l'on disparaît dans toutes les formes de beauté, immortels.
lundi 25 mai 2009
Comment savoir
Comment savoir ce que signifie aujourd'hui "être humain" ?...Et pour qui d'ailleurs ?...
Finalement l'histoire de l'Europe nous livre quelques clés....Par périodes et pour des groupes d'individus.
Cependant la signification de quelques unes de ces clés, qu'on les nomme "Humanisme" ou "Philosophie des lumières" voire "Renaissance" par exemple ( c'est vrai que la France joue un certain rôle sur ce continent ), contredirait donc tout le reste? L'existence de modèles sociaux antérieurs, sur une longue période, serait erronée ?...Ce n'est pas très clair bien sûr malgré les révolutions qui suivirent en Europe comme ailleurs et malgré les nouveaux idéaux politiquement et spirituellement corrects issus des sociétés d'iceux ( pas toujours vivables pour les groupes hominiens de races diverses peuplant la planète, c'est un fait).
Mais - il y a un mais - les bipèdes soit-disant "intelligents" que nous sommes ( là encore un terme qu'il faudrait définir de façon plus poussée selon mon avis pas humble pour un sou ) sont-ils uniquement des sous-ensembles de sociétés plus ou moins organisées ?
Il me semble que l'on nage en plein flou à ce jour. Que seules certaines religions à caractère "moral", quelques opinions à caractère gnostique, politique ou autre prônant plus ou moins un code de conduite ont quelque ascendant sur cet "humain lignage" en perte de tout ( il n'y a qu'à voir le bordel ambiant camarade).
Résultat ( il faut bien que j'abrège pour que l'égaré en train de me lire ne s'impatiente pas... mes excuses pour le terme cher lecteur, tu connais mon sens de la dérision bipolaire ): déchirements, passions partisanes conduisant à la folie meurtrière, hypocrisie de nantis comptant bien le rester aussi longtemps que possible par tous les moyens, masses populaires stupidifiées par un monde médiatique sans trop de scrupules du fait de l'ignorance voulue ou inconsciente de ses vraies responsabilités, consommation envahissante pour soifs sans bornes engendrant les crises naturelles produites par les désirs et les petits rêves frustrés, tout cela débouchant bien entendu sur le désespoir et la haine que seule la bêtise peut inventer...Tout cela encore sans compter la misère sévissant sur le monde par la faim, la soif, la torture infligée, de quelque nature qu'elle soit, et toutes ces sortes d'horreurs que le monde ne connaît que trop bien.
Voilà un grand résumé d'une situation peu enviable pour cause de connerie généralisée et autocréée, il faut bien employer les termes tels quels.
Pour les faits, il existe aujourd'hui suffisamment de rapporteurs de tout pour qu'il ne soit pas nécessaire d'en parler.
Alors ?
Que décider, comment voir clair ?
Entre nos attentes de bonheur et nos trouilles de tout où trouver la saine voie qui nous tirera d'affaire ?
Là, camarade, écoute-moi bien en tant qu'ami de tout ce qui vit. Le mot clé que je t'offre gratuitement et sans engagement de ta part se nomme : Liberté.
Cependant, puisque ce n'est qu'un mot au nom duquel on a commis beaucoup de crimes ( rappelle-toi la française révolution de quelques persuadés d'eux-mêmes ),je t'offre en prime l'idée d'entamer une recherche personnelle approfondie afin de prendre à bras-le-corps ta responsabilité d'être vivant plus ou moins conscient. Avec, comme cadeau de bienvenue dans l'univers du signifiant clairement signifié et compris, un indice de base :
Ouvre ton coeur et ta tête en même temps !
Bon voyage!
Finalement l'histoire de l'Europe nous livre quelques clés....Par périodes et pour des groupes d'individus.
Cependant la signification de quelques unes de ces clés, qu'on les nomme "Humanisme" ou "Philosophie des lumières" voire "Renaissance" par exemple ( c'est vrai que la France joue un certain rôle sur ce continent ), contredirait donc tout le reste? L'existence de modèles sociaux antérieurs, sur une longue période, serait erronée ?...Ce n'est pas très clair bien sûr malgré les révolutions qui suivirent en Europe comme ailleurs et malgré les nouveaux idéaux politiquement et spirituellement corrects issus des sociétés d'iceux ( pas toujours vivables pour les groupes hominiens de races diverses peuplant la planète, c'est un fait).
Mais - il y a un mais - les bipèdes soit-disant "intelligents" que nous sommes ( là encore un terme qu'il faudrait définir de façon plus poussée selon mon avis pas humble pour un sou ) sont-ils uniquement des sous-ensembles de sociétés plus ou moins organisées ?
Il me semble que l'on nage en plein flou à ce jour. Que seules certaines religions à caractère "moral", quelques opinions à caractère gnostique, politique ou autre prônant plus ou moins un code de conduite ont quelque ascendant sur cet "humain lignage" en perte de tout ( il n'y a qu'à voir le bordel ambiant camarade).
Résultat ( il faut bien que j'abrège pour que l'égaré en train de me lire ne s'impatiente pas... mes excuses pour le terme cher lecteur, tu connais mon sens de la dérision bipolaire ): déchirements, passions partisanes conduisant à la folie meurtrière, hypocrisie de nantis comptant bien le rester aussi longtemps que possible par tous les moyens, masses populaires stupidifiées par un monde médiatique sans trop de scrupules du fait de l'ignorance voulue ou inconsciente de ses vraies responsabilités, consommation envahissante pour soifs sans bornes engendrant les crises naturelles produites par les désirs et les petits rêves frustrés, tout cela débouchant bien entendu sur le désespoir et la haine que seule la bêtise peut inventer...Tout cela encore sans compter la misère sévissant sur le monde par la faim, la soif, la torture infligée, de quelque nature qu'elle soit, et toutes ces sortes d'horreurs que le monde ne connaît que trop bien.
Voilà un grand résumé d'une situation peu enviable pour cause de connerie généralisée et autocréée, il faut bien employer les termes tels quels.
Pour les faits, il existe aujourd'hui suffisamment de rapporteurs de tout pour qu'il ne soit pas nécessaire d'en parler.
Alors ?
Que décider, comment voir clair ?
Entre nos attentes de bonheur et nos trouilles de tout où trouver la saine voie qui nous tirera d'affaire ?
Là, camarade, écoute-moi bien en tant qu'ami de tout ce qui vit. Le mot clé que je t'offre gratuitement et sans engagement de ta part se nomme : Liberté.
Cependant, puisque ce n'est qu'un mot au nom duquel on a commis beaucoup de crimes ( rappelle-toi la française révolution de quelques persuadés d'eux-mêmes ),je t'offre en prime l'idée d'entamer une recherche personnelle approfondie afin de prendre à bras-le-corps ta responsabilité d'être vivant plus ou moins conscient. Avec, comme cadeau de bienvenue dans l'univers du signifiant clairement signifié et compris, un indice de base :
Ouvre ton coeur et ta tête en même temps !
Bon voyage!
dimanche 10 mai 2009
Bouillante, glacée ou toute en nuance
Il est parfois bon de s'arrêter sur un livre ou deux qui éclairent l'époque que l'on vit sous un angle plus nuancé, plus précis, offrant un autre goût que celui de cette réalité assénée tous les jours par des médias devenus commerçants du scandale, de la souffrance, de l'horreur ou du dérisoire...
Je viens de lire " Rapporteur de guerre" de Patrick Chauvel. J'avais lu il y a de ça quelque temps "Sky", récit très fort des mois qu'il passa accroché à une patrouille de jungle, une unité d'élite pendant la guerre du Vietnam avec à sa tête cet indien des plaines devenu guerrier pour l'Oncle Sam...
Je lui dit d'abord merci. Merci pour tous les risques encourus dans le seul but de nous offrir un témoignage vrai, pas un récit édulcoré et politiquement correct. Des images fortes, des photos avec en prime les paroles de leur auteur c'est mieux que tous les journaux du monde parce que lui, il y était. Sur le terrain, dans la boue et la souffrance partagée, sans autre parti-pris que celui d'être un témoin aussi impartial que possible. Témoin des passions humaines,témoin pour les victimes de quelques hommes de pouvoir, de décideurs lovés dans leur confort, témoin de la haine exacerbée par le désespoir...
Il nous rappelle, sur le terrain, l'attitude éthique de ces grands anciens dont Joseph Kessel est l'archétype au niveau du reportage écrit.
Comment, après de tels témoignages regarder un journal télé de la même manière ?... Lire un journal en sachant que la désinformation fait partie du paysage par nature, par passion politique ou simplement pour satisfaire les lecteurs ?
Avec ce temps on oublie la vie... On vit par procuration, on se fait fabriquer des idées, des goûts, des modes de vie par voie télévisuelle ou autre.
Liberté, tu n'as jamais été aussi loin des hommes alors même que les pays dits démocratiques défendent le contraire.
Cruelle ironie, absurde mais logique après des siècles d'erreurs...
Pour en dire plus j'attendrai que mon humeur soit au beau fixe afin de ne pas moi-même me laisser embarquer dans une passion de révolté.
Je retourne à ma musique en pensant à vous, mes contemporains de toute race et de tous pays...
Je viens de lire " Rapporteur de guerre" de Patrick Chauvel. J'avais lu il y a de ça quelque temps "Sky", récit très fort des mois qu'il passa accroché à une patrouille de jungle, une unité d'élite pendant la guerre du Vietnam avec à sa tête cet indien des plaines devenu guerrier pour l'Oncle Sam...
Je lui dit d'abord merci. Merci pour tous les risques encourus dans le seul but de nous offrir un témoignage vrai, pas un récit édulcoré et politiquement correct. Des images fortes, des photos avec en prime les paroles de leur auteur c'est mieux que tous les journaux du monde parce que lui, il y était. Sur le terrain, dans la boue et la souffrance partagée, sans autre parti-pris que celui d'être un témoin aussi impartial que possible. Témoin des passions humaines,témoin pour les victimes de quelques hommes de pouvoir, de décideurs lovés dans leur confort, témoin de la haine exacerbée par le désespoir...
Il nous rappelle, sur le terrain, l'attitude éthique de ces grands anciens dont Joseph Kessel est l'archétype au niveau du reportage écrit.
Comment, après de tels témoignages regarder un journal télé de la même manière ?... Lire un journal en sachant que la désinformation fait partie du paysage par nature, par passion politique ou simplement pour satisfaire les lecteurs ?
Avec ce temps on oublie la vie... On vit par procuration, on se fait fabriquer des idées, des goûts, des modes de vie par voie télévisuelle ou autre.
Liberté, tu n'as jamais été aussi loin des hommes alors même que les pays dits démocratiques défendent le contraire.
Cruelle ironie, absurde mais logique après des siècles d'erreurs...
Pour en dire plus j'attendrai que mon humeur soit au beau fixe afin de ne pas moi-même me laisser embarquer dans une passion de révolté.
Je retourne à ma musique en pensant à vous, mes contemporains de toute race et de tous pays...
mercredi 22 avril 2009
Ô musique, son du tréfonds des cieux
C'est en écoutant ce soir David Helfgott interpréter le concerto n° 3 de Rachmaninov que la mémoire m'est revenue... L'Allemagne, Düsseldorf, été 1970, une famille teutonne accueillante après un passage en Corse. Je suis encore ébloui par les beautés des falaises rouges entre Ajaccio et Calvi et plus encore par ce qui venait de m'arriver en Provence près d'un port de plaisance qui se révéla être la porte du ciel que j'avais toujours guettée...
C'est là, tout près de Düsseldorf que j'entendis enfin pour la première fois Le concerto, que je communiai avec ces accents venus du fond de l'âme russe, force propulsante au-delà des décors trop fabriqués du monde dans lequel j'avais échoué depuis ma naissance....
Ce fut là que la poésie de toute chose me prit dans ses bras invisibles, malgré ou avec l'aide de deux comparses italiens, errants comme moi dans ce pays dont nous voulions intégrer la langue...Nous communiquions en anglais, ils m'apprirent toutes sortes de jurons en italien et nous ingurgitâmes avec joie force pizzas dans la vieille ville peuplée de germains...
Depuis ce jour, plus ou moins consciemment, je suis le cours de ma folie, de ma soif de beauté, de pureté et d'amour...Pas ces "clichés", ainsi que les nomment certains de mes contemporains osant ternir ces vocables par la veule moquerie que seuls les couards connaissent...
Pas de peur donc, ma poitrine ouverte, blessée, mille fois saignante et l'humour toujours sauf camarade, selon l'esprit guerrier légué par les hommes vrais, bien au delà de ces hominidés fragiles dont on voudrait nous offrir la parenté, ha ha ha...
David Helfgott joue encore les derniers accents en ce moment même, lui qui côtoya les abysses de la folie...Quelle est cette force transparente qui nous noie dans le ciel ?
C'est là, tout près de Düsseldorf que j'entendis enfin pour la première fois Le concerto, que je communiai avec ces accents venus du fond de l'âme russe, force propulsante au-delà des décors trop fabriqués du monde dans lequel j'avais échoué depuis ma naissance....
Ce fut là que la poésie de toute chose me prit dans ses bras invisibles, malgré ou avec l'aide de deux comparses italiens, errants comme moi dans ce pays dont nous voulions intégrer la langue...Nous communiquions en anglais, ils m'apprirent toutes sortes de jurons en italien et nous ingurgitâmes avec joie force pizzas dans la vieille ville peuplée de germains...
Depuis ce jour, plus ou moins consciemment, je suis le cours de ma folie, de ma soif de beauté, de pureté et d'amour...Pas ces "clichés", ainsi que les nomment certains de mes contemporains osant ternir ces vocables par la veule moquerie que seuls les couards connaissent...
Pas de peur donc, ma poitrine ouverte, blessée, mille fois saignante et l'humour toujours sauf camarade, selon l'esprit guerrier légué par les hommes vrais, bien au delà de ces hominidés fragiles dont on voudrait nous offrir la parenté, ha ha ha...
David Helfgott joue encore les derniers accents en ce moment même, lui qui côtoya les abysses de la folie...Quelle est cette force transparente qui nous noie dans le ciel ?
lundi 13 avril 2009
Le calme, la vision et la vie
Il existe parfois des enchaînements d'instants où l'on pourrait croire que tout est possible.
Mais seul un langage exprimé sans le moindre artifice peut tenter d'offrir, par le biais de cette magie au-delà des concepts de ce bienheureux cerveau, cette liberté où l'espace et le temps disparaissent comme un couple uni dans un parfait orgasme dépassant cette dualité homme-femme cause de tant de malentendus...
Une chambre sous les toits, un homme allongé sur son lit, relax...
Des images sur un mur, il rêve en toute conscience du temps passé, du présent douteux et de l'avenir inconnu. Il rêve de ces Grands Êtres qui passent inaperçus alors que leur présence s'étend partout depuis toujours. Puis il voit que le temps peut s'étendre lui aussi, se détendre même et embrasser l'espace infini, que chaque instant de vie ne meurt jamais malgré les corps qui semblent disparaître.
Ces corps n'auraient-ils pas une place trop lourde dans la vie qui s'exprime partout ?
Pendant quelques nanosecondes, ici et là, il a l'intuition de cet ensemble qui ne peut tenir dans la vision d'un homme à moins que cet homme se dissolve dans la vision elle-même, plus vaste...
Alors il comprend que l'amour n'est pas un vain mot : il est seulement très incomplet dans l'esprit des hommes et des femmes, mélangé aux distorsions égocentrées générées à cause de corps trop lourds, même maigres....
Reste "la musique du silence" du copain Leo qui aimait son chimpanzé.
Mais seul un langage exprimé sans le moindre artifice peut tenter d'offrir, par le biais de cette magie au-delà des concepts de ce bienheureux cerveau, cette liberté où l'espace et le temps disparaissent comme un couple uni dans un parfait orgasme dépassant cette dualité homme-femme cause de tant de malentendus...
Une chambre sous les toits, un homme allongé sur son lit, relax...
Des images sur un mur, il rêve en toute conscience du temps passé, du présent douteux et de l'avenir inconnu. Il rêve de ces Grands Êtres qui passent inaperçus alors que leur présence s'étend partout depuis toujours. Puis il voit que le temps peut s'étendre lui aussi, se détendre même et embrasser l'espace infini, que chaque instant de vie ne meurt jamais malgré les corps qui semblent disparaître.
Ces corps n'auraient-ils pas une place trop lourde dans la vie qui s'exprime partout ?
Pendant quelques nanosecondes, ici et là, il a l'intuition de cet ensemble qui ne peut tenir dans la vision d'un homme à moins que cet homme se dissolve dans la vision elle-même, plus vaste...
Alors il comprend que l'amour n'est pas un vain mot : il est seulement très incomplet dans l'esprit des hommes et des femmes, mélangé aux distorsions égocentrées générées à cause de corps trop lourds, même maigres....
Reste "la musique du silence" du copain Leo qui aimait son chimpanzé.
lundi 2 mars 2009
visions factices jusqu'à la beauté
Arpentant les trottoirs de la cité j'eus la sagacité de me taire un instant
Ce ne furent ni le clown ni l'intello de bas étage qui émergèrent
Ce fut le poète
Entre les braillements et les regards avides, blasés, fatigués de vivre
Ce furent les milliers de souffles inconscients, balayant les murs et les néons
Qui battirent le tempo de la promenade
Au peuple des esclaves je remet mes pensées chaudes d'amour volatil
Les décors curieux, initiant les cauchemars de plus d'un
Disparurent un instant dans les ronronnements de la mégapole
Il fut possible alors de s'apercevoir
Que le ciel entier baigne toute chose
Cela suffit amplement
Ce ne furent ni le clown ni l'intello de bas étage qui émergèrent
Ce fut le poète
Entre les braillements et les regards avides, blasés, fatigués de vivre
Ce furent les milliers de souffles inconscients, balayant les murs et les néons
Qui battirent le tempo de la promenade
Au peuple des esclaves je remet mes pensées chaudes d'amour volatil
Les décors curieux, initiant les cauchemars de plus d'un
Disparurent un instant dans les ronronnements de la mégapole
Il fut possible alors de s'apercevoir
Que le ciel entier baigne toute chose
Cela suffit amplement
samedi 28 février 2009
Cartes sur table
Géopolitique, mot clé, mot magique, escroquerie majeure du 20° siècle, passage inaperçu parmi les troupeaux avachis composant les nations de ce monde. Tout est là pour distraire : guerres, soi-disants idéaux à défendre, horreurs bien commodes, comme si l'histoire avait effacé les mémoires collectives depuis l'aube des temps...
Tel un animal acculé face au chasseur féroce, l'être - celui que l'on appelle humain puisqu'il faut bien nommer les choses - est subitement distrait dès que son environnement immédiat est menacé. Tout est oublié d'un coup, voilà l'économie du jour, la ration quotidienne... et quelques caciques de l'instant, monstres ou sauveurs, croient diriger la danse : quelle rigolade...
Ce monde ressemble à un désert dont les habitants auraient perdu toute sagesse naturelle. Loin de nous les hommes bleus économes de leur soif, au pas lent et au geste sûr, la pierre contre le ventre pour tenir la faim...
Le désir éclate, la peur ronge, la bêtise règne en maîtresse et se fait passer pour une reine pleine de malignité, et cette peur idiote engendre des haines bien faciles tellement le désir de confort joue les anesthésiques...
Ô sinistre tableau pourtant véritable, tu me fais penser à une oeuvre de Jérôme Bosch qui dans l'horreur avait quand-même ce putain d'humour qui sauve le monde...
Le monde n'en peut plus de jouets, jamais communion entre les hommes fût autant absente en ces temps de communication dont la perversité n'échappera pas à celui qui, libre de toute chose au monde, sait reconnaître ce qui est authentique de ce qui ne l'est pas. Par authentique s'entend un peu de fraîcheur d'esprit, de lucidité, d'intelligence, d'amour vrai ( celui qui donne, donne et donne encore ), d'écoute, oui, d'écoute bordel, la vraie, celle qui prouve qu'il existe de la vie et que certains vivants sont capables de s'oublier un instant pour s'intéresser à autre chose qu'à leur propre misère...
Ah oui, on parlait de géopolitique de mon cul, éternel problème nous ramenant au despotisme éclairé de ces braves du 18° arrondissement ( pour arrondir les angles qu'ils croyaient gommer, pauvres philosophes de mes deux : sincères sans doute, mais...).
Voilà, nous y sommes. Et lorsqu'il faut nommer un chat un chat, l'exercice devient périlleux puisque nous sommes cernés par cette connerie rabelaisienne-panurgienne à laquelle peu d'entre nous échappent.
Oui, je sais que dans cette satire gratuite je reste vague mais je m'en explique, c'est pour donner du mou à la corde qui peut soit nous pendre soit nous sauver de la noyade idiote : aux lucides de choisir. Dans lucide il y a lumière, luz en castillan latin, nous sommes nés libres nonobstant la déclaration des droits de ducon bien inutile et totalement hypocrite. Il faut vraiment avoir tout oublié pour jouer à ça : tout est là depuis toujours et il y a encore des pervers qui veulent s'en mêler ! ....
Camarade, je ne suis pas anar et politiquement incorrect pour rien !
Tel un animal acculé face au chasseur féroce, l'être - celui que l'on appelle humain puisqu'il faut bien nommer les choses - est subitement distrait dès que son environnement immédiat est menacé. Tout est oublié d'un coup, voilà l'économie du jour, la ration quotidienne... et quelques caciques de l'instant, monstres ou sauveurs, croient diriger la danse : quelle rigolade...
Ce monde ressemble à un désert dont les habitants auraient perdu toute sagesse naturelle. Loin de nous les hommes bleus économes de leur soif, au pas lent et au geste sûr, la pierre contre le ventre pour tenir la faim...
Le désir éclate, la peur ronge, la bêtise règne en maîtresse et se fait passer pour une reine pleine de malignité, et cette peur idiote engendre des haines bien faciles tellement le désir de confort joue les anesthésiques...
Ô sinistre tableau pourtant véritable, tu me fais penser à une oeuvre de Jérôme Bosch qui dans l'horreur avait quand-même ce putain d'humour qui sauve le monde...
Le monde n'en peut plus de jouets, jamais communion entre les hommes fût autant absente en ces temps de communication dont la perversité n'échappera pas à celui qui, libre de toute chose au monde, sait reconnaître ce qui est authentique de ce qui ne l'est pas. Par authentique s'entend un peu de fraîcheur d'esprit, de lucidité, d'intelligence, d'amour vrai ( celui qui donne, donne et donne encore ), d'écoute, oui, d'écoute bordel, la vraie, celle qui prouve qu'il existe de la vie et que certains vivants sont capables de s'oublier un instant pour s'intéresser à autre chose qu'à leur propre misère...
Ah oui, on parlait de géopolitique de mon cul, éternel problème nous ramenant au despotisme éclairé de ces braves du 18° arrondissement ( pour arrondir les angles qu'ils croyaient gommer, pauvres philosophes de mes deux : sincères sans doute, mais...).
Voilà, nous y sommes. Et lorsqu'il faut nommer un chat un chat, l'exercice devient périlleux puisque nous sommes cernés par cette connerie rabelaisienne-panurgienne à laquelle peu d'entre nous échappent.
Oui, je sais que dans cette satire gratuite je reste vague mais je m'en explique, c'est pour donner du mou à la corde qui peut soit nous pendre soit nous sauver de la noyade idiote : aux lucides de choisir. Dans lucide il y a lumière, luz en castillan latin, nous sommes nés libres nonobstant la déclaration des droits de ducon bien inutile et totalement hypocrite. Il faut vraiment avoir tout oublié pour jouer à ça : tout est là depuis toujours et il y a encore des pervers qui veulent s'en mêler ! ....
Camarade, je ne suis pas anar et politiquement incorrect pour rien !
mercredi 25 février 2009
Premier jour
Célébration des nobles ruminants sur tous les continents de la planète bleue avant l’entrée de plain-pied dans l’année du buffle de terre et je pense à Sitting Bull, guerrier et shaman, visionnaire intact, dernier témoin profond d’une nation composée de tribus, la plus belle harmonie réussie par l’homme face aux mégapoles-cimetières explosant à chaque seconde dans le désir et l’aversion multipliés à l’infini. Perversion quotidienne passée dans l’inconscient, esclavage même plus consenti puisque la lucidité s’en est allée depuis longtemps déjà. Il reste le regard des rares hommes libres, cachés parmi la masse, lumières silencieuses agissant sans agir dans la beauté du secret.
dimanche 15 février 2009
Les méandres de l'imposture
Que ce cerveau soit complexe nous le savions depuis un certain temps.
Seulement voilà, les théories le concernant, même évoluant, sont ennuyeuses. Ce ne sont qu' explications mécaniques très extérieures donc insuffisantes.
De cet ennui plongeons instantanément dans le vécu de l'expérience, bien au-delà des travaux de labo utilisons pour une fois nos capacités encore intactes.......peut-être.
Le passé du bipède sapiens nous a offert de nombreuses formes d'éthique parfois sous le couvert de religions ( souvent astreignantes et infligées ), tout cela pour afficher une certaine harmonie entre les hommes, leur permettre de dépasser plus ou moins leurs peurs viscérales et les remplaçant souvent par d'autres afin de créer une sorte d'enthalpie sociale, une homogénéité de groupe. Basique survie.
Hélas il est clair que les leçons du passé ne servent à rien, les mêmes erreurs sont toujours commises sous d'autres formes comme si elles pouvaient être trompeuses.
Par erreur s'entend, par exemple, douleur infligée par un certain nombre de bipèdes à d'autres, une négation de l'harmonie précitée en quelque sorte.
On peut faire dire n'importe quoi à n'importe qui, surtout dans une société où l'information pullule grâce à de nouvelles technologies axées sur les phénomènes plutôt que sur la valeur de ce que nous pourrions appeler "esprit", terme vague à l'extrême mais le seul, en français, qui puisse encore donner - de manière conceptuelle au moins - accès à nos informations très profondes, personnelles et donc collectives.
Assez joué donc. Rien ne peut être prouvé même avec ce que l'on nomme "tangible".
Tout, comme toujours, n'est qu'une lutte de pouvoir déguisée sous diverses formes.
Pouvoir de soit-disant intelligences, sciences, politiques, religiosités, de soi-disant dirigeants politiques, religieux ou autres.
Assez donc.
D'autant plus qu'avec l'explosion des populations, des cités et des industries tout part en folie ingérable. il suffit d'être un observateur sans complexes et surtout sans parti pris.
Les systèmes mis en place au cours du temps favorisent-ils la vie de ce pauvre sapiens égaré sous les étoiles ?
En ce qui me concerne, les doutes sont puissants.
C'est pourquoi j'ai choisi la poésie et l'anarchisme spirituel, termes qui pour moi signifient liberté de l'esprit, ouverture à la beauté et à l'amour authentiques pour autant que ces mots puissent définir une vision partagée.Ce n'est pas évident.
Le langage est la plus malléable des choses et une des seules qui permette la communication. Ce n'est donc pas si simple pour des êtres aux circuits neuroniques si nombreux.
Mon esprit est totalement secret, sa valeur est indicible et je partage cette merveille avec tout ce qui vit sans qu'il n'y paraisse. Il y a, c'est un vrai paradoxe, de quoi se sentir un peu seul parfois.
Donc poésie, offrande silencieuse ou musicale, tout face au lourd ennui de l'imposture qu'il faut pourtant bien faire semblant d'intégrer, solidarité oblige...Ou politesse teintée d'un humour penché, peut-être triste.
Seulement voilà, les théories le concernant, même évoluant, sont ennuyeuses. Ce ne sont qu' explications mécaniques très extérieures donc insuffisantes.
De cet ennui plongeons instantanément dans le vécu de l'expérience, bien au-delà des travaux de labo utilisons pour une fois nos capacités encore intactes.......peut-être.
Le passé du bipède sapiens nous a offert de nombreuses formes d'éthique parfois sous le couvert de religions ( souvent astreignantes et infligées ), tout cela pour afficher une certaine harmonie entre les hommes, leur permettre de dépasser plus ou moins leurs peurs viscérales et les remplaçant souvent par d'autres afin de créer une sorte d'enthalpie sociale, une homogénéité de groupe. Basique survie.
Hélas il est clair que les leçons du passé ne servent à rien, les mêmes erreurs sont toujours commises sous d'autres formes comme si elles pouvaient être trompeuses.
Par erreur s'entend, par exemple, douleur infligée par un certain nombre de bipèdes à d'autres, une négation de l'harmonie précitée en quelque sorte.
On peut faire dire n'importe quoi à n'importe qui, surtout dans une société où l'information pullule grâce à de nouvelles technologies axées sur les phénomènes plutôt que sur la valeur de ce que nous pourrions appeler "esprit", terme vague à l'extrême mais le seul, en français, qui puisse encore donner - de manière conceptuelle au moins - accès à nos informations très profondes, personnelles et donc collectives.
Assez joué donc. Rien ne peut être prouvé même avec ce que l'on nomme "tangible".
Tout, comme toujours, n'est qu'une lutte de pouvoir déguisée sous diverses formes.
Pouvoir de soit-disant intelligences, sciences, politiques, religiosités, de soi-disant dirigeants politiques, religieux ou autres.
Assez donc.
D'autant plus qu'avec l'explosion des populations, des cités et des industries tout part en folie ingérable. il suffit d'être un observateur sans complexes et surtout sans parti pris.
Les systèmes mis en place au cours du temps favorisent-ils la vie de ce pauvre sapiens égaré sous les étoiles ?
En ce qui me concerne, les doutes sont puissants.
C'est pourquoi j'ai choisi la poésie et l'anarchisme spirituel, termes qui pour moi signifient liberté de l'esprit, ouverture à la beauté et à l'amour authentiques pour autant que ces mots puissent définir une vision partagée.Ce n'est pas évident.
Le langage est la plus malléable des choses et une des seules qui permette la communication. Ce n'est donc pas si simple pour des êtres aux circuits neuroniques si nombreux.
Mon esprit est totalement secret, sa valeur est indicible et je partage cette merveille avec tout ce qui vit sans qu'il n'y paraisse. Il y a, c'est un vrai paradoxe, de quoi se sentir un peu seul parfois.
Donc poésie, offrande silencieuse ou musicale, tout face au lourd ennui de l'imposture qu'il faut pourtant bien faire semblant d'intégrer, solidarité oblige...Ou politesse teintée d'un humour penché, peut-être triste.
lundi 22 décembre 2008
Fréquence immédiate
Un beau jour, dans le métro parisien, calé sur ton siège face au moine
Tu regardais nonchalamment alentour, plus ou moins gêné.
C'était il y a quelques décades mais c'est aussi tout de suite, curieusement.
D'un seul coup, d'un seul, tu captes une fréquence pas du tout habituelle
Et pourtant tu ne te sens pas étranger à la chose mais émerveillé et heureux.
On dirait qu'un OVNI atterrit ou quelque chose de ce style,
Que le cœur d'une centrale atomique fait irruption dans le wagon
Tout cela dans le feutré, en silence...
La source, c'est le moine dont le regard, tel un rayon laser, scanne l'intérieur du même wagon,
Se posant sur les passagers passifs, totalement inconscients du phénomène.
Toi, tu viens d'être témoin d'une magie qui n'existe plus depuis longtemps.
Même au cinéma on ne peut rendre une telle force, parce qu'elle est tout simplement authentique, c'est le cœur de l'univers, l'essence de la galaxie, le mouvement du temps et de l'espace, que sais-je, c'est difficile à exprimer....
Aujourd'hui tu te rapproches et tu commences même à brûler, voilà qui peut être enivrant. Seulement, tu le sais, l'ivresse n'a rien à voir avec tout cela. Il s'agit de forces présentes depuis toujours qui ne demandent qu'à parler, se manifester. Et c'est beaucoup de travail, beaucoup beaucoup.
Il y a aussi la trouille, ce n'est pas un film à l'américaine fait pour que les poils se hérissent ni un cimetière sauvage la nuit, quoique...
Cette trouille, tu l'a vu clairement, représente la réalité que tu dois absorber de tout ton être, seulement pour commencer...Ha ha ha...Quelle beauté vivante que l'esprit qui voyage...
Pas de fin, pas de commencement. C'est rafraîchissant comme la rosée du millième matin.
Tu regardais nonchalamment alentour, plus ou moins gêné.
C'était il y a quelques décades mais c'est aussi tout de suite, curieusement.
D'un seul coup, d'un seul, tu captes une fréquence pas du tout habituelle
Et pourtant tu ne te sens pas étranger à la chose mais émerveillé et heureux.
On dirait qu'un OVNI atterrit ou quelque chose de ce style,
Que le cœur d'une centrale atomique fait irruption dans le wagon
Tout cela dans le feutré, en silence...
La source, c'est le moine dont le regard, tel un rayon laser, scanne l'intérieur du même wagon,
Se posant sur les passagers passifs, totalement inconscients du phénomène.
Toi, tu viens d'être témoin d'une magie qui n'existe plus depuis longtemps.
Même au cinéma on ne peut rendre une telle force, parce qu'elle est tout simplement authentique, c'est le cœur de l'univers, l'essence de la galaxie, le mouvement du temps et de l'espace, que sais-je, c'est difficile à exprimer....
Aujourd'hui tu te rapproches et tu commences même à brûler, voilà qui peut être enivrant. Seulement, tu le sais, l'ivresse n'a rien à voir avec tout cela. Il s'agit de forces présentes depuis toujours qui ne demandent qu'à parler, se manifester. Et c'est beaucoup de travail, beaucoup beaucoup.
Il y a aussi la trouille, ce n'est pas un film à l'américaine fait pour que les poils se hérissent ni un cimetière sauvage la nuit, quoique...
Cette trouille, tu l'a vu clairement, représente la réalité que tu dois absorber de tout ton être, seulement pour commencer...Ha ha ha...Quelle beauté vivante que l'esprit qui voyage...
Pas de fin, pas de commencement. C'est rafraîchissant comme la rosée du millième matin.
lundi 15 septembre 2008
Tout oublier jusqu'à la mémoire absolue
À force de balades en tous genres, la lassitude du déjà-vu s'installe, inexorable. Ce n'est pourtant que l'endormissement de ce que l'on nomme «esprit» sans idée précise, le plus souvent, du sens de ce dernier vocable.
L'attention et l'intérêt se relâchent ensemble jusqu'à l'apparition d' un nouvel humain blasé, mécanisme classique lorsque les émotions se calment par seule usure.
Tout ça manque de fraîcheur, diable, c'est la naissance de la vieillesse, la mauvaise, celle qui, un jour ou l'autre, muera en gâtisme.
Pour le promeneur professionnel voilà un rude piège qui exige en contrepartie une double discipline : l'exercice permanent de l'attention en toute chose et l'épanouissement de l'âme poète jusqu'à la dimension du ciel.
Pas si simple face à la violence, la misère, l'apathie, la routine, la grossièreté, la barbarie, le fanatisme, l'âpreté au gain ou au pouvoir, l'attachement imbécile et partial à toutes sortes de choses....La liste est longue des aberrations humaines passées dans la corbeille fatale du sens commun, de l'acceptation par faiblesse, par peur ou par habitude.
Je résume follement mais avec la certitude de pouvoir être facilement compris par au moins quelques péquins de ma race.
Maintenant, qu'est-ce que l'âme poète ? En tout cas selon ma vue bien sûr, cette vue, résultat du legs des multiples cultures de tout un monde ancien, dans son entièreté, mâtiné de mes propres fantasmes, ce que j'appellerai mon originalité propre.
Graine d'anarchiste balloté dans l'histoire et dans les évènements de cette époque, ma petite existence broussailleuse est mariée à la beauté, à l'amour le plus pur, à l'amitié, aux nourritures terrestres comme à celles de l'espace infini qui nous baigne, nous, pauvres fêtus inconscients accrochés à toutes les formes de drogue.
Eh oui, nous sommes perdus et ce ne sont pas les dérisoires certitudes de cette vie très courte qui font rempart lorsque nous sommes face aux abysses, à l'abîme que nous voulons absolument baptiser d' un nom rassurant pour encore essayer de nous agripper à quelque chose ....
Ma poésie est donc libre, sans aucun souci du lendemain ni de l'hier ni même du présent fugace. Elle est libre et à l'aise dans le passé, le futur, le présent, tout ce que vous voulez nommer. Elle s'exprime avec chaleur, sans mélancolie mais parfois avec un zeste de nostalgie. Parfois aussi avec ardeur envers ce que je dénonce en tant que connerie. Normal quand même. Mes arrogances sont sans complexes. C'est aussi pour ça, peut-être, que je ne suis qu'un anar louvoyant dans les méandres de ce que j'appelle, dans le meilleur des cas, une douce schizophrénie collective.
Aussi, camarade, comme tu peux t'en apercevoir, le terrain est miné.
Le seul espoir - et celui-là c'est pour tout le monde - qui pourrait nous sortir de ce rêve fumeux, serait de tout oublier. Pas comme un lavage de cerveaux ( d'ailleurs est-ce que ça se lave une cervelle ? À part avant de la cuisiner à la poêle veux-je dire ) mais plutôt comme une profonde détente sous un ciel riche de vie, nous laissant naître enfin à la totalité de ce que nous sommes.
Point.
L'attention et l'intérêt se relâchent ensemble jusqu'à l'apparition d' un nouvel humain blasé, mécanisme classique lorsque les émotions se calment par seule usure.
Tout ça manque de fraîcheur, diable, c'est la naissance de la vieillesse, la mauvaise, celle qui, un jour ou l'autre, muera en gâtisme.
Pour le promeneur professionnel voilà un rude piège qui exige en contrepartie une double discipline : l'exercice permanent de l'attention en toute chose et l'épanouissement de l'âme poète jusqu'à la dimension du ciel.
Pas si simple face à la violence, la misère, l'apathie, la routine, la grossièreté, la barbarie, le fanatisme, l'âpreté au gain ou au pouvoir, l'attachement imbécile et partial à toutes sortes de choses....La liste est longue des aberrations humaines passées dans la corbeille fatale du sens commun, de l'acceptation par faiblesse, par peur ou par habitude.
Je résume follement mais avec la certitude de pouvoir être facilement compris par au moins quelques péquins de ma race.
Maintenant, qu'est-ce que l'âme poète ? En tout cas selon ma vue bien sûr, cette vue, résultat du legs des multiples cultures de tout un monde ancien, dans son entièreté, mâtiné de mes propres fantasmes, ce que j'appellerai mon originalité propre.
Graine d'anarchiste balloté dans l'histoire et dans les évènements de cette époque, ma petite existence broussailleuse est mariée à la beauté, à l'amour le plus pur, à l'amitié, aux nourritures terrestres comme à celles de l'espace infini qui nous baigne, nous, pauvres fêtus inconscients accrochés à toutes les formes de drogue.
Eh oui, nous sommes perdus et ce ne sont pas les dérisoires certitudes de cette vie très courte qui font rempart lorsque nous sommes face aux abysses, à l'abîme que nous voulons absolument baptiser d' un nom rassurant pour encore essayer de nous agripper à quelque chose ....
Ma poésie est donc libre, sans aucun souci du lendemain ni de l'hier ni même du présent fugace. Elle est libre et à l'aise dans le passé, le futur, le présent, tout ce que vous voulez nommer. Elle s'exprime avec chaleur, sans mélancolie mais parfois avec un zeste de nostalgie. Parfois aussi avec ardeur envers ce que je dénonce en tant que connerie. Normal quand même. Mes arrogances sont sans complexes. C'est aussi pour ça, peut-être, que je ne suis qu'un anar louvoyant dans les méandres de ce que j'appelle, dans le meilleur des cas, une douce schizophrénie collective.
Aussi, camarade, comme tu peux t'en apercevoir, le terrain est miné.
Le seul espoir - et celui-là c'est pour tout le monde - qui pourrait nous sortir de ce rêve fumeux, serait de tout oublier. Pas comme un lavage de cerveaux ( d'ailleurs est-ce que ça se lave une cervelle ? À part avant de la cuisiner à la poêle veux-je dire ) mais plutôt comme une profonde détente sous un ciel riche de vie, nous laissant naître enfin à la totalité de ce que nous sommes.
Point.
lundi 18 août 2008
Blabla
Le mystère reste entier pour celui qui cherche
Tout est clair lorsque l'on jouit du moindre éclat
Et quand le ciel nous sourit et nous tend la perche
Rien ne sert de courir si on sait être là
Tout est clair lorsque l'on jouit du moindre éclat
Et quand le ciel nous sourit et nous tend la perche
Rien ne sert de courir si on sait être là
lundi 4 août 2008
Un égoïste lucide
L'errance ou le voyage ? Belle nuance...
Je leur préfère la promenade, à la fois plus sereine et plus élégante
Sans parti pris, sans but réel - sauf peut-être le prétexte d'une bonne digestion.
Elle est une activité plutôt contemplative, c'est à dire lorsque l'esprit, ouvert à tout ce qui se présente, regarde avec une certaine bienveillance passive les mouvements extérieurs de la vie.
C'est dit. Je me nomme promeneur de l'existence ( en gardant mes réflexes intacts bien sûr, on ne sait jamais...), l'attention en veille, bien aiguisée, afin de profiter de tout comme d'un film « Art et essai » à peine plus passionnant qu'une mise en scène d' Éric Rohmer ou d'Alain Resnais ( rappelez-vous : « L'année dernière à Marienbad ». En ce qui me concerne j'ai failli piquer une crise de folie schizophrène au tiers du film ).
Que ces deux vénérables auteurs pluri-couronnés pour la maîtrise de leur art veuillent bien excuser mes allusions peu aimables mais je dois convenir que leur cinéma ne me convient pas. Ha ha.
Donc, promenade et promeneur : profession, vocation, métier, activité non lucrative emblème de la célébration de tout ce qui est vivant par un humain ordinarissime.
Mais, me diriez-vous peut-être avec un brin de bon sens, il faut se nourrir, se vêtir, se protéger de la chaleur comme du froid, voire tendre la main aux malheureux croisés sur notre route.
Oui.
Cela fait partie de ce monde de dupes où les promeneurs ne sont acceptés que le Dimanche après-midi, en famille avec le chien, les gosses et grand-maman.
Tant il a été construit de décors multiples ajoutés à la nature simple des choses que nous sommes encagés dans un rêve compliqué où la distraction - qui n'a rien à voir avec la vue tranquille de l'existence en direct - règne en maîtresse.
Maisons, Immeubles, Cités, bitume, technologie en remplacement des «Jeux du Cirque » et de la rivière toute proche offrant son eau pure.
Innombrables activités inventées par le temps, à la dimension de ce décor envahissant.
Alors ?... En tant que promeneur, dissident secret ( je dois bien faire semblant de jouer comme tout le monde ), j'ai décidé de continuer la promenade, farouche, insistant, déterminé, jusqu'à la dissolution finale dans une goutte de pluie de printemps ou dans la feuille d'automne planant en spirales dans l'air pollué de la ville...
Je leur préfère la promenade, à la fois plus sereine et plus élégante
Sans parti pris, sans but réel - sauf peut-être le prétexte d'une bonne digestion.
Elle est une activité plutôt contemplative, c'est à dire lorsque l'esprit, ouvert à tout ce qui se présente, regarde avec une certaine bienveillance passive les mouvements extérieurs de la vie.
C'est dit. Je me nomme promeneur de l'existence ( en gardant mes réflexes intacts bien sûr, on ne sait jamais...), l'attention en veille, bien aiguisée, afin de profiter de tout comme d'un film « Art et essai » à peine plus passionnant qu'une mise en scène d' Éric Rohmer ou d'Alain Resnais ( rappelez-vous : « L'année dernière à Marienbad ». En ce qui me concerne j'ai failli piquer une crise de folie schizophrène au tiers du film ).
Que ces deux vénérables auteurs pluri-couronnés pour la maîtrise de leur art veuillent bien excuser mes allusions peu aimables mais je dois convenir que leur cinéma ne me convient pas. Ha ha.
Donc, promenade et promeneur : profession, vocation, métier, activité non lucrative emblème de la célébration de tout ce qui est vivant par un humain ordinarissime.
Mais, me diriez-vous peut-être avec un brin de bon sens, il faut se nourrir, se vêtir, se protéger de la chaleur comme du froid, voire tendre la main aux malheureux croisés sur notre route.
Oui.
Cela fait partie de ce monde de dupes où les promeneurs ne sont acceptés que le Dimanche après-midi, en famille avec le chien, les gosses et grand-maman.
Tant il a été construit de décors multiples ajoutés à la nature simple des choses que nous sommes encagés dans un rêve compliqué où la distraction - qui n'a rien à voir avec la vue tranquille de l'existence en direct - règne en maîtresse.
Maisons, Immeubles, Cités, bitume, technologie en remplacement des «Jeux du Cirque » et de la rivière toute proche offrant son eau pure.
Innombrables activités inventées par le temps, à la dimension de ce décor envahissant.
Alors ?... En tant que promeneur, dissident secret ( je dois bien faire semblant de jouer comme tout le monde ), j'ai décidé de continuer la promenade, farouche, insistant, déterminé, jusqu'à la dissolution finale dans une goutte de pluie de printemps ou dans la feuille d'automne planant en spirales dans l'air pollué de la ville...
dimanche 27 juillet 2008
Tant qu'il est temps
La déconfiture ressemble à la confiture en tant que substance : ça dégouline, c'est collant, on est très mal à l'aise, empêtré que l'on est dans un tissu d'illusions dont nous sommes les architectes trop souvent inconscients.
Eh oui, les illusions débouchent, c'est classique, sur une déconfiture de l'esprit que l'on peut traduire en mille mots comme en un. Déception, douleur, peur, égarement et tutti quanti...
En outre, comme le dit mon ami catalan en dégustant au «porone» tout de cuir fabriqué son vin de pays, l'illusion commence on ne sait où et finit de la même manière, ceci dit selon la vue absolue de la chose, bien sûr.
On pourrait commencer par illustrer celà par le fameux «chagrin d'amour» qui mène parfois quelqu'un à des extrémités infernales.
Comment peut-on en arriver à se supprimer parce que la femme ou l'homme que l'on «aime», soi-disant, vous quitte pour quelqu'un d'autre ?...
Cela paraît absurde vu d'ici, hors contexte ( et le contexte fait tout, c'est lui la grande trame de nos confusions ) mais cette petite difficulté est arrivée à un grand nombre de personnes des deux sexes dans l'histoire humaine des amours déçues.
L'homme d'expérience parlera de recul pour relativiser la vie émotionnelle.
Évidemment, ce fameux recul ne permet plus de vivre une certaine intensité....De là à devenir amorphe il n'y a qu'un cheveu.
Alors que faire, comment vivre bien et vivre fort tout en comprenant et donc en évitant de se laisser piéger par une situation ?...Réponse de poète en un certain sens :
L'inextricable naît de nos propres fantasmes
La soif nous tient, esclaves languissants
Liés les uns aux autres en un vaste cortège
Nous nous infligeons nos rêves
Comme le tyran impose sa loi
À quand cette liberté d'aimer, cette danse, ce jeu, cette joie
Sans qu'une peur, une haine, une étriquée convoitise
Ne nous ballade, nous, les accrochés par le nez ?
Il suffit, je crois, d'un peu de bonté
Cette gratuité que tout le monde réclame sans jamais l'offrir.
Eh oui, les illusions débouchent, c'est classique, sur une déconfiture de l'esprit que l'on peut traduire en mille mots comme en un. Déception, douleur, peur, égarement et tutti quanti...
En outre, comme le dit mon ami catalan en dégustant au «porone» tout de cuir fabriqué son vin de pays, l'illusion commence on ne sait où et finit de la même manière, ceci dit selon la vue absolue de la chose, bien sûr.
On pourrait commencer par illustrer celà par le fameux «chagrin d'amour» qui mène parfois quelqu'un à des extrémités infernales.
Comment peut-on en arriver à se supprimer parce que la femme ou l'homme que l'on «aime», soi-disant, vous quitte pour quelqu'un d'autre ?...
Cela paraît absurde vu d'ici, hors contexte ( et le contexte fait tout, c'est lui la grande trame de nos confusions ) mais cette petite difficulté est arrivée à un grand nombre de personnes des deux sexes dans l'histoire humaine des amours déçues.
L'homme d'expérience parlera de recul pour relativiser la vie émotionnelle.
Évidemment, ce fameux recul ne permet plus de vivre une certaine intensité....De là à devenir amorphe il n'y a qu'un cheveu.
Alors que faire, comment vivre bien et vivre fort tout en comprenant et donc en évitant de se laisser piéger par une situation ?...Réponse de poète en un certain sens :
L'inextricable naît de nos propres fantasmes
La soif nous tient, esclaves languissants
Liés les uns aux autres en un vaste cortège
Nous nous infligeons nos rêves
Comme le tyran impose sa loi
À quand cette liberté d'aimer, cette danse, ce jeu, cette joie
Sans qu'une peur, une haine, une étriquée convoitise
Ne nous ballade, nous, les accrochés par le nez ?
Il suffit, je crois, d'un peu de bonté
Cette gratuité que tout le monde réclame sans jamais l'offrir.
mercredi 16 juillet 2008
Joseph ou Yossip
Oui, il est mort il y a 55 ans et je suis peut-être une de ses renaissances à ce bon vieux camarade, honni par l'Occident chrétien et hypocrite, tueur de millions de gens. Je parle encore de Joseph bien sûr, auquel le coeur de millions de russes est resté fidèle et vous savez pourquoi ? Parce que le peuple - ou la conscience populaire - ne se trompe jamais. Le fameux peuple ignorant sait, lui, qu'il existe des causes et des conséquences. L'âme russe est ainsi faite que même dans l'horreur elle voit. Elle voit clair. Pas de boucs émissaires, la simple humilité et la dévotion au petit père des peuples. Pas plus ni moins qu'envers Ivan, ce terrible qui se prosternait la nuit devant les icônes sacrées face à la souffrance de ses sujets dont il était l'instrument. Ça te dépasse camarade ? Bien entendu.
Pauvres occidentaux qui ne pensez qu'à vous plaindre afin d'obtenir votre malheureux «pouvoir d'achat ». Ma grand-mère, slave, aristocrate et peut-être aussi un peu juive, crachait avec son accent inaltérable sur l'écran de la télé lorsqu'elle entendait, de son vivant, un brave Poivre en parler au journal de la Une.
Ça, mon petit occidental trouillard, ça te fait peur et tu n'y comprend goutte, syndiqué que tu es sans doute, sans la moindre boussole et encore moins d'esprit.
La révolte est faite pour les esclaves, qui sont le plus grand nombre. La peur est leur moteur et l'ignorance crasse, la jalousie, la mesquinerie, la lâcheté ( comme celle de De Gaulle dirait l'oncle Louis, officier valeureux et multidécoré ) leur seule vision misérable hélas.
Que dire de ce spectacle navrant ? Rien bien sûr, c'est l'histoire du monde que tout le monde oublie de génération en génération.
Il n'y a aucun fautif ou alors tout le monde, sans aucune exception, l'est.
Parler de paix, dans ce cas, me fait marrer d'un rire plus jaune que mon pauvre foie alcoolisé ne pourrait l'offrir.
Soyons heureux de notre hypocrisie, ô frères humains, c'est tout ce qui nous reste.
Pauvres occidentaux qui ne pensez qu'à vous plaindre afin d'obtenir votre malheureux «pouvoir d'achat ». Ma grand-mère, slave, aristocrate et peut-être aussi un peu juive, crachait avec son accent inaltérable sur l'écran de la télé lorsqu'elle entendait, de son vivant, un brave Poivre en parler au journal de la Une.
Ça, mon petit occidental trouillard, ça te fait peur et tu n'y comprend goutte, syndiqué que tu es sans doute, sans la moindre boussole et encore moins d'esprit.
La révolte est faite pour les esclaves, qui sont le plus grand nombre. La peur est leur moteur et l'ignorance crasse, la jalousie, la mesquinerie, la lâcheté ( comme celle de De Gaulle dirait l'oncle Louis, officier valeureux et multidécoré ) leur seule vision misérable hélas.
Que dire de ce spectacle navrant ? Rien bien sûr, c'est l'histoire du monde que tout le monde oublie de génération en génération.
Il n'y a aucun fautif ou alors tout le monde, sans aucune exception, l'est.
Parler de paix, dans ce cas, me fait marrer d'un rire plus jaune que mon pauvre foie alcoolisé ne pourrait l'offrir.
Soyons heureux de notre hypocrisie, ô frères humains, c'est tout ce qui nous reste.
vendredi 11 juillet 2008
Petit clin d'oeil à nos fatalités
La distraction, comme le fait de perdre le «fil» d'une idée que l'on expose parce que l'on se laisse piéger par quelque chose ou quelqu'un finalement cela n'est rien.
S'égarer en chemin pour la même raison, bifurquer, tomber, se sentir alors confus et perdu cela n'est rien.
Sinon, mamma mia , quelle permanente catastrophe ! C'est pour cela que la vie est parfaite : rien ne dure, tout passe...
Le temps perdu se retrouve, l'obscurité s'estompe dès le point du jour : ni passé, ni futur, seulement un vaste espace où les pas allégés du poids de nos lourdes consciences forment le dessin sans cesse se créant d'une danse unique.
La danse de chacun.
Nous sommes des danseurs mondains nous dirigeant vers la maîtrise céleste de nos figures malgré la balourdise de nos piètres premiers essais.
Roquets, pantins, ours mal léchés, pédants, suffisants, sinistres, méchants, idiots, barbares ou sournois, tout n'est qu'un premier aspect de notre spectacle magique, notre marque de fabrique : il faut donc s'entraîner bien sûr et surtout faire consciemment le premier pas...
Quitte à tomber, se fracasser, voler en éclats.
Le monde tourne comme la roue du potier.
Les morceaux se rejoignent, se recomposent et la ronde continue jusqu'aux retrouvailles avec l'ivresse, la joie, la douleur ou le désespoir, qu'importe : les portes de la vie sont à jamais ouvertes, puisqu' elles disparaissent sans même laisser de traces.
C'est là, camarade, que l'on peut enfin dire quelque soit notre condition du moment : «Tout baigne ».
S'égarer en chemin pour la même raison, bifurquer, tomber, se sentir alors confus et perdu cela n'est rien.
Sinon, mamma mia , quelle permanente catastrophe ! C'est pour cela que la vie est parfaite : rien ne dure, tout passe...
Le temps perdu se retrouve, l'obscurité s'estompe dès le point du jour : ni passé, ni futur, seulement un vaste espace où les pas allégés du poids de nos lourdes consciences forment le dessin sans cesse se créant d'une danse unique.
La danse de chacun.
Nous sommes des danseurs mondains nous dirigeant vers la maîtrise céleste de nos figures malgré la balourdise de nos piètres premiers essais.
Roquets, pantins, ours mal léchés, pédants, suffisants, sinistres, méchants, idiots, barbares ou sournois, tout n'est qu'un premier aspect de notre spectacle magique, notre marque de fabrique : il faut donc s'entraîner bien sûr et surtout faire consciemment le premier pas...
Quitte à tomber, se fracasser, voler en éclats.
Le monde tourne comme la roue du potier.
Les morceaux se rejoignent, se recomposent et la ronde continue jusqu'aux retrouvailles avec l'ivresse, la joie, la douleur ou le désespoir, qu'importe : les portes de la vie sont à jamais ouvertes, puisqu' elles disparaissent sans même laisser de traces.
C'est là, camarade, que l'on peut enfin dire quelque soit notre condition du moment : «Tout baigne ».
vendredi 27 juin 2008
Le passage à travers
Rues, pierres, amas d'immeubles et grondements souterrains
Machines et grues, klaxons à te crever les tympans
Puanteur des quartiers et des faubourgs, fantômes en laisse agrippés à leur jouet
Courses assoiffées vers nulle part
Buts sans cible, cibles sans but, insensibles vies et trépas cachés
Bouffes, beuveries, sirotages et matchs de foot
Routines de pendus dans ces pénitenciers à l'air privé d'oxygène
À travers tous ces puzzles d'une réalité complètement rêvée
De douleurs à l'arraché, de joies fatigantes et d'activités inventées par hasard
Je crache dans les nuages le goudron d'une planète
Et je passe le miroir aux alouettes d'une tension de mes mollets
Laissant tout disparaître en un instant de présence simple
Dans le son d'une syllabe sortie de mon ventre
Elle même se dissipant en un dernier point qui n'existe pas
Lumière sans ombre portée
Une élégance silencieuse, un salut indicible
Et mon humour spontané en offrande aux trublions de la fête
Invisible à notre regard commun
Machines et grues, klaxons à te crever les tympans
Puanteur des quartiers et des faubourgs, fantômes en laisse agrippés à leur jouet
Courses assoiffées vers nulle part
Buts sans cible, cibles sans but, insensibles vies et trépas cachés
Bouffes, beuveries, sirotages et matchs de foot
Routines de pendus dans ces pénitenciers à l'air privé d'oxygène
À travers tous ces puzzles d'une réalité complètement rêvée
De douleurs à l'arraché, de joies fatigantes et d'activités inventées par hasard
Je crache dans les nuages le goudron d'une planète
Et je passe le miroir aux alouettes d'une tension de mes mollets
Laissant tout disparaître en un instant de présence simple
Dans le son d'une syllabe sortie de mon ventre
Elle même se dissipant en un dernier point qui n'existe pas
Lumière sans ombre portée
Une élégance silencieuse, un salut indicible
Et mon humour spontané en offrande aux trublions de la fête
Invisible à notre regard commun
mercredi 25 juin 2008
Lassitude et dérision
Tant de monde à se mouvoir tel un troupeau
En celà rien de nouveau
Frère François en riait déjà lorsqu'il citait Panurge
Rien n'a changé, ni lettrés ni analphabètes, personne ne s'insurge.
Les anarchistes de magazine et autres scribouillards de canards jouant la carte de la satire et de l'humour, restent, en gratte-papiers, confortablement assis dans leur salle à manger devant la télé, se plaisant à dénoncer les petites forfaitures de leurs contemporains : un esclavage comme un autre.
Je m'ennuie dans la foule de mes congénères dont les trouilles profondes ne pourront que rarement surgir afin de réveiller leur coeur de cristal.
Il ne s'agit pas d'accumuler les connaissances mais d'ouvrir un peu ces yeux qui nous relient à la simple conscience, la plus simple, celle qui dépasse bien sûr l'entendement falsifié par des siècles d'imposture, intellectuelle, mentale, émotionnelle, imposture gavée de convoitises sans grandeur et de haines farouches pour l'amour du pouvoir. Pouvoir de qui et pour quoi d'ailleurs, c'est la grande farce dont personne ne rit jamais.
La soi-disant science et ses fabricants de jouets de consommation n'est pas meilleure que la sainte inquisition dont les jouets, plus douloureux, certes, prétendaient en plus être spirituels ha ha ha.
Savoir où se logent les bases motrices, les lieux de perception sensorielle dans le cerveau des hominidés a-t-il quelque intérêt face à cette mort et à cet inconnu que chacun déguise et oublie après trois larmes et un bon repas, sans se soucier le moins du monde de la portée de ses propres actes ?
Oui, bien sûr, on soigne, on semble guérir parfois mais dans quel but ? Continuer à vivre dans l'absurde ?
Ah, les bonnes vieilles maladies, la peste et le cholera. Le feu brûlait tout et l'on fuyait exactement comme aujourd'hui mais de façon moins subtile, bien sûr.
Les guerres sont plus vicieuses, les peuples toujours autant manipulés par leur propre ignorance d'ailleurs, pas par les marionnettes croyant manier les ficelles.
Les religions virulentes s'embrasent d'un égoïsme salutaire pour les ardeurs guerrières des gènes frustrés.
Les philosophies et les sciences expliquant le monde ? Qu'en a-t-on à faire par tous les diables ?
La politique nous ferait marrer si ce n'était qu'un fonctionnement désespéré pour ceux dont les ambitions se réalisent quelques instants, le temps de détruire un peu plus sans même le savoir. Pour celà, pas de bord, ils ne savent pas qu'ils sont du même côté. D'ailleurs ça tangue un peu trop...
C'est pour ça, sapiens sapiens, que tu es venu ?
Moi, je te le dis, je préfère les gorilles qui n'emmerdent personne et en plus sont végétariens.
Et pourtant on les tue, quelle amertume.
Voilà camarade, un discours sans rigolade sauf celle crispée face au spectacle que mes yeux de grossier pantin voudraient transformer en lac de beauté.
En celà rien de nouveau
Frère François en riait déjà lorsqu'il citait Panurge
Rien n'a changé, ni lettrés ni analphabètes, personne ne s'insurge.
Les anarchistes de magazine et autres scribouillards de canards jouant la carte de la satire et de l'humour, restent, en gratte-papiers, confortablement assis dans leur salle à manger devant la télé, se plaisant à dénoncer les petites forfaitures de leurs contemporains : un esclavage comme un autre.
Je m'ennuie dans la foule de mes congénères dont les trouilles profondes ne pourront que rarement surgir afin de réveiller leur coeur de cristal.
Il ne s'agit pas d'accumuler les connaissances mais d'ouvrir un peu ces yeux qui nous relient à la simple conscience, la plus simple, celle qui dépasse bien sûr l'entendement falsifié par des siècles d'imposture, intellectuelle, mentale, émotionnelle, imposture gavée de convoitises sans grandeur et de haines farouches pour l'amour du pouvoir. Pouvoir de qui et pour quoi d'ailleurs, c'est la grande farce dont personne ne rit jamais.
La soi-disant science et ses fabricants de jouets de consommation n'est pas meilleure que la sainte inquisition dont les jouets, plus douloureux, certes, prétendaient en plus être spirituels ha ha ha.
Savoir où se logent les bases motrices, les lieux de perception sensorielle dans le cerveau des hominidés a-t-il quelque intérêt face à cette mort et à cet inconnu que chacun déguise et oublie après trois larmes et un bon repas, sans se soucier le moins du monde de la portée de ses propres actes ?
Oui, bien sûr, on soigne, on semble guérir parfois mais dans quel but ? Continuer à vivre dans l'absurde ?
Ah, les bonnes vieilles maladies, la peste et le cholera. Le feu brûlait tout et l'on fuyait exactement comme aujourd'hui mais de façon moins subtile, bien sûr.
Les guerres sont plus vicieuses, les peuples toujours autant manipulés par leur propre ignorance d'ailleurs, pas par les marionnettes croyant manier les ficelles.
Les religions virulentes s'embrasent d'un égoïsme salutaire pour les ardeurs guerrières des gènes frustrés.
Les philosophies et les sciences expliquant le monde ? Qu'en a-t-on à faire par tous les diables ?
La politique nous ferait marrer si ce n'était qu'un fonctionnement désespéré pour ceux dont les ambitions se réalisent quelques instants, le temps de détruire un peu plus sans même le savoir. Pour celà, pas de bord, ils ne savent pas qu'ils sont du même côté. D'ailleurs ça tangue un peu trop...
C'est pour ça, sapiens sapiens, que tu es venu ?
Moi, je te le dis, je préfère les gorilles qui n'emmerdent personne et en plus sont végétariens.
Et pourtant on les tue, quelle amertume.
Voilà camarade, un discours sans rigolade sauf celle crispée face au spectacle que mes yeux de grossier pantin voudraient transformer en lac de beauté.
lundi 23 juin 2008
Une machine hautement sophistiquée mais pour qui et pour quoi ?
Comment est-il possible d'imaginer les époques anciennes, lorsque par exemple les celtes vivaient en symbiose avec un univers présent et décodable à chaque instant, gravant pour mémoire dans la pierre des symboles encore vivants aujourd'hui ? Ou encore nos frères des plaines sacrifiant et respectant le bison sacré qui les faisait vivre ? Ou encore toutes les formes de nomadisme à travers ce monde, avec leur éthique précise, faite pour la survie et pour la vie...
Le spectacle des grandes cités nées de la «révolution industrielle» transformée aujourd'hui plus précisément en «révolution technologique» explose en un quelquechose qu'autrefois d'aucuns auraient trouvé diabolique.
Des jouets, bien sûr, encore plus de jouets fascinants pour les naïfs que nous sommes, ne voyant pas plus loin que le bout de notre nez. Et crois-moi, camarade, je suis anar dans l'âme et n'ai aucune envie de rejouer la grande farce malsaine de la sainte inquisition.
Mais quand on voit le chaos, j'ai plutôt envie de dire la perversité comportementale de certains êtres totalement perdus dans le dédale des mégapoles, comme noyés dans des marécages dangereux, mortels - je n'ai pas le courage de donner de détails - tous les extrêmes sont présents, tous les vices, tous les «arrachés de la tête» y vont de leur agilité obsessionelle et le corps humain, on finit par se demander à quoi ça sert.
À quoi bon cette cervelle, pour percevoir et surtout pour faire quoi ?
C'est à ce moment précis que reviennent à ma mémoire certaines conclusions sur la perception par les êtres vivants des phénomènes issus du contact sensoriel et mental avec le monde dit extérieur. Là, je comprend mieux que des milliards d'univers se croisent et ma petite personne fragile et changeante fait partie de ce lot incommensurable.
J'en conclus que nous sommes toutes les formes de vie possible même celles que je
peux percevoir comme les plus folles. Nous formons des groupes, des sous-groupes, des sociétés où certains croient communiquer avec leurs antennes naturelles ou paraboliques. Tout celà m'arrache un peu les tripes parce que j'ai une impression de bordel généralisé et le mot même de chaos me semble inapte à traduire la diversité intense des choses dans leur déploiement sauvage.
Comme un chien apeuré par l'orage, je trottine pour aller me réfugier sous l'auvent du ciel inaltérable, près d'un océan de préférence, y retrouver la simplicité de respirer, de sentir battre mon coeur, de m'extasier devant la beauté d'une femme qui passe, ceinte d'un pareo ou d'un quelconque tissu coloré.
Le spectacle des grandes cités nées de la «révolution industrielle» transformée aujourd'hui plus précisément en «révolution technologique» explose en un quelquechose qu'autrefois d'aucuns auraient trouvé diabolique.
Des jouets, bien sûr, encore plus de jouets fascinants pour les naïfs que nous sommes, ne voyant pas plus loin que le bout de notre nez. Et crois-moi, camarade, je suis anar dans l'âme et n'ai aucune envie de rejouer la grande farce malsaine de la sainte inquisition.
Mais quand on voit le chaos, j'ai plutôt envie de dire la perversité comportementale de certains êtres totalement perdus dans le dédale des mégapoles, comme noyés dans des marécages dangereux, mortels - je n'ai pas le courage de donner de détails - tous les extrêmes sont présents, tous les vices, tous les «arrachés de la tête» y vont de leur agilité obsessionelle et le corps humain, on finit par se demander à quoi ça sert.
À quoi bon cette cervelle, pour percevoir et surtout pour faire quoi ?
C'est à ce moment précis que reviennent à ma mémoire certaines conclusions sur la perception par les êtres vivants des phénomènes issus du contact sensoriel et mental avec le monde dit extérieur. Là, je comprend mieux que des milliards d'univers se croisent et ma petite personne fragile et changeante fait partie de ce lot incommensurable.
J'en conclus que nous sommes toutes les formes de vie possible même celles que je
peux percevoir comme les plus folles. Nous formons des groupes, des sous-groupes, des sociétés où certains croient communiquer avec leurs antennes naturelles ou paraboliques. Tout celà m'arrache un peu les tripes parce que j'ai une impression de bordel généralisé et le mot même de chaos me semble inapte à traduire la diversité intense des choses dans leur déploiement sauvage.
Comme un chien apeuré par l'orage, je trottine pour aller me réfugier sous l'auvent du ciel inaltérable, près d'un océan de préférence, y retrouver la simplicité de respirer, de sentir battre mon coeur, de m'extasier devant la beauté d'une femme qui passe, ceinte d'un pareo ou d'un quelconque tissu coloré.
lundi 16 juin 2008
En jouant parmi les braises


Tant qu'il y a du feu il y a des braises après les cendres
Les incendies se déclarent comme l'amour, grâce à une étincelle
Et ça donne souvent de grands brûlés comme notre «Patient anglais»
Le brûlé a besoin de morphine, c'est un témoin à peine vivant de l'enfer
Mais pourquoi ne pas s'ouvrir au silence après le tumulte
Ne pas laisser tout simplement, ne pas lâcher toutes les laisses
Et jouer comme un enfant parmi les braises ?
lundi 9 juin 2008
Entre désir et peur il y a un espace calme, un moment idoine pour décider
Ce qu'il y a de bien chez un danseur mondain, c'est la sûreté, la précision, la légèreté et la grâce de son pas. Des années de travail bien souvent pour parvenir à cette mesure harmonique, cet équilibre manifesté par le couple sur un tango, une valse ou une salsa...
Quand je me regarde vivre il m'apparaît que c'est la conscience simple et vive de l'instant, non brouillée par un réseau confus d'impertinences mentales, qui permet de prendre une décision et donc d'agir lorsque c'est nécessaire. Pour celà, deux choses : -Être apte à regarder tranquillement une situation
-Agir selon son coeur
Recette simple si l'on n'est pas piégé par les incessants mouvements des pensées auxquelles on donne une importance qu'elles n'ont pas. Et ce piège fonctionne magnifiquement bien avec nous autres humains sans cesse pris entre peurs, aversions, désirs et bien sûr frustrations...Tout celà parce que nous ne nous contentons pas de la vie offerte et qu'il faut toujours ajouter quelque chose...
Alors, voyant cela, j'essaye de retourner à ce calme naturel fait de bienveillance aimante, cet espace rafraîchissant de l'esprit, notre sauvegarde à tous...
Et pour bien s'y retrouver il faut une attitude de détente, de lâcher prise, de confiance...
Comme les choses semblent simples... Mais, comme pour le danseur de salon, il faut beaucoup, beaucoup de travail, beaucoup d'entraînement pour danser sur le courant de fraîcheur de nos natures claires et calmes...
Quand je me regarde vivre il m'apparaît que c'est la conscience simple et vive de l'instant, non brouillée par un réseau confus d'impertinences mentales, qui permet de prendre une décision et donc d'agir lorsque c'est nécessaire. Pour celà, deux choses : -Être apte à regarder tranquillement une situation
-Agir selon son coeur
Recette simple si l'on n'est pas piégé par les incessants mouvements des pensées auxquelles on donne une importance qu'elles n'ont pas. Et ce piège fonctionne magnifiquement bien avec nous autres humains sans cesse pris entre peurs, aversions, désirs et bien sûr frustrations...Tout celà parce que nous ne nous contentons pas de la vie offerte et qu'il faut toujours ajouter quelque chose...
Alors, voyant cela, j'essaye de retourner à ce calme naturel fait de bienveillance aimante, cet espace rafraîchissant de l'esprit, notre sauvegarde à tous...
Et pour bien s'y retrouver il faut une attitude de détente, de lâcher prise, de confiance...
Comme les choses semblent simples... Mais, comme pour le danseur de salon, il faut beaucoup, beaucoup de travail, beaucoup d'entraînement pour danser sur le courant de fraîcheur de nos natures claires et calmes...
jeudi 5 juin 2008
Jour du poignard magique : les vapeurs s'éclipsent
Pas trop de commentaires : s'il faut choisir ses ivresses, j'ai laissé les liquides sinueux au profit d'un acte planté comme la dague sur un démon récalcitrant, sceau magique. Point.
lundi 2 juin 2008
De Valera's Irish pub, étangs d'Ixelles, travaux sur la place
Le Glenfiddish m'est toujours apparu comme un remède : couleur, reflet, descente en chauffe douce mais insistante : tous les ingrédients pour dérouiller un poignet de scribouillard et ouvrir les fleurs de l'âme à des cieux inattendus.
Les parfums se déclinent alors en hiéroglyphes silencieux, signifiants, signifiés.... C'est l'heure du poète. Le poète, c'est à dire le traducteur de l'intangible comme du réel.... Un réel trop rapide pour les synapses mais suffisant pour chevaucher la lumière.
Il y a cet étrange ballet des activités humaines , ces échanges de mots en taffant sur une clope devant une bière pils avec en fond sonore le son d'une scie circulaire découpant une barrière de métal....Un ou deux verres sur une table, des bureaux qui se vident à l'heure de l'apéro sous le soleil de juin et la laideur d'une cité en travaux...
Ça cogne dans chaque poitrine, chacun son rythme, ses schémas mentaux, ses impulsions souterraines, ses rêves, ses désirs, ses haines pernicieuses ou ses traumas plus ou moins gérés, ce qui revient au même...
Si le regard se focalise sur les vies sous-crâniennes et émotionnelles le paysage varie à la vitesse d'une spirale galactique....
Il y a aussi les plus calmes, les jouisseurs d'un instant, humains pendant ces secondes sifflées à l'ennui...
La couleur des visages, le tracé des grimaces sont un leurre : un éclat de perception, le piège d'une pensée, un souvenir brumeux sont tout autant de balafres invisibles et violentes taillées dans toutes les énergies sous-jacentes de ces corps avachis, assis ou en mouvement...
L'impasse, le tableau noir quand même...
Que fais-je à tracer des lignes pour soi-disant peindre une réalité issue de ma propre vision ? Tout le monde s'en fout, c'est normal. Ça ne sert à rien ni à personne...
Je vais donc jouer à l'apprenti maître sorcier et te balancer tel quel le pur éclat d'un diamant bleu tournant sur lui-même comme une toupie, dont la vitesse croissante augmente les multiples éclats.
Il est la base, le point de rencontre, le point culminant de toute cette farce apparente...
Il n'y a que lui. Ses reflets d'une magique beauté sont les apparitions de ce théâtre moderne où disparaissent cependant le passé, le présent et le futur...
La liberté de ce diamant sans naissance me donne la force de sourire à la jeune et aimable serveuse venue recueillir mon verre vide et attendant, détendue, que je continue la commande...
Les parfums se déclinent alors en hiéroglyphes silencieux, signifiants, signifiés.... C'est l'heure du poète. Le poète, c'est à dire le traducteur de l'intangible comme du réel.... Un réel trop rapide pour les synapses mais suffisant pour chevaucher la lumière.
Il y a cet étrange ballet des activités humaines , ces échanges de mots en taffant sur une clope devant une bière pils avec en fond sonore le son d'une scie circulaire découpant une barrière de métal....Un ou deux verres sur une table, des bureaux qui se vident à l'heure de l'apéro sous le soleil de juin et la laideur d'une cité en travaux...
Ça cogne dans chaque poitrine, chacun son rythme, ses schémas mentaux, ses impulsions souterraines, ses rêves, ses désirs, ses haines pernicieuses ou ses traumas plus ou moins gérés, ce qui revient au même...
Si le regard se focalise sur les vies sous-crâniennes et émotionnelles le paysage varie à la vitesse d'une spirale galactique....
Il y a aussi les plus calmes, les jouisseurs d'un instant, humains pendant ces secondes sifflées à l'ennui...
La couleur des visages, le tracé des grimaces sont un leurre : un éclat de perception, le piège d'une pensée, un souvenir brumeux sont tout autant de balafres invisibles et violentes taillées dans toutes les énergies sous-jacentes de ces corps avachis, assis ou en mouvement...
L'impasse, le tableau noir quand même...
Que fais-je à tracer des lignes pour soi-disant peindre une réalité issue de ma propre vision ? Tout le monde s'en fout, c'est normal. Ça ne sert à rien ni à personne...
Je vais donc jouer à l'apprenti maître sorcier et te balancer tel quel le pur éclat d'un diamant bleu tournant sur lui-même comme une toupie, dont la vitesse croissante augmente les multiples éclats.
Il est la base, le point de rencontre, le point culminant de toute cette farce apparente...
Il n'y a que lui. Ses reflets d'une magique beauté sont les apparitions de ce théâtre moderne où disparaissent cependant le passé, le présent et le futur...
La liberté de ce diamant sans naissance me donne la force de sourire à la jeune et aimable serveuse venue recueillir mon verre vide et attendant, détendue, que je continue la commande...
dimanche 25 mai 2008
La forteresse libérée


Où est-ce ?.. Inutile, camarade, les noms du passé ont laissé place nette, avec quelques couleurs de bougainvillées parsemant les murs de la cité et un vieux fort comme témoin - symbole tardif et vivant - de 3000 ans d'un courage farouche. Il reste l'orthodoxie, ses ors et sa dévotion cachés derrière les pierres de petites églises où brûle continûment au moins un cierge pour illuminer le monde qui n'en sait rien,... Bien sûr.
J'ai frôlé les pavés de la vieille ville avec au coeur un secret qui labourait mes veines... Il fallut diluer au retsina et parfois à l'ouzo à la blancheur de lait....
Mais rien à faire, dilution d'illusion et le sang caché jouait les bourreaux tandis que je tentais vainement de retenir cette pure félicité qui guettait comme une ogresse folle, avide d'avaler....Alors, tu vois, j'ai laissé faire en regardant le miroir de la mer dont je goûtais les fruits... L'ogresse roucoulait dans mon coeur, repue mais toujours menaçante et je ne dirais pas ces mots que tu n'attends pas : la fleur est intouchable et la vieille démone qui use de mon visage pour flouer les braves gens se tient coîte parce qu'elle a peur de mon ardeur tartare.
Personne ne souillera ces pétales immaculés. L'ogresse le sait, elle est une bien vieille amie. Elle sera protectrice, même.
Juste un mot encore...Dans ces rues étroites, chaque battement de mon coeur rendait un hommage précis, comme toujours. Il vint cependant se prolonger sur un visage royal aux pommettes parfaites.
mardi 13 mai 2008
Nuit inouïe
La chambre est chaude malgré l'insistance du ventilo
Et pour le sommeil, bonsoir
Les pensées ronronnent avec ces petits déchirements, symptôme
Que l'on est piégé par le staccato silencieux des émotions à tiroirs
Il faut alors s'asseoir et poser les yeux sur cette grammaire ignorée
Qui, même étudiée des millions de fois passe encore inaperçue
Normal. Pourtant il paraît que les ânes ont de la mémoire
Plutôt que de braire je me pose face à l'écran en surchauffe
Goûtant pour la millième fois le nectar des mots du géant des hauts plateaux
Impossibles à reproduire tout de suite, le tatouage est secret, plus profond que la chair sanguinolente et la hargne d'un fou
Solitude, silo à étude, seul n'est pas le seul
Ici, cette nuit, la mémoire me revient
Il ne sert à rien d'avoir peur, donc il ne sert à rien de haïr
Ni d'ailleurs de croire conjuguer l'amour alors qu'il s'agit d'enfantillage
De sexe bon marché ou d'état d'âme à faire marrer les goules
Sans attraper la lune ni décrocher les étoiles je plante mon arme
Dans la terre aride de mon esprit et je te le jure par les cornes du diable si tu veux
L'eau jaillit déjà
Et pour le sommeil, bonsoir
Les pensées ronronnent avec ces petits déchirements, symptôme
Que l'on est piégé par le staccato silencieux des émotions à tiroirs
Il faut alors s'asseoir et poser les yeux sur cette grammaire ignorée
Qui, même étudiée des millions de fois passe encore inaperçue
Normal. Pourtant il paraît que les ânes ont de la mémoire
Plutôt que de braire je me pose face à l'écran en surchauffe
Goûtant pour la millième fois le nectar des mots du géant des hauts plateaux
Impossibles à reproduire tout de suite, le tatouage est secret, plus profond que la chair sanguinolente et la hargne d'un fou
Solitude, silo à étude, seul n'est pas le seul
Ici, cette nuit, la mémoire me revient
Il ne sert à rien d'avoir peur, donc il ne sert à rien de haïr
Ni d'ailleurs de croire conjuguer l'amour alors qu'il s'agit d'enfantillage
De sexe bon marché ou d'état d'âme à faire marrer les goules
Sans attraper la lune ni décrocher les étoiles je plante mon arme
Dans la terre aride de mon esprit et je te le jure par les cornes du diable si tu veux
L'eau jaillit déjà
lundi 12 mai 2008
Les obstacles
Né dans l'absurde, éduqué dans un rêve social et guerrier
Choyé par des mamies barbues au coeur d'or
Hypnotisé par la force et l'autorité
Déchiré par tes propres fantasmes
Te voilà toujours errant et solitaire en deçà des apparences tronquées
Encore heureux que dans toutes ces brumes fantasques
Le vieil homme au chignon blanc fasse, de temps à autre
Sonner les chaînes du pont pour te secouer
Pas de trêves pour les pleutres et les victimes
Tes désirs tripaux, tes peurs primales et tes dégoûts d'enfant gâté
Tu peux les laisser jouer sur le trottoir avec les chiens du quartier
Et ne te crois pas maltraité pauvre petit sac à merde prétentieux
Ni par la vie ni par quiconque
Qu'importent les moments noirs, le sang, les larmes et la misère
Il paraît que le sapiens sapiens s'est redressé
Il ferait beau voir ( comme dirait Simone, eh oui, même là je ne peux m'en empêcher )
Que ses descendants
Jouent les bossus et les lâches
Ainsi morigéné-je ma pomme, camarade, face aux circonstances adverses
Pour ne pas faire semblant de sombrer dans la crétinerie, obtus et crispé
Mais plutôt afin de préserver mon penchant pour la prière pure
Ma seule lumière dans cette vie
Ma seule poésie
Ce quelque chose générant humour et légèreté
Qu'il faut parfois cacher sous des airs grognons ou de mauvaises humeurs
Aux enfants de ce cirque envahissant : mes chers contemporains
Choyé par des mamies barbues au coeur d'or
Hypnotisé par la force et l'autorité
Déchiré par tes propres fantasmes
Te voilà toujours errant et solitaire en deçà des apparences tronquées
Encore heureux que dans toutes ces brumes fantasques
Le vieil homme au chignon blanc fasse, de temps à autre
Sonner les chaînes du pont pour te secouer
Pas de trêves pour les pleutres et les victimes
Tes désirs tripaux, tes peurs primales et tes dégoûts d'enfant gâté
Tu peux les laisser jouer sur le trottoir avec les chiens du quartier
Et ne te crois pas maltraité pauvre petit sac à merde prétentieux
Ni par la vie ni par quiconque
Qu'importent les moments noirs, le sang, les larmes et la misère
Il paraît que le sapiens sapiens s'est redressé
Il ferait beau voir ( comme dirait Simone, eh oui, même là je ne peux m'en empêcher )
Que ses descendants
Jouent les bossus et les lâches
Ainsi morigéné-je ma pomme, camarade, face aux circonstances adverses
Pour ne pas faire semblant de sombrer dans la crétinerie, obtus et crispé
Mais plutôt afin de préserver mon penchant pour la prière pure
Ma seule lumière dans cette vie
Ma seule poésie
Ce quelque chose générant humour et légèreté
Qu'il faut parfois cacher sous des airs grognons ou de mauvaises humeurs
Aux enfants de ce cirque envahissant : mes chers contemporains
lundi 5 mai 2008
La plaine est vide

Seul au milieu de nulle part, sous les nuages dansants de la plaine où soufflent tous les vents, je continue ce périple commencé il y a mille ans. Ou bien un instant, comment savoir ?
D'ailleurs je m'en fiche, je ne suis qu'un voyou parfois touché par la grâce, cette douceur venue je ne sais d'où qui s'empare et dicte tout.
Les vents me bousculent comme les rêves me poussent et je suis impuissant en grignotant chaque pas, espérant une rencontre, une outre d'eau-de-vie, une nuit sous la tente dans l'ivresse réjouie, les mains calleuses se passant le bol toujours rempli...
L'air est pur,les cîmes sont proches et voilà un canyon au fond duquel roulent des eaux furieuses. Et, chance, un pont de fer suspendu avec sa lourde puissance surgît telle une invite insistante à passer...
Tout balance et l'orage gronde, tandis que la foudre se met à tomber, des grêlons menaçants claquant sur les chaînes du pont...
Renégat, voleur, lâche individu, je m'attends au pire sur le pont du destin où mes pas trébuchent. Ha ! Qu'importent mes états d'âme devant l'implacable dieu dont la gueule ouverte signifie mon congé de ce monde...
Mais il s'efface parmi éclairs et grondements tandis qu'un vieil homme au ventre large, puissant, apparaît dans cette tourmente, au bout de ce pont de chaînes emmêlées...
Toutes mes paniques, mes peurs, mes horreurs se transforment en larmes et je tombe à genoux aux pieds du solitaire au haut chignon blanc...
Quand j'ouvre les yeux, apaisé, plus personne, un ciel immaculé et des neiges bien plantées sur leurs sommets parfaits...
Je me relève un peu lourd mais le coeur plus léger. Mon sac et ma canne comme complices, mes pas m'entraînent vers ce nulle part de toutes les aubes, de l'impérial festin, de l'amour qui tout engloutit comme un ogre explosant de bonté, vers le regard aperçu un instant qui brûla tout pour laisser vivre...
Et je ahane, piètre guignol sous les astres, encore un pas, puis un autre mais je ris sous ma barbe de poils mi-roux, du ridicule ainsi exposé par cette mienne carcasse et cet esprit trouble...La vie est si belle mon gars
dimanche 4 mai 2008
Écorché mais encore vif, par tous les diables !
Pourquoi faudrait-il toujours associer un corps humain ( tout du moins d'apparence, le sujet est très nuancé et assez vaste quand même ) à ce que l'on appelle «moi», mieux encore, «moi, je ». Moi je, moyenâgeux, moi y en a je ha ha , on peut jouer beaucoup avec ces histoires de moi, de mois...Le langage peut sembler irrationnel mais je vous assure que nenni, c'est mon intuition du moment la plus claire, l'esprit humain allant plus loin que tout le connaissant, le connu, ainsi que les cons et les connes nues aussi d'ailleurs.
J'essaie d'être un peu sérieux mais c'est tellement difficile pour moi, veuillez excuser cette incompétence, j'ai été éduqué, enfant et adolescent, par des êtres pour qui tout était sérieux, des religieux bien sûr.... Il s'agit donc du choc en retour, la révolte contre des coincés du bulbe, sûrement de braves gens mais les braves gens sont souvent lâches, hélas. Et qui dit lâcheté dit manque de tension. Et ce qui tend et sous-tend les choses c'est ce qui donne la motricité, le mouvement, la vie quoi...Ce qui ne signifie pas que la lâcheté puisse signifier détente, par opposition. Non. Tout à fait non. La lâcheté c'est la détresse à l'état pur, la peur primale, l'accrochage à ce «moi» évoqué plus haut.
Le propos est vaste, vraiment. Mais grâce à ma folie de prince débile, aucune vergogne ne m'arrête puisque c'est mon coeur qui parle, celui que n'importe qui peut piétiner à sa guise... Il semble fait pour ça, apparemment. Pas de souci comme on dit aujourd'hui.
Le problème de l'humain lignage ( toujours cette sempiternelle référence à Villon mais je l'aime que voulez-vous ), c'est l'association de malfaiteurs.
Je m'explique. En l'occurence les malfaiteurs sont les gangsters issus des perceptions, des sensations et des désirs ou répulsions qui en découlent...
T'as un mec, soi-disant, installé à un bar, qui boit un verre de vieux Bourgogne, un vrai nectar. Tout à coup, une espèce de soixante-huitard baba-cool assez violent débarque et lui arrache le verre des mains pour l'avaler cul sec....Connerie et manque de goût bien sûr. Grossièreté, manque de manières, barbarisme quoi.
L'autre, interloqué, regarde cette masse de chair baveuse encore et se permet de hausser un sourcil afin de manifester un étonnement mêlé d'une ébauche d'indignation.
Joie de l'autre partie qui perçoit une réaction à ce geste légitime puisque décidé par lui, par ce «moi» authentique...
Une bonne vieille bagarre en découle pour le plus grand plaisir des accoudés du comptoir qui se mettent même à parier sur le vainqueur...
Quelle mélopée connue....La douceur d'un étalage d'adrénaline, indispensable à la survie ! Ha ha ha !!!
Tu regardes ces deux mecs s'en foutre plein la gueule et ensuite, fatigués mais repus de sang, se serrer la pogne pour s'offrir mutuellement des tournées...
Ouais, je sais que ça fait cliché mais c'est seulement pour illustrer et apaiser l'importance que l'on donne à tout ce qui est perçu par l'un ou par l'autre.
Du meilleur au pire, du pire au meilleur, ce n'est qu'une mêlée d'harmonies et de chaos selon les concepts du jour ou du siècle ou du millénaire, je m'en fous.
Ce que j'avais envie de dire, moi, ha ha ha , c'est que ce cirque n'a pas à nous émouvoir. Du coucher de soleil à l'aube magique, de la dispute avec ta femme qui est une harpie au charme du chant d'un enfant, il ne reste que l'aurore boréale, la beauté, l'inexplicable (heureusement), la poésie et la douleur, l'amour et l'immensité, tout cela ensemble....Là, le regard n'est plus celui d'un tel, il est celui de la tranquillité aimante. C'est quand-même peinard, non ?
J'essaie d'être un peu sérieux mais c'est tellement difficile pour moi, veuillez excuser cette incompétence, j'ai été éduqué, enfant et adolescent, par des êtres pour qui tout était sérieux, des religieux bien sûr.... Il s'agit donc du choc en retour, la révolte contre des coincés du bulbe, sûrement de braves gens mais les braves gens sont souvent lâches, hélas. Et qui dit lâcheté dit manque de tension. Et ce qui tend et sous-tend les choses c'est ce qui donne la motricité, le mouvement, la vie quoi...Ce qui ne signifie pas que la lâcheté puisse signifier détente, par opposition. Non. Tout à fait non. La lâcheté c'est la détresse à l'état pur, la peur primale, l'accrochage à ce «moi» évoqué plus haut.
Le propos est vaste, vraiment. Mais grâce à ma folie de prince débile, aucune vergogne ne m'arrête puisque c'est mon coeur qui parle, celui que n'importe qui peut piétiner à sa guise... Il semble fait pour ça, apparemment. Pas de souci comme on dit aujourd'hui.
Le problème de l'humain lignage ( toujours cette sempiternelle référence à Villon mais je l'aime que voulez-vous ), c'est l'association de malfaiteurs.
Je m'explique. En l'occurence les malfaiteurs sont les gangsters issus des perceptions, des sensations et des désirs ou répulsions qui en découlent...
T'as un mec, soi-disant, installé à un bar, qui boit un verre de vieux Bourgogne, un vrai nectar. Tout à coup, une espèce de soixante-huitard baba-cool assez violent débarque et lui arrache le verre des mains pour l'avaler cul sec....Connerie et manque de goût bien sûr. Grossièreté, manque de manières, barbarisme quoi.
L'autre, interloqué, regarde cette masse de chair baveuse encore et se permet de hausser un sourcil afin de manifester un étonnement mêlé d'une ébauche d'indignation.
Joie de l'autre partie qui perçoit une réaction à ce geste légitime puisque décidé par lui, par ce «moi» authentique...
Une bonne vieille bagarre en découle pour le plus grand plaisir des accoudés du comptoir qui se mettent même à parier sur le vainqueur...
Quelle mélopée connue....La douceur d'un étalage d'adrénaline, indispensable à la survie ! Ha ha ha !!!
Tu regardes ces deux mecs s'en foutre plein la gueule et ensuite, fatigués mais repus de sang, se serrer la pogne pour s'offrir mutuellement des tournées...
Ouais, je sais que ça fait cliché mais c'est seulement pour illustrer et apaiser l'importance que l'on donne à tout ce qui est perçu par l'un ou par l'autre.
Du meilleur au pire, du pire au meilleur, ce n'est qu'une mêlée d'harmonies et de chaos selon les concepts du jour ou du siècle ou du millénaire, je m'en fous.
Ce que j'avais envie de dire, moi, ha ha ha , c'est que ce cirque n'a pas à nous émouvoir. Du coucher de soleil à l'aube magique, de la dispute avec ta femme qui est une harpie au charme du chant d'un enfant, il ne reste que l'aurore boréale, la beauté, l'inexplicable (heureusement), la poésie et la douleur, l'amour et l'immensité, tout cela ensemble....Là, le regard n'est plus celui d'un tel, il est celui de la tranquillité aimante. C'est quand-même peinard, non ?
jeudi 1 mai 2008
Retour à la nudité
Ayant lu tous les livres, la chair peut bien être triste et le poète avait touché là quelque chose d'essentiel.
Inutile d'effacer les données du disque dur, elles sont là depuis si longtemps.
Elles pourraient servir d'histoires à raconter aux enfants d'un âge d'or.
Mais sans jamais oublier la nudité, cette pureté dont l'humain devrait être le gardien attentif, lorsqu'aucun concept, aucun délire personnel n'a encore entamé la perfection naturelle de ce qui est.
Il est amusant de constater que le vocable «personne» en langue française contient deux significations opposées : l'allusion à une individualité, d'une part et d'autre part l'inexistence d'un quelconque individu ou bien son absence.
Certaine phrase latine, issue d'un rituel romain, est également amusante : « Ego te absolvo»
«Je t'absous»...C'est à dire qu'une personne, en quelque sorte, nettoie un de ses contemporains de toute responsabilité et donc de tout choc en retour quant à ses actes. Quelle étrange magie. On peut donc virer les données du disque dur de quelqu'un d'autre ?
Techniquement parlant c'est sûrement possible dans une relativité très restreinte.
Mais le simple bon sens ne pourrait cautionner la chose dans une optique plus large...Et le sens de l'honneur alors?... Ha ha ha : vocable perdu sans doute ?...
Ici, chers contemporains, nous commençons à nager dans un foutoir assez complexe de notions, de vues, de concepts et de croyances en plus...
Personnellement je me sens comme égaré dans le Labyrinthe avec la pauvre bête qu'on peut rencontrer à chaque tournant. Je suis seul, la copine Ariane a choisi de fuir dans l'espace céleste et j'ai déjà perdu le fil, incapable que je suis de vous offrir une quelconque cohérence dans ce propos.
Comme vous me savez slave et dingo, je vais donc abréger par décret : retrouvons la nudité vraie de notre conscience la plus simple, avec l'amour infini qui la sous-tend parce que c'est comme ça que ça marche. Ni peurs, ni couronnes, ni personne à blâmer ou à féliciter (ou alors juste pour faire plaisir)... Voir par le regard du ciel tout vaste. Et voilà. La petite notion de personne ou d'individu, au choix, fait des ronds de jambe, gênée et nous allons la consoler au premier troquet venu avec un bon douze ans d'âge.
Pas mal non ?
Inutile d'effacer les données du disque dur, elles sont là depuis si longtemps.
Elles pourraient servir d'histoires à raconter aux enfants d'un âge d'or.
Mais sans jamais oublier la nudité, cette pureté dont l'humain devrait être le gardien attentif, lorsqu'aucun concept, aucun délire personnel n'a encore entamé la perfection naturelle de ce qui est.
Il est amusant de constater que le vocable «personne» en langue française contient deux significations opposées : l'allusion à une individualité, d'une part et d'autre part l'inexistence d'un quelconque individu ou bien son absence.
Certaine phrase latine, issue d'un rituel romain, est également amusante : « Ego te absolvo»
«Je t'absous»...C'est à dire qu'une personne, en quelque sorte, nettoie un de ses contemporains de toute responsabilité et donc de tout choc en retour quant à ses actes. Quelle étrange magie. On peut donc virer les données du disque dur de quelqu'un d'autre ?
Techniquement parlant c'est sûrement possible dans une relativité très restreinte.
Mais le simple bon sens ne pourrait cautionner la chose dans une optique plus large...Et le sens de l'honneur alors?... Ha ha ha : vocable perdu sans doute ?...
Ici, chers contemporains, nous commençons à nager dans un foutoir assez complexe de notions, de vues, de concepts et de croyances en plus...
Personnellement je me sens comme égaré dans le Labyrinthe avec la pauvre bête qu'on peut rencontrer à chaque tournant. Je suis seul, la copine Ariane a choisi de fuir dans l'espace céleste et j'ai déjà perdu le fil, incapable que je suis de vous offrir une quelconque cohérence dans ce propos.
Comme vous me savez slave et dingo, je vais donc abréger par décret : retrouvons la nudité vraie de notre conscience la plus simple, avec l'amour infini qui la sous-tend parce que c'est comme ça que ça marche. Ni peurs, ni couronnes, ni personne à blâmer ou à féliciter (ou alors juste pour faire plaisir)... Voir par le regard du ciel tout vaste. Et voilà. La petite notion de personne ou d'individu, au choix, fait des ronds de jambe, gênée et nous allons la consoler au premier troquet venu avec un bon douze ans d'âge.
Pas mal non ?
Éducation, morale ? Ha ha ha !!!
À toi, vieux frère au moins aussi cinglé que moi, je dois une réponse quant à la vue de ce que signifie, en ce qui me concerne bien sûr, les mots éducation et éthique ( évidemment «morale» c'est affreux et ridicule ).
Il s'agit ni plus ni moins de la gestion de nos différents cerveaux bien sûr. Dès notre petite enfance, ces chers parents - quelles que soient leurs qualités par ailleurs - nous transmettent leur expérience qui elle-même procède de celle de leurs ascendants.
Naturellement, ce n'est pas si simple. Les différents milieux sociaux, ethniques, la continuité ou non d'un style de vie voire même d'une vue de ce qu'est le monde et de la façon d'y faire face offrent une panoplie vaste et variée. En plus cette espèce d'opposition entre «Nature» et «Culture» dont on nous abreuvait lors de nos premiers cours de philo n'a pas de sens tant que les notions restent incomplètes ou floues. Pourtant il s'agit bien de «Nature» et de «Culture» dans le sens où la «Culture» serait la marque d'une hypothétique évolution.
Déjà il y a de quoi se marrer en énumérant tout ça...
Donc, je propose ma notion d'éducation avec un brin de tendresse et de reconnaissance en pensant à mon grand-père slave, ossète, cavalier émérite, guerrier généreux, homme plein de bonté et aristocrate russe authentique, bien loin de l'exemple misérable de nos singes titrés, prétentieux et coincés d'Europe. Êtres sans grâce et sans noblesse (la vraie).... Quelle dérision!
Bon, il faudrait faire court, jeune homme. Une pensée d'amour au vieux légionnaire de père qui m'a dressé cela va sans dire et même à ma mère slave et dingo aussi. Tous ces mélanges ! Une richesse certaine, beaucoup de chaleur, de fermeté, de sévérité même, une formation... De manière à vivre et à manifester une certaine tenue dans l'existence, pas une histoire de costard-cravate évidemment.
Pas évident pour le moutard que je fus et que je reste, quelque part...
Les épreuves naturelles de cette vie ont peaufiné et ajusté les données de base et l'«Éducation spirituelle» a permis d'aller plus loin dans cet entraînement débouchant sur une façon plus claire, beaucoup plus claire de «voir».
Finalement, ce qui m'est arrivé est un coup de bol personnel dans les méandres des destinées mouvantes que sont les vies des habitants de cette planète....
Il ne me reste plus qu'à la fermer puisque nous vivons encore dans la jungle même si les cris de certains animaux ressemblent à des vociférations, des grondements et autres borborygmes humains, à des crissements de pneus ou à des vrombissements de Mercedes cabriolet hyper cylindrées.
Il y a toujours des roitelets et des règles remplacés régulièrement dans ces jungles parfois junglettes ridicules. Républiques bananières si vous voulez.
D'un coup de balai - sans retirer ce que je viens de raconter - je m'instaure libre, limite anar, pas misanthrope mais en vous saluant gentiment de loin...
Il s'agit ni plus ni moins de la gestion de nos différents cerveaux bien sûr. Dès notre petite enfance, ces chers parents - quelles que soient leurs qualités par ailleurs - nous transmettent leur expérience qui elle-même procède de celle de leurs ascendants.
Naturellement, ce n'est pas si simple. Les différents milieux sociaux, ethniques, la continuité ou non d'un style de vie voire même d'une vue de ce qu'est le monde et de la façon d'y faire face offrent une panoplie vaste et variée. En plus cette espèce d'opposition entre «Nature» et «Culture» dont on nous abreuvait lors de nos premiers cours de philo n'a pas de sens tant que les notions restent incomplètes ou floues. Pourtant il s'agit bien de «Nature» et de «Culture» dans le sens où la «Culture» serait la marque d'une hypothétique évolution.
Déjà il y a de quoi se marrer en énumérant tout ça...
Donc, je propose ma notion d'éducation avec un brin de tendresse et de reconnaissance en pensant à mon grand-père slave, ossète, cavalier émérite, guerrier généreux, homme plein de bonté et aristocrate russe authentique, bien loin de l'exemple misérable de nos singes titrés, prétentieux et coincés d'Europe. Êtres sans grâce et sans noblesse (la vraie).... Quelle dérision!
Bon, il faudrait faire court, jeune homme. Une pensée d'amour au vieux légionnaire de père qui m'a dressé cela va sans dire et même à ma mère slave et dingo aussi. Tous ces mélanges ! Une richesse certaine, beaucoup de chaleur, de fermeté, de sévérité même, une formation... De manière à vivre et à manifester une certaine tenue dans l'existence, pas une histoire de costard-cravate évidemment.
Pas évident pour le moutard que je fus et que je reste, quelque part...
Les épreuves naturelles de cette vie ont peaufiné et ajusté les données de base et l'«Éducation spirituelle» a permis d'aller plus loin dans cet entraînement débouchant sur une façon plus claire, beaucoup plus claire de «voir».
Finalement, ce qui m'est arrivé est un coup de bol personnel dans les méandres des destinées mouvantes que sont les vies des habitants de cette planète....
Il ne me reste plus qu'à la fermer puisque nous vivons encore dans la jungle même si les cris de certains animaux ressemblent à des vociférations, des grondements et autres borborygmes humains, à des crissements de pneus ou à des vrombissements de Mercedes cabriolet hyper cylindrées.
Il y a toujours des roitelets et des règles remplacés régulièrement dans ces jungles parfois junglettes ridicules. Républiques bananières si vous voulez.
D'un coup de balai - sans retirer ce que je viens de raconter - je m'instaure libre, limite anar, pas misanthrope mais en vous saluant gentiment de loin...
mercredi 30 avril 2008
Inappropriée déformation et pourquoi réagir plutôt qu'agir?
Le savoir-vivre, l'éducation quoi, voilà un motif de conduire cette vie sans trop de dérapages incontrôlés.
Pour un slave dingo ce n'est pas forcément simple ni facile. Il existe un paradoxe et des oppositions.
Donc, en définitive, il reste, face à une situation donnée qui pourrait tout à fait dégénérer en conflit, qu'il soit extérieur ou non à soi-même, l'entraînement préalable.
Article 1 : ne pas réagir en situation. Attendre.
Article 2 : comment faire pour exercer ce contrôle sur soi-même ? Réponse : surtout ne pas se prendre au sérieux, ni non plus pour une lumière immaculée
Article 3 : s'entraîner à développer une bienveillance naturelle et authentique, éprouvée, sans parti pris... Tout simplement parce que c'est l'attitude la plus intelligente qui soit
Article 4 : être constamment attentif à ne pas se laisser piéger par les circonstances, la fatigue ou autre facteur déstabilisant.
Article 5 : Ne jamais rien prendre personnellement et en le faisant de bon coeur. Ce point là seulement est d'une grande efficacité.
Voilà donc la leçon du jour que je me donne à moi-même ou dont je me remémore
pour cause d'incident dérapant, en me montrant du doigt face au ciel impavide qui contient de la même façon les cons, les abrutis, les petits imbéciles, les crétins de tout poil ainsi que tous les autres.
YO!
Pour un slave dingo ce n'est pas forcément simple ni facile. Il existe un paradoxe et des oppositions.
Donc, en définitive, il reste, face à une situation donnée qui pourrait tout à fait dégénérer en conflit, qu'il soit extérieur ou non à soi-même, l'entraînement préalable.
Article 1 : ne pas réagir en situation. Attendre.
Article 2 : comment faire pour exercer ce contrôle sur soi-même ? Réponse : surtout ne pas se prendre au sérieux, ni non plus pour une lumière immaculée
Article 3 : s'entraîner à développer une bienveillance naturelle et authentique, éprouvée, sans parti pris... Tout simplement parce que c'est l'attitude la plus intelligente qui soit
Article 4 : être constamment attentif à ne pas se laisser piéger par les circonstances, la fatigue ou autre facteur déstabilisant.
Article 5 : Ne jamais rien prendre personnellement et en le faisant de bon coeur. Ce point là seulement est d'une grande efficacité.
Voilà donc la leçon du jour que je me donne à moi-même ou dont je me remémore
pour cause d'incident dérapant, en me montrant du doigt face au ciel impavide qui contient de la même façon les cons, les abrutis, les petits imbéciles, les crétins de tout poil ainsi que tous les autres.
YO!
lundi 28 avril 2008
Liberté
Masses de chair, de viandes repues ou bien sèches
Bipèdes nerveux aux gestes trop inconscients
Cerveaux affolés dans tous ces regards perdus
Les dieux se gardent bien de nous vendre la mèche
Laissant les religions conserver leurs clients
Et tous les prétextes nés de leurs esprits tordus
En laissant de côté cette farce grotesque
En grimpant sur ce mont d'où la vue est plus vaste
Pris par l'horreur face à cette vision dantesque
J'ai quitté sans regret les conforts de ma caste
Me voilà maintenant seul à ne plus y croire
Ridicule pantin mais fier de le savoir
Parce que c'est à ta source que je vais boire
Pour délivrer mon coeur de tout ce cirque noir
Seigneur qui habite au sommet de la montagne
Dont le pic de lumière vient fouiller mes entrailles
Il suffit de te voir et la ferveur me gagne
Même si confus je ne suis fait que de paille
Toutes ces pensées qui nous agitent sans fin
Émotions digérées, vomies ou violentes
Tout cela n'est ni le diable ni bien malin
Ce n'est que la peur cette manie agaçante
Ce quant à soi issu de nos esprits pervers
Laissant ma chiourme ramer sur cette galère
Je fais claquer le fouet d'un réveil irréel
Et je disparais, nu, ingénu, dans le ciel
Ces quelques alexandrins, une histoire ancienne pour un hommage aux poètes apparus, disparus, facétieux, éternellement là.
Bipèdes nerveux aux gestes trop inconscients
Cerveaux affolés dans tous ces regards perdus
Les dieux se gardent bien de nous vendre la mèche
Laissant les religions conserver leurs clients
Et tous les prétextes nés de leurs esprits tordus
En laissant de côté cette farce grotesque
En grimpant sur ce mont d'où la vue est plus vaste
Pris par l'horreur face à cette vision dantesque
J'ai quitté sans regret les conforts de ma caste
Me voilà maintenant seul à ne plus y croire
Ridicule pantin mais fier de le savoir
Parce que c'est à ta source que je vais boire
Pour délivrer mon coeur de tout ce cirque noir
Seigneur qui habite au sommet de la montagne
Dont le pic de lumière vient fouiller mes entrailles
Il suffit de te voir et la ferveur me gagne
Même si confus je ne suis fait que de paille
Toutes ces pensées qui nous agitent sans fin
Émotions digérées, vomies ou violentes
Tout cela n'est ni le diable ni bien malin
Ce n'est que la peur cette manie agaçante
Ce quant à soi issu de nos esprits pervers
Laissant ma chiourme ramer sur cette galère
Je fais claquer le fouet d'un réveil irréel
Et je disparais, nu, ingénu, dans le ciel
Ces quelques alexandrins, une histoire ancienne pour un hommage aux poètes apparus, disparus, facétieux, éternellement là.
lundi 21 avril 2008
Semois


En cette secrète contrée ou serpente la Semois, Ardennes à peine surgies des brumes médiévales, chargée d'émotions puissantes et de dévotion très pure, ce qui va assez bien ensemble, quelques joyeux drilles se réunirent en cette fin du mois d'Avril de l'an de grâce 2008, quelques instants après la naissance de notre Seigneur...Tant coula le vin que le sang fut dilué par le fruit de la vigne...
Besoin profond d'envoyer en volutes vers les cieux de Gaume, la joie de conviviales ivresses telle des prières variées pour soulager la terre de ses maux inconscients , ou bien forces vives pour porter encore et encore le fardeau de misère de l'humain lignage...
Un gitan, un indien, un slave, une sorte de Tartarin de Tarascon mâtiné d'Escartefigue, un flamand flamboyant et une amazonienne issue de la profonde forêt verte composèrent le tableau qui s'anima d' une vie intense en hommage au lieu et au Seigneur de l'invisible.
les corps touchaient à peine la terre humide et les rires crachaient des filaments de lumière...Les animaux sacrifiés n'étaient pas morts pour rien.
La détente qui suivit fut un don pour les eaux paisibles, où habitent quelques gardiens de trésors...
Juste quelques moments brillants dans le soir gaumais, une goutte d'amour pour l'océan immense, un geste simple pour adoucir les trop blessés.
dimanche 13 avril 2008
dimanche 6 avril 2008
Nulle part où aller, nulle part où rester

«Que reste-t-il de nos amours, que reste-t-il de ces beaux jours...»
Chantait le fou poète dont quelques autres compositions furent reprises en swing manouche pour ma joie de rêveur-voyageur...Que faire lorsque l'on est totalement décalé dans une époque, un lieu ?...Si on a du talent, peut-être comme lui, le baladin des années trente et quarante et même cinquante...Sacré Charles....Ou comme Django, selon moi le meilleur guitariste dont accoucha l'humain lignage, une main brûlée pour le génie et les cordes tendues pour de suprêmes harmonies....
Et quand on est un quidam comme ses milliards de contemporains, à quelques nuances près ?...
Surtout pas s'attendrir sur un petit soi respirant à peine, même si tout est «boring» parfois ( le mot angliche est pas mal pour le son )...Mais cautionner cet autre genre de rêve appelé réalité, pas question non plus...
Puisqu'il n'y a que rêve, larguons donc les amarres pour visiter l'univers aussi réel dans le ciel, sur l'océan, dans le tube à essai, sous les yeux « autorisés » du microscope et du télescope ou dans mes rêves après tout...
Oui, bien sûr, la douleur, la faim, la soif, la maladie, l'arrachement, la folie furieuse, la routine, le meurtre, le massacre, autant dire une certaine forme perverse de cauchemar....
Ce corps-esclave témoin de tous les tourments comme de toutes les félicités pour vaisseau, autant vivre, alors, la seule liberté qui nous reste, celle qui ne peut être trouvée ailleurs que dans l' esprit, pour autant que l'on puisse en voir, en goûter la nature.... C'est pour cela que la seule option, pour un gars comme ma pomme, c'est le voyage... Pour aller à la rencontre - quelles que soient les aventures à traverser - de cette nature qui dépasse tous mes rêves les plus fous : la chasse au Grand Trésor en passant par les méandres de mes consciences...Ou bien la promenade vivifiante de l'Aventure ( au sens Chrétien de Troyes du terme)...Au choix, ha ha...
À la bonne vôtre, donc, et encore un petit verre pour la route !
vendredi 4 avril 2008
Reconversion
Le chat joue avec une balle de coton
Le couloir silencieux laisse passer l'air de la rue par la porte entrouverte
Il à l'air d'un chef de section à son bureau attendant les recrues
Malgré cheveux longs à la diable et bandeau de couleur
L'ardeur guerrière est toujours sous la peau, rien à faire...
Comment se battre en terrain mouvant, là où l'ennemi n'a plus de forme?
Le lieu même du combat s'étale dans l'espace, le temps et la pensée
Les armes tactiques usuelles n'ont aucun pouvoir
Reste l'art du comédien, ce qui reste de l'entraînement tout terrain
Et ce grand Canyon ouvert sur l'abîme
On sonne, une femme entre, il sourit, offre un siège
D'autres arrivent...
Et voilà...Encore un rêve qui déroule son film image par image
La session va commencer
Les recrues se prennent pour des êtres dans le besoin
Et lui-même n'arrive plus à se prendre du tout
Il suit seulement le mouvement, presqu'impavide
Distribuant parfois, ici et là, un geste qui courtois, qui aidant
Qui apaisant tandis que les recrues travaillent
Le couloir silencieux laisse passer l'air de la rue par la porte entrouverte
Il à l'air d'un chef de section à son bureau attendant les recrues
Malgré cheveux longs à la diable et bandeau de couleur
L'ardeur guerrière est toujours sous la peau, rien à faire...
Comment se battre en terrain mouvant, là où l'ennemi n'a plus de forme?
Le lieu même du combat s'étale dans l'espace, le temps et la pensée
Les armes tactiques usuelles n'ont aucun pouvoir
Reste l'art du comédien, ce qui reste de l'entraînement tout terrain
Et ce grand Canyon ouvert sur l'abîme
On sonne, une femme entre, il sourit, offre un siège
D'autres arrivent...
Et voilà...Encore un rêve qui déroule son film image par image
La session va commencer
Les recrues se prennent pour des êtres dans le besoin
Et lui-même n'arrive plus à se prendre du tout
Il suit seulement le mouvement, presqu'impavide
Distribuant parfois, ici et là, un geste qui courtois, qui aidant
Qui apaisant tandis que les recrues travaillent
jeudi 3 avril 2008
L'attente libre d'espoir
Dans un monde où toutes les mises en scène ont depuis longtemps dépassé
L'absurde de l'absurde, les sommets de l'aberration
Il ne reste plus que l'attente paisible et l'action discrète
Telle la goutte et tel l'océan lui-même
Guignol s'est incarné trop souvent et maintenant ne nous fait plus rire
La coupe de ses costumes représente celle des cerveaux fous,
Coincés dans leurs repères et leurs repaires
Sur des sommets de béton sans autre âme que la somme des royaumes de l'égoïsme
Sacralisé pour mieux détruire : destruction donc
Mais le ciel est immuable et tout homme sensé s'y déplace sans bouger
Et les mots impuissants se dissolvent dans des diamants sans forme
Qui eux, éternellement attentifs, veillent sans espoir mais emplis de tendresse
Eux, plus guerriers pourtant que le meilleur des guerriers
Plus sages et plus tranquilles que le plus paisible des sages
Plus guignols et plus drôles que le plus farceur d'entre nous
Plus actifs encore dans leur tours transparentes sans cesse changeantes
Lumineuses de façon surprenante, parfois, dans le regard du meilleur jusqu'en celui du pire d'entre nous tous.
L'absurde de l'absurde, les sommets de l'aberration
Il ne reste plus que l'attente paisible et l'action discrète
Telle la goutte et tel l'océan lui-même
Guignol s'est incarné trop souvent et maintenant ne nous fait plus rire
La coupe de ses costumes représente celle des cerveaux fous,
Coincés dans leurs repères et leurs repaires
Sur des sommets de béton sans autre âme que la somme des royaumes de l'égoïsme
Sacralisé pour mieux détruire : destruction donc
Mais le ciel est immuable et tout homme sensé s'y déplace sans bouger
Et les mots impuissants se dissolvent dans des diamants sans forme
Qui eux, éternellement attentifs, veillent sans espoir mais emplis de tendresse
Eux, plus guerriers pourtant que le meilleur des guerriers
Plus sages et plus tranquilles que le plus paisible des sages
Plus guignols et plus drôles que le plus farceur d'entre nous
Plus actifs encore dans leur tours transparentes sans cesse changeantes
Lumineuses de façon surprenante, parfois, dans le regard du meilleur jusqu'en celui du pire d'entre nous tous.
dimanche 30 mars 2008
le fil et la perle de sang
Le sabre file dans l'espace à défier la lumière
Les têtes tranchées ne sont pas encore tombées
Qu'une perle de sang accepte un éclat de soleil
Dans le vide s'abreuvent les déités du nectar des coeurs vaillants
Tandis qu'un rayon d'amour impossible à cerner
Caresse le tranchant de cette arme-esprit invisible aux cieux vulgaires
On ne peut rien attraper par les voies usuelles
La vitesse dépasse la pensée
Mais le geste simple et doux, la tendresse dans ton regard
Font sourire les étoiles de l'aube jusqu'à la nuit
Et c'est toujours maintenant
Les têtes tranchées ne sont pas encore tombées
Qu'une perle de sang accepte un éclat de soleil
Dans le vide s'abreuvent les déités du nectar des coeurs vaillants
Tandis qu'un rayon d'amour impossible à cerner
Caresse le tranchant de cette arme-esprit invisible aux cieux vulgaires
On ne peut rien attraper par les voies usuelles
La vitesse dépasse la pensée
Mais le geste simple et doux, la tendresse dans ton regard
Font sourire les étoiles de l'aube jusqu'à la nuit
Et c'est toujours maintenant
mardi 25 mars 2008
Le bordel, certes, mais mesquin
En restant simplement assis, l'esprit attentif à tous les phénomènes, pas mal d'agitation se présente aux portes de nos consciences. D'où certains doutes sur la réalité de ce cirque non pas frisant mais avalant le ridicule selon, puisqu'il faut bien relativiser les choses, un minimum d'humanité, de bon sens, de bonté si possible voire même d'intelligence, ce mot qui sonne parfois creux tellement on se demande ce qu'il signifie. Tu sais bien, on a souvent besoin d'exemples lorsqu'il s'agit de comprendre. Là, tu te retrouves tout seul avec ces doutes sur les raisons du comportement totalement irrationnel des humains de ce temps, en tout cas tel qu'il nous est véhiculé par le monde médiatique. Il faut bien jauger - et je n'ai pas rajouté par inadvertance de a entre le j et le u, c'est volontaire - en fonction de nos cultures, de nos éducations, de nos sensibilités construites à l'aune de nos traditions ancestrales et de notre héritage génétique. Ça devient dur. Tout le monde dit tout et le contraire de tout. Les politiciens connaissent cette propension sous le terme : « langue de bois ».
Quelque part on s'en fout, camarade, on en a tellement vu et entendu que nous savons à quoi nous en tenir sur la marche des choses.
Nous sommes en 2008, année adoptée par toute une planète comme mesure de temps et je fais bien sûr référence à l'actualité mondiale, nationale, jusqu'à celle du village où tu résides, dans ce magnifique Lubéron, incognito, pour t'adonner sans être dérangé à l'épanouissement de ton art musical. Bien entendu je ne m'abaisserais pas à mentionner toutes les folies - selon ma jauge encore une fois - qui me font t'écrire ces babioles mentales. C'est juste pour entretenir le contact et m'assurer, si c'était possible, que je ne suis pas complètement timbré.
Moi-même, tu le sais, je vis comme un ours qui grogne dès qu'on frappe à la porte. Pour être bienvenu il faut apporter la ration de miel.
La philosophie Kantienne nous laisse un espoir face à tous ces doutes. La notion de «noumène» qui suppose une réalité à laquelle nous n'avons pas accès, une sorte d'absolu qui serait à l'origine de tout phénomène.
Au moins, il nous est permis de voir toutes ces guerres, ces violences aberrantes, ces cris de fureur et de douleur comme un simple spectacle effrayant et pas du tout drôle parfois dont on ne pige pas la mise en scène.
Apparemment, nous vivons dans un monde de victimes et de bourreaux. Ça ne change guère de ce que l'on a appris dans nos livres d'histoire, en somnolant plus ou moins sur les bancs de l'école laïque et obligatoire...
Tout ça manque d'humour et ça peut se comprendre : qui aurait la force de faire de l'humour en enfer ?
Quelques vieux grecs du 6º siècle avant cette ère l'ont pourtant essayé, alors qu'ils se trouvaient dans des situations plus que brûlantes. Mais c'était il y a longtemps et ces gars solides s'appelaient péripatéticiens, philosophes quoi.
Que leur nom ait été Zénon d'Élée ou Anaximandre, voire Diogène qui ne se laissait pas émouvoir par l'infortune même en tant que marchandise dans une vente aux esclaves loin de chez lui.
On en rit aujourd'hui...
Bref, le bordel nous cerne....les cons aussi peut-être, comme l'aurait dit le camarade Coluche disparu sur une route de Provence en s'envolant sur un nuage, laissant là moto et corps meurtri.
Malheureusement ce bordel résonne mesquin, petit, sans respiration. Seulement des hoquets, des geignements, des petits grognement de rage, des sussurements de désir, des râles et une quantité d'autres borborygmes par dessus une masse de douleur évidente.
Je resterai donc idiot à contempler ces tristesses, en priant l'invisible que la pièce s'achève au plus vite et que tout le monde s'en réjouisse avec la force vivante et belle de la joie de vivre.
Quelque part on s'en fout, camarade, on en a tellement vu et entendu que nous savons à quoi nous en tenir sur la marche des choses.
Nous sommes en 2008, année adoptée par toute une planète comme mesure de temps et je fais bien sûr référence à l'actualité mondiale, nationale, jusqu'à celle du village où tu résides, dans ce magnifique Lubéron, incognito, pour t'adonner sans être dérangé à l'épanouissement de ton art musical. Bien entendu je ne m'abaisserais pas à mentionner toutes les folies - selon ma jauge encore une fois - qui me font t'écrire ces babioles mentales. C'est juste pour entretenir le contact et m'assurer, si c'était possible, que je ne suis pas complètement timbré.
Moi-même, tu le sais, je vis comme un ours qui grogne dès qu'on frappe à la porte. Pour être bienvenu il faut apporter la ration de miel.
La philosophie Kantienne nous laisse un espoir face à tous ces doutes. La notion de «noumène» qui suppose une réalité à laquelle nous n'avons pas accès, une sorte d'absolu qui serait à l'origine de tout phénomène.
Au moins, il nous est permis de voir toutes ces guerres, ces violences aberrantes, ces cris de fureur et de douleur comme un simple spectacle effrayant et pas du tout drôle parfois dont on ne pige pas la mise en scène.
Apparemment, nous vivons dans un monde de victimes et de bourreaux. Ça ne change guère de ce que l'on a appris dans nos livres d'histoire, en somnolant plus ou moins sur les bancs de l'école laïque et obligatoire...
Tout ça manque d'humour et ça peut se comprendre : qui aurait la force de faire de l'humour en enfer ?
Quelques vieux grecs du 6º siècle avant cette ère l'ont pourtant essayé, alors qu'ils se trouvaient dans des situations plus que brûlantes. Mais c'était il y a longtemps et ces gars solides s'appelaient péripatéticiens, philosophes quoi.
Que leur nom ait été Zénon d'Élée ou Anaximandre, voire Diogène qui ne se laissait pas émouvoir par l'infortune même en tant que marchandise dans une vente aux esclaves loin de chez lui.
On en rit aujourd'hui...
Bref, le bordel nous cerne....les cons aussi peut-être, comme l'aurait dit le camarade Coluche disparu sur une route de Provence en s'envolant sur un nuage, laissant là moto et corps meurtri.
Malheureusement ce bordel résonne mesquin, petit, sans respiration. Seulement des hoquets, des geignements, des petits grognement de rage, des sussurements de désir, des râles et une quantité d'autres borborygmes par dessus une masse de douleur évidente.
Je resterai donc idiot à contempler ces tristesses, en priant l'invisible que la pièce s'achève au plus vite et que tout le monde s'en réjouisse avec la force vivante et belle de la joie de vivre.
dimanche 23 mars 2008
Le coeur du sujet et sa suite
Et voilà : une tasse de thé agrémentée de quelques gouttes de Bushmills tandis que nos amis braillards commentent le match qui s'affiche sur grand écran chez «Michael Collins »...
Peine, douleur, opprobre, ostracisme, erreurs, faiblesses, lâchetés, enfers très personnels ne sont que quelques amuse-gueules qui ont parsemé cette mienne existence. Leur accorder trop de crédit n'est pas raisonnable.
Lorsque le calme retombe sur le lieu des combats, on se soigne si c'est possible, on se fait recoudre, on prend le temps de se regarder : le repos du guerrier, quoi.
Et là, tirer de la vie son suc unique même sous la forme d' un alcool fort, parfois, est une priorité. Laissons les bien commodes désespérances à ceux qui en sont friands en savourant ces moments de grâce pour nous-mêmes et peut-être, ô intelligence profonde, pour ceux qui nous ressemblent.
Le champ s'élargit par la magie de la pensée et ce ridicule petit être que l'on rencontre devant un miroir de temps à autre se fond dans cette explosion lente de vies et d'étoiles.
Un petit sourire le matin à cette gueule un peu large, juste pour l'estime, ce n'est pas du tout pour jouer les Narcisse mais seulement pour reconnaître l'un d'entre nous tâchant de garder la tête hors de l'eau pour un moment. Un sourire en coin, humour que diable !
Et un reste de chaleur dans la poitrine qui jaillit par miracle lorsqu'un autre regard est croisé, juste pour un peu de bon thé, de bonté avec ou sans irish whisky : l'exquise gratuité de l'instant et voir un autre visage sourire pour enrichir ne serait-ce qu'un tout petit peu une journée vécue par quelqu'un d'autre...
Sympa quand même, léger, une pierre d'espace ajoutée à l'infini édifice qui ne sera jamais revendiqué par personne.
Peine, douleur, opprobre, ostracisme, erreurs, faiblesses, lâchetés, enfers très personnels ne sont que quelques amuse-gueules qui ont parsemé cette mienne existence. Leur accorder trop de crédit n'est pas raisonnable.
Lorsque le calme retombe sur le lieu des combats, on se soigne si c'est possible, on se fait recoudre, on prend le temps de se regarder : le repos du guerrier, quoi.
Et là, tirer de la vie son suc unique même sous la forme d' un alcool fort, parfois, est une priorité. Laissons les bien commodes désespérances à ceux qui en sont friands en savourant ces moments de grâce pour nous-mêmes et peut-être, ô intelligence profonde, pour ceux qui nous ressemblent.
Le champ s'élargit par la magie de la pensée et ce ridicule petit être que l'on rencontre devant un miroir de temps à autre se fond dans cette explosion lente de vies et d'étoiles.
Un petit sourire le matin à cette gueule un peu large, juste pour l'estime, ce n'est pas du tout pour jouer les Narcisse mais seulement pour reconnaître l'un d'entre nous tâchant de garder la tête hors de l'eau pour un moment. Un sourire en coin, humour que diable !
Et un reste de chaleur dans la poitrine qui jaillit par miracle lorsqu'un autre regard est croisé, juste pour un peu de bon thé, de bonté avec ou sans irish whisky : l'exquise gratuité de l'instant et voir un autre visage sourire pour enrichir ne serait-ce qu'un tout petit peu une journée vécue par quelqu'un d'autre...
Sympa quand même, léger, une pierre d'espace ajoutée à l'infini édifice qui ne sera jamais revendiqué par personne.
mercredi 19 mars 2008
Le coeur du sujet
L'apanage de la souffrance, de la douleur sous toutes ses formes, des plus violentes aux plus subtiles - pas forcément moins intenses - n'appartient à personne.....Et appartient à tout le monde en même temps.
Un guerrier des plus nobles l'a enseigné il y a de nombreux lustres sous plusieurs aspects. Il fallait bien que ce soit un guerrier, quelqu'un n'ayant pas froid au coeur.
Il fallait donc davantage que le sang glacé d'un serpent à sonnettes pour s'imposer une discipline aussi âpre que généreuse afin de démêler le vrai du faux et offrir la quintessence du fruit en un banquet universel où tout être vivant est convié.
La folie est naturelle pour l'être humain. Son cerveau regorge de circuits complexes qu'il a bien du mal à gérer. Il se complaît facilement dans une attitude de fonctionnaire de l'existence, surpris souvent par des exigences émotionnelles auxquelles il appose des formules mentales bien commodes pour contenter les psychiatres et les philosophes de l'absurde. Sans compter des actes barbares ou délicats en accompagnement n'ayant pas plus de sens qu'une rotation dans l'infini de l'espace...
Que faire alors dans ce magma de différences, de nuances et de violentes couleurs ?
La réponse est là, bien présente et intime, sans miroir aux alouettes.
Avec cela un peu de bon thé ne fait de mal à personne.
Plus quelques douceurs pour améliorer l'ordinaire.
Et mes aigreurs d'estomac pour confirmer le tout.
Un guerrier des plus nobles l'a enseigné il y a de nombreux lustres sous plusieurs aspects. Il fallait bien que ce soit un guerrier, quelqu'un n'ayant pas froid au coeur.
Il fallait donc davantage que le sang glacé d'un serpent à sonnettes pour s'imposer une discipline aussi âpre que généreuse afin de démêler le vrai du faux et offrir la quintessence du fruit en un banquet universel où tout être vivant est convié.
La folie est naturelle pour l'être humain. Son cerveau regorge de circuits complexes qu'il a bien du mal à gérer. Il se complaît facilement dans une attitude de fonctionnaire de l'existence, surpris souvent par des exigences émotionnelles auxquelles il appose des formules mentales bien commodes pour contenter les psychiatres et les philosophes de l'absurde. Sans compter des actes barbares ou délicats en accompagnement n'ayant pas plus de sens qu'une rotation dans l'infini de l'espace...
Que faire alors dans ce magma de différences, de nuances et de violentes couleurs ?
La réponse est là, bien présente et intime, sans miroir aux alouettes.
Avec cela un peu de bon thé ne fait de mal à personne.
Plus quelques douceurs pour améliorer l'ordinaire.
Et mes aigreurs d'estomac pour confirmer le tout.
lundi 17 mars 2008
Apparitions
Décemment allongé sur mon lit, rêvassant sans me prendre au jeu
Il apparaît que ce corps doté de consciences trempe dans l'espace absolument seul
Alors qu'un certain silence me susurre qu'il n'en est rien
Mes pensées - ou celles d'un autre, finalement qu'importe - s'amusent en tous sens
Et quelque chose essaye de distinguer l'immédiate et simple réalité de ce qui est
Je m'imagine sous de nombreuses formes aux couleurs variées
Il est vrai que cela repose car c'est un acte de pure gratuité, un lien créé par la magie de l'intuition, de la confiance spontanée issue, crois-je, de l'intelligence telle que l'humain peut parfois la vivre : une vue directe des choses.
Allons, basta des explications compliquées à propos de ma tranquillité nuancée d'un certain vertige : le monde est vaste, profond et il paraît que tout a été dit ? Mais non, bien sûr. Certaines choses se répètent à la manière des mouvements d'une danse rythmique mais ce n'est jamais la même chose. Et puis pourra-t-on un jour avoir tout dit ? Cela signifierait la fin ! .....Les mots dansent comme les corps ou les rêves , tous contenus dans l'esprit. L'esprit n'est pas une notion et c'est bien la seule chose dont il soit impossible de parler sans dire à chaque fois une syllabe de trop ou de pas assez ou de pas assez clair. Des indices peut-être, des clés, des allusions qui nous titillent suffisamment pour nous permettre d'exercer ce regard pénétrant en restant assis ou même couché ( une de mes positions corporelles préférées ).
Ce regard qui ne peut être associé à rien d'autre qu'à la nature humaine totalement nue, dépouillée de toute forme d'artifice mental ou autre.
Allons, je vois bien que je m'égare une fois de plus dans ces ratiocinations et ça va devenir ennuyeux. Résumons alors :
Je trempe dans l'espace silencieux avec mes rêves en guise de jouets
Sachant par foi pure que le voyage est immense et ne cesse jamais
Je guette les apparitions de mon amour secret
Et ris de le sentir à mes côtés lorsque je chante en murmurant
Rien n'est jamais perdu hors la croyance stupide en cette fiction d'un moi tout seul
Inventée de toute pièce.
J'ai compris que les ermites se cachent pour une simple raison : ne pas être dérangés par de légers importuns, des fâcheux ou des fâcheuses qui nuiraient à l'élaboration de cet éternel banquet où tout ce qui vit est perpétuellement convié.
Il apparaît que ce corps doté de consciences trempe dans l'espace absolument seul
Alors qu'un certain silence me susurre qu'il n'en est rien
Mes pensées - ou celles d'un autre, finalement qu'importe - s'amusent en tous sens
Et quelque chose essaye de distinguer l'immédiate et simple réalité de ce qui est
Je m'imagine sous de nombreuses formes aux couleurs variées
Il est vrai que cela repose car c'est un acte de pure gratuité, un lien créé par la magie de l'intuition, de la confiance spontanée issue, crois-je, de l'intelligence telle que l'humain peut parfois la vivre : une vue directe des choses.
Allons, basta des explications compliquées à propos de ma tranquillité nuancée d'un certain vertige : le monde est vaste, profond et il paraît que tout a été dit ? Mais non, bien sûr. Certaines choses se répètent à la manière des mouvements d'une danse rythmique mais ce n'est jamais la même chose. Et puis pourra-t-on un jour avoir tout dit ? Cela signifierait la fin ! .....Les mots dansent comme les corps ou les rêves , tous contenus dans l'esprit. L'esprit n'est pas une notion et c'est bien la seule chose dont il soit impossible de parler sans dire à chaque fois une syllabe de trop ou de pas assez ou de pas assez clair. Des indices peut-être, des clés, des allusions qui nous titillent suffisamment pour nous permettre d'exercer ce regard pénétrant en restant assis ou même couché ( une de mes positions corporelles préférées ).
Ce regard qui ne peut être associé à rien d'autre qu'à la nature humaine totalement nue, dépouillée de toute forme d'artifice mental ou autre.
Allons, je vois bien que je m'égare une fois de plus dans ces ratiocinations et ça va devenir ennuyeux. Résumons alors :
Je trempe dans l'espace silencieux avec mes rêves en guise de jouets
Sachant par foi pure que le voyage est immense et ne cesse jamais
Je guette les apparitions de mon amour secret
Et ris de le sentir à mes côtés lorsque je chante en murmurant
Rien n'est jamais perdu hors la croyance stupide en cette fiction d'un moi tout seul
Inventée de toute pièce.
J'ai compris que les ermites se cachent pour une simple raison : ne pas être dérangés par de légers importuns, des fâcheux ou des fâcheuses qui nuiraient à l'élaboration de cet éternel banquet où tout ce qui vit est perpétuellement convié.
lundi 10 mars 2008
La goutte d'océan

Tirée de la surface d'une mer chaude
Une goutte est-elle différente de l'immensité de son origine ?
Bien sûr unique elle s'évapore aussitôt pour rejoindre les nuages et le cycle continue...
Moi, corps et âme et consciences je me promène en rasant les murs de cette ville aujourd'hui embuée de grisaille, dans ce décor respirant parfois l'ennui, en quête d'une île tropicale perdue dans un océan. Soudain, apparaissant par magie, un pub irlandais débouche du coin de la rue. Moi ou lui peu importe c'est bien entendu l'évidence du débouchage qui nous rend proches, le pub et moi...Vous avez compris.
Un peu de fumée à l'intérieur, des gorges chaudes à l'accent des îles du peuple Angle, quelques litres de Guinness qui passent d'une barrique en dur à d'autres barriques plus souples et je m'assied en contemplant du coin de l'oeil une jeune beauté blond-châtain qui circule entre les tables un plat ou un verre à la main.
Un grand écran diffuse, comme par hasard, le match de rugby Italie-France, comptant pour le tournoi annuel des six nations.
L'oeil au charme céleste de la serveuse se pose sur ma ventripotence puis scotche son regard au mien, la question au bord de ses lèvres. Je les aurais bien touchées des miennes si l'usage nous avait permis ces impulsions barbares.
Je me contentai donc de lui commander un Paddy's irlandais du meilleur crû accompagné d'un panini bacon et Brie.
Comme celà repose la vue de regarder virevolter une fille au minois harmonieux et aux formes grâcieuses !
Le match commençait bien et en force avec deux fois quinze taureaux maculés de boue se rentrant dans le chou sans aucune vergogne.
La première gorgée de nectar irlandais réchauffa mon oesophage comme une caresse. Comment ne pas se remémorer alors l'océan immense dont nous étions tous tirés. Les vapeurs chatouillantes du whisky parcouraient rapidement mes veines et dilataient déjà les vaisseaux fantômes de ma cervelle.
L'idée curieuse qui me sauta alors à l'esprit fut que l'empathie est naturelle pour les êtres vivants. Cela n'a rien de sentimental. Encore que...Le sentiment fait sûrement partie de ladite. Mais tous issus d'un soi-disant «big-bang», nous sommes une famille très serrée, très unie.
Bien sûr, crois-je, il y a plus vaste que cette vision des choses même si elle n'est déjà pas mal pour vivre ensemble sans se taper dessus les uns les autres autrement qu'à la manière virile et sympathique de ces joueurs puissants comme des buffles.
Voilà. Une ville grise, un pub vivant, une boisson spirituelle, une jolie serveuse et le gars moi-même pour un cocktail de bon augure...
lundi 3 mars 2008
Les griffures de la concupiscence par exemple
Galamment je m'incline sur cette main encore douce aux ongles parfaits
Les effleure d'un soupçon de baiser à l'ancienne
Comédien dans l'âme, le désir bien ancré dans le ventre
Et ce côté cabotin qui ne me quittera jamais
Heureusement poussé par une once de lucidité
Je me vois en ce cirque ridicule et généreux
Scellant les paradoxes comme le fonctionnaire ses dossiers
Mû par l'essence de mes sens, désirs à assouvir absolument quoiqu'il en coûte
Sans voir au même instant les fondations de ma prison qui se construisent
Allègrement.
Au diable l'avarice, je reste tel qu'en lui-même
Ce diablotin comique et pas trop dévastateur
Jouant des révérences en ne pensant qu'à lui
Reste le point brillant bien caché qu'il faudra bien un jour
déposer sur les bords d'un regard absolu.
Les effleure d'un soupçon de baiser à l'ancienne
Comédien dans l'âme, le désir bien ancré dans le ventre
Et ce côté cabotin qui ne me quittera jamais
Heureusement poussé par une once de lucidité
Je me vois en ce cirque ridicule et généreux
Scellant les paradoxes comme le fonctionnaire ses dossiers
Mû par l'essence de mes sens, désirs à assouvir absolument quoiqu'il en coûte
Sans voir au même instant les fondations de ma prison qui se construisent
Allègrement.
Au diable l'avarice, je reste tel qu'en lui-même
Ce diablotin comique et pas trop dévastateur
Jouant des révérences en ne pensant qu'à lui
Reste le point brillant bien caché qu'il faudra bien un jour
déposer sur les bords d'un regard absolu.
La misère
Face à l'échec, au doute, à la méprise, à l'erreur
J'offre le présent de mon insatiable rêve
La beauté jamais perdue qui se joue de la torpeur
Des réalités banales à pleurer de nos vies sans trêves
Edith l'a chanté et l'a souffert
À mon tour d'ajouter ce peu de lumière
Issu de l'essence de ma misère
De l'insignifiance d'un moi qui s'est perdu dans l'univers
Derrière les barreaux de ma prison construite on ne sait comment
Je regarde mes évasions furtives et encore peureuses
À quand le grand amour qui jamais ne ment
Faut-il assister à toutes ses déchirures le sourire aux lèvres
Et même le chaud au coeur malgré des pensées frileuses
Ou simplement voler sur le béton de cette prison trop mièvre
Comment faire sans les ailes de la solitude
Sans l'espace de la liberté
Sans l'ivresse de donner
Et celle de recevoir aussi pour bien la combler ? La douleur m'a offert la beauté
La joie m'a donné des ailes
L'erreur les a brûlées
Pas de regrets éternels, ni fleurs ni couronnes
L'humour reste, léger
L'amour survole, amusé
Pas de tristesse pour les réprouvés, les bannis
Les esseulés de la tendre enfance
Il y a toujours une source quelque part
Où tremper ses lèvres, mouiller ses mains
Et continuer à aimer.
C'est naïf, peut-être niais mais indestructible.
J'offre le présent de mon insatiable rêve
La beauté jamais perdue qui se joue de la torpeur
Des réalités banales à pleurer de nos vies sans trêves
Edith l'a chanté et l'a souffert
À mon tour d'ajouter ce peu de lumière
Issu de l'essence de ma misère
De l'insignifiance d'un moi qui s'est perdu dans l'univers
Derrière les barreaux de ma prison construite on ne sait comment
Je regarde mes évasions furtives et encore peureuses
À quand le grand amour qui jamais ne ment
Faut-il assister à toutes ses déchirures le sourire aux lèvres
Et même le chaud au coeur malgré des pensées frileuses
Ou simplement voler sur le béton de cette prison trop mièvre
Comment faire sans les ailes de la solitude
Sans l'espace de la liberté
Sans l'ivresse de donner
Et celle de recevoir aussi pour bien la combler ? La douleur m'a offert la beauté
La joie m'a donné des ailes
L'erreur les a brûlées
Pas de regrets éternels, ni fleurs ni couronnes
L'humour reste, léger
L'amour survole, amusé
Pas de tristesse pour les réprouvés, les bannis
Les esseulés de la tendre enfance
Il y a toujours une source quelque part
Où tremper ses lèvres, mouiller ses mains
Et continuer à aimer.
C'est naïf, peut-être niais mais indestructible.
samedi 1 mars 2008
Coeur en miettes
Elle mourut le regard perdu baigné d'un amour impossible à dire
Pas assez de souffle, ses derniers instants
Et mon coeur se brisa, sanguinolent
Je sais bien que ce n'est qu'un rêve, une scène de l'existence humaine
Elle est pourtant là, mêlée aux cognements rapides de cet organe qui me laisse vivre encore un peu
Des larmes d'adolescent sorties du fond de ma poitrine mouillent mes joues chaudes et leur paille teintée de rouille,
Donner tout, mes forces vives, ma présence attentive sans cesse, mon invisibilité, mon inexistence,
Le sang de mon sang
Pour la voir sourire et mourir à son regard, m'y mêler à jamais
Oublier l'illusion d'une sordide séparation
D'un moi tout seul transpercé de tristesse
Dans un monde où la beauté, où toutes les merveilles se rapportent à elle,
Son visage, sa vie, chaque contour de ses lèvres, ses paupières telles les voiles de paradis célestes insoupçonnés, ses cils magiques, sa voix qui me tue et me fait renaître
Balloté dans cet océan furieux où l'écume des vagues est le nectar de la félicité
J'erre dans cette vie sans but, sans aucune cible
Je suis là dans cette infinie misère sans espoir
Avec seulement cet amour total pour elle à chaque picoseconde
À attendre la mort sans même y penser
Peut-être est-ce une vie vécue en vain
Dans le vide de sa présence, de son absence et de ma douleur solitaire
Cette douleur se mêlant au silence du ciel.
Pas assez de souffle, ses derniers instants
Et mon coeur se brisa, sanguinolent
Je sais bien que ce n'est qu'un rêve, une scène de l'existence humaine
Elle est pourtant là, mêlée aux cognements rapides de cet organe qui me laisse vivre encore un peu
Des larmes d'adolescent sorties du fond de ma poitrine mouillent mes joues chaudes et leur paille teintée de rouille,
Donner tout, mes forces vives, ma présence attentive sans cesse, mon invisibilité, mon inexistence,
Le sang de mon sang
Pour la voir sourire et mourir à son regard, m'y mêler à jamais
Oublier l'illusion d'une sordide séparation
D'un moi tout seul transpercé de tristesse
Dans un monde où la beauté, où toutes les merveilles se rapportent à elle,
Son visage, sa vie, chaque contour de ses lèvres, ses paupières telles les voiles de paradis célestes insoupçonnés, ses cils magiques, sa voix qui me tue et me fait renaître
Balloté dans cet océan furieux où l'écume des vagues est le nectar de la félicité
J'erre dans cette vie sans but, sans aucune cible
Je suis là dans cette infinie misère sans espoir
Avec seulement cet amour total pour elle à chaque picoseconde
À attendre la mort sans même y penser
Peut-être est-ce une vie vécue en vain
Dans le vide de sa présence, de son absence et de ma douleur solitaire
Cette douleur se mêlant au silence du ciel.
mardi 26 février 2008
Entre routines et catastrophes
Baladin des abîmes, je m'efforce pafois de conduire cette vie sur un sol ferme
Mais, retrouvant toujours assez vite les vertiges de l'inconsistance, ma vie ressemble plus à de mouvants fantasmes qu'à un cheminement logique.
Bien sûr je sais des méthodes parfaites pour déguerpir de ces marais noyés de brouillards...
Mais, encore un mais de plus, on dirait qu'un être humain n'est pas si simple à conduire. Faire l'aurige n'est déjà pas facile, que dire alors du pilotage d'une Formule Un voire d'un avion de combat supersonique. Inutile donc d'évoquer ce rapport complexe entre nos consciences diverses et ce cerveau, héritage magnifique et ô combien délicat.
Une fois encore, un rai de lumière passe entre les fissures de cette inconcevable complexité. Inconcevable lumière aussi dont je ne sais comment ni à qui elle parvient. Cependant, sans réfléchir, de l'autre côté du miroir sans tain je peux absorber ce don
évident comme le nouveau-né avale sa première goulée d'air.
C'est tout naturel. Pourquoi chercher à savoir ? Le presque noyé se pose-t-il des questions sur le bras qui, surgi des abysses, l'empoigne et le laisse sain et sauf sur la terre mère ?
On dirait que les organes, le système nerveux, les perceptions sensorielles en leur entier participent de ces fissures intemporelles qui nous baignent d'un optimisme vivant, comme s'il était possible de sortir d'un tunnel aussi noir qu'effrayant.
Rêves, cauchemars d'enfant, distorsions mentales, autant d'esclavages potentiels, sauf....Sauf si....Justement....(Et celà me vient tout seul en ce même instant), sauf si, d'une franche spontanéité, elle même issue d'une franche ouverture de ce moi insubstantiel nous pouvions dilater à l'infini cette confiance aussi irréversible qu'inexplicable. Cette confiance en tout : les vivants, les morts, le temps, le ciel, ce que l'on ne voit ni ne comprend pas - ce qui ne ferait pas de nous des imbéciles, bien sûr, confiance ne signifiant pas aveuglement mais plutôt absence de peur. Et les neurones fonctionnent toujours....
Reste la douleur. Douleur plus confiance, voilà qui nécessite un minimum d'étude. Cependant Confiance permet à Douleur d'être assumée par une force plus grande parce que Confiance dépasse ce moi de misère puisque Confiance s'étend sans limites. Logique, non ?
À partir de cet instant magique, Confiance signifie que je ne suis plus seul, mais plus seul du tout. C'est peut-être à ce moment précis qu'il est possible d'écouter, d'entendre, de regarder, de voir, de dépasser les trop anciennes limites et puis, entre routines et catastrophes, de vivre au grand air de la musique des sphères.
Mais, retrouvant toujours assez vite les vertiges de l'inconsistance, ma vie ressemble plus à de mouvants fantasmes qu'à un cheminement logique.
Bien sûr je sais des méthodes parfaites pour déguerpir de ces marais noyés de brouillards...
Mais, encore un mais de plus, on dirait qu'un être humain n'est pas si simple à conduire. Faire l'aurige n'est déjà pas facile, que dire alors du pilotage d'une Formule Un voire d'un avion de combat supersonique. Inutile donc d'évoquer ce rapport complexe entre nos consciences diverses et ce cerveau, héritage magnifique et ô combien délicat.
Une fois encore, un rai de lumière passe entre les fissures de cette inconcevable complexité. Inconcevable lumière aussi dont je ne sais comment ni à qui elle parvient. Cependant, sans réfléchir, de l'autre côté du miroir sans tain je peux absorber ce don
évident comme le nouveau-né avale sa première goulée d'air.
C'est tout naturel. Pourquoi chercher à savoir ? Le presque noyé se pose-t-il des questions sur le bras qui, surgi des abysses, l'empoigne et le laisse sain et sauf sur la terre mère ?
On dirait que les organes, le système nerveux, les perceptions sensorielles en leur entier participent de ces fissures intemporelles qui nous baignent d'un optimisme vivant, comme s'il était possible de sortir d'un tunnel aussi noir qu'effrayant.
Rêves, cauchemars d'enfant, distorsions mentales, autant d'esclavages potentiels, sauf....Sauf si....Justement....(Et celà me vient tout seul en ce même instant), sauf si, d'une franche spontanéité, elle même issue d'une franche ouverture de ce moi insubstantiel nous pouvions dilater à l'infini cette confiance aussi irréversible qu'inexplicable. Cette confiance en tout : les vivants, les morts, le temps, le ciel, ce que l'on ne voit ni ne comprend pas - ce qui ne ferait pas de nous des imbéciles, bien sûr, confiance ne signifiant pas aveuglement mais plutôt absence de peur. Et les neurones fonctionnent toujours....
Reste la douleur. Douleur plus confiance, voilà qui nécessite un minimum d'étude. Cependant Confiance permet à Douleur d'être assumée par une force plus grande parce que Confiance dépasse ce moi de misère puisque Confiance s'étend sans limites. Logique, non ?
À partir de cet instant magique, Confiance signifie que je ne suis plus seul, mais plus seul du tout. C'est peut-être à ce moment précis qu'il est possible d'écouter, d'entendre, de regarder, de voir, de dépasser les trop anciennes limites et puis, entre routines et catastrophes, de vivre au grand air de la musique des sphères.
vendredi 22 février 2008
La vérité

Une tasse de thé au bord des lèvres
Un nuage de lait mouvant
Un peu de sucre roux pour adoucir le breuvage
Et ton visage de joconde avec le charme en plus
La vallée embuée en ce matin paisible, sans personne, sans toît fumant
Les parois de la caverne suintent, même pas une onde de vent
De quoi être secoué de rire lorsque passe une simple pensée de ce monde
Aussi déformé que la goutte de lait se mélangeant sans cesse au thé noir
Alors le rêve, l'art du soi-disant imaginaire ( comme si le ciel ne dépassait pas tout hahaha )
La couleur sans vérité ni mensonge disposée dans le désordre
Et la musique du silence pour divertir l'immensité
lundi 18 février 2008
Trouvé éperdu

Une grande cité, une mégapole, sais-tu à quoi cela peut bien servir cher camarade et ami (depuis le temps qu'on communique on peut au moins utiliser d'autres mots que ceux conseillés par le Parti ) ?
Je vais t'offrir une réponse issue de mes cogitations et aventures slaves, c'est à dire nimbées d'un certain irrationnel.
Un gars du passé, un italien sympa nommé Alighieri- Dante pour les intimes - fit un voyage ( avec un ami nommé Virgile ) en Enfer. La description poétique dudit Enfer ne manque pas de sel ni de poivre. Neuf cercles concentriques à parcourir en s'enfonçant parmi les douleurs qu'exhalent les damnés, classés selon leurs vices. Faut-il y voir la moindre note d'humour ? Quelque part il me semble que oui, de façon totalement cachée ou par référence à certains de ses contemporains...
D'autre part comment ne pas penser à ces mégapoles du vingt et unième siècle où l'on côtoie facilement l'horreur par cercles concentriques jusqu'au bout d'un caniveau ? Bien sûr les trottoirs sont propres puisque les techniciens de surface ne manquent pas, il y a donc une autre route à emprunter pour se rendre dans les couloirs forés par Lucifer.
Je te propose donc les couloirs de conscience entrouverts dans le regard des citadins lorsqu'ils déambulent sur le bitume. Il y a souvent de quoi s'émouvoir, lorque tu es bien luné cela va sans dire, en ressentant du fond de ton coeur un courant chaud qui veut donner la vie et le bonheur en transformant ce magma en lac de montagne aux eaux pures.
Mais toi-même, bien souvent, tu n'es guidé que par un désir, une peur ou un stress ou encore par le mélange des trois, par un néant à combler. Rarement tu marches en regardant la lumière émanant du soufre, du froid morbide, de l'agitation et des tripes fumées. C'est pourtant un tel jour que j'ai rencontré l'artiste.
Oeil brillant, sourire affleurant, invisible et totalement présent. Ce jour-là, camarade et ami, j'ai eu de la chance. Mon foie était tranquille, tout fonctionnait normalement. Il était assis à la terrasse d'un café pittoresque comme tu en rencontre souvent dans les rues de Bruxelles. Il dégustait un ballon de vin rouge sa guitare posée à côté de lui, sur un siège vacant.
J'étais assis pas trop près, pas trop loin, dans l' état d'esprit de celui qui savoure une bonne détente après une semaine chargée. Du coin de l'oeil j'observais l'artiste. Il portait un feutre noir. Puis d'un seul coup son regard m'aspira. On aurait dit que sa conscience balayait tout sur trois cent soixante degrés. Imagine ma surprise lorsqu'il tira son instrument de sa boîte, moi collé à son image, davantage même : collé à son esprit ! ....
Les notes s'envolèrent avec ma dernière once de lucidité.
Lorsque je revins, j'étais toujours assis et l'artiste était parti. Comment décrire les quelques siècles de voyage que je venais de parcourir ?....Seule la poésie pourrait en donner une idée. Je n'étais plus moi, pas plus d'ailleurs qu'un autre. J'étais seulement là, avec une infinité de souvenirs et ce sentiment étrange que mon monde se mouvait en cercles, qu'il était vaste, clair et tout ici. Comme l'aurait exprimé le vieux Chief Dan George sous son teepee, mon coeur volait tel un faucon.
Ha ha ! J'étais amoureux, mon vieux. Amoureux sans personne sur qui foncer tel le faucon sur sa proie! Ha ha ha ! Tout ça sans alcool !
J'ai de nouveau évoqué l'ami Dante qui se dissipa aussitôt. Puis je compris que ces enfers pouvaient aussi bien en faire autant mais je n'étais même plus sûr de leur existence.
Et voilà. Les grandes cités, les mégapoles ou la vie tribale dans les plaines, peu importe camarade, on s'adapte...
jeudi 7 février 2008
Premier matin d'offrande

Soleil encore perdu dans les étoiles
Fraîcheur d'avant l'aube
Ils sont sortis de leur lit de torpeur pour honorer de leur coeur pur
Le premier souffle de l'année.
Même perdus dans ces terres de l'Ouest aux accents d'Asie montagneuse
Ils retrouvent par magie le fil de la toile sans bordures
Réchauffés aux pieds de ce lotus-trône-de-lion
Par cet amour avalant tout l'espace et tous les temps
Si simple
lundi 4 février 2008
Recette première partie.

Prenez quelqu'un d'ordinaire. Vous rajoutez en mélangeant un environnement humain partagé, c'est à dire ondoyant entre facilités, difficultés, divers déséquilibres ( ce dernier mot avec tout ce qu'il comporte de relativités ), voire quelques catastrophes suivies de moments paisibles, quelques paysages envoûtants, un désert torride plus une ou deux mégalopoles grouillantes de bipèdes affairés. Vous nappez le tout d'une sauce génétique épicée, d'histoires d'amour, de haines, de peurs avec un zeste de poésie innée. Le résultat varie selon les lieux et les circonstances de la préparation. En bref, le bipède omega sortira du moule.
à ce moment alpha vous pouvez servir tel quel.
Les variations de goût, de parfum, de sensations tactiles, de décors sonores, d'un ensemble visuel très diversifié et de consciences dans le désordre vous laisseront pantois. Sensation garantie.
Le conseil du chef est d'agrémenter le tout d'un grand crû. Là réside le secret : le choix du nectar.
Les possibilités sont nombreuses mais il en est une sans étiquette, royale à tous points de vue, offrant juste ce qu'il faut d'ivresse et de délectation pour apprécier cette vie issue d'une recette cosmique pour le moins complexe.
Puisque ce nectar n'a pas de nom, il faudra le constituer. Autrement dit chaque convive devra le générer par lui-même, avec au bout du compte une promesse de félicité. Ha ha ha, cher camarade, ça se corse n'est-ce pas ? Pas de panique, le tout est assez simple. Il suffit de quelques conditions de bases évidemment indispensables.
Tout d'abord la conscience très festive d'appartenir à un ensemble convivial de premier choix.
Secondement, du fait des intempéries possibles et autres évènements inattendus, rester concentré sur la tâche sans te laisser distraire.
Troisièmement avoir bien à l'esprit la méthode infaillible pour cette composition exquise, sans droit à l'erreur.
Enfin, ne souhaitant rien d'autre que d'aboutir, envoyer ballader toute autre occupation physique ou mentale.
À partir de ce point, cher camarade, tu es prêt à créer ton chef d'oeuvre.
La suite quand tu auras bien digéré ces premiers points...
dimanche 3 février 2008
Mammifères verticaux, plus ou moins

Y a pas, mais cette masse molle sillonnée de routes tortueuses est bien à l'image de ce que vivent les mammifères debout. Un labyrinthe parcouru par des êtres largués au hasard des coïncidences, sans lampe et sans plan - ce qui serait gigantesque pour ce dernier - errant sottement entre absurde ( c'est une notion en effet ) et constructions factices. Bref, étant un expérimentateur parmi tous les autres de cette cervelle tapée dans ma boîte crânienne, s'il y a une chose qui est claire c'est que l'on ne s'en sortira pas intact. D'ailleurs y-a-t-il entrée et sortie ? La seule chose qui peut encore nous faire rêver, c'est la liberté. La poésie ultime de la vie réunissant les corps, les forêts, les rivières,les océans,les montagnes, les planètes, les étoiles et les superstructures galactiques. C'est bien tout cela. Mais qui voit ? Cet espèce d'animal à peu près conscient ? Cet amoureux de la matière ou du rêve lui-même ? Qui est-il s'il vous plaît, c'est assez limité et frustrant tout cela...
Nous sommes bien en prison, qu'on le veuille ou non... Ou alors......La seule solution entrevue par magie ( c'est le dessert de notre existence, cette magie ) serait le dépassement complet de toutes ces formes de conscience issues, évidemment, de notre lien vital entre un moi assoiffé dont la réalité floue apparaît comme une étrange fiction et un corps dont les multiples combinaisons nerveuses nous ramènent sans cesse à ce moi qui a mal ou qui jouit. Pfffffffffffff....Et qui peut lui-même faire mal ou faire plaisir à d'autre corps...
Y a moyen, c'est sûr, dès que tu entrevois l'impossibilité de toute forme de solitude, cher camarade tombé par inadvertance sur ces lignes transversales, de dépasser tout ça et de dissoudre nos inconvenantes visions étiques.
Finalement, le maître mot est : soulagement. Du coup, heureux et léger, on se prend naturellement d'affection pour tout ce qui vit....
Comment s'y prendre ? Quel raccourci utiliser ? Ha Ha Ha, camarade !
La suite au prochain numéro !
lundi 28 janvier 2008
Le sonnet du 28

Quelles sont ces lucioles surgies de la nuit ?..
Deux nouveaux points d'or pour fixer le temps qui s'enfuit ?
Non, mes amis, c'est le regard d'Amazone galopant sur les nuages
Parmi les éclairs, la foudre et la pluie brillante lissant son délicieux visage
Des naseaux de la monture souffle le vent du sud
Accouru du Nefoud plein de sables et de folies
Elle chevauche en guerrière, autant noble que prude
Tenant les rênes d'un doigt sûr et d'un coeur qui frémit
Pour nous, passants du dérisoire
Il est bon, parfois, de voir
La beauté en furie
D'entendre les cris de la félicité
Lorsque la cravache déchire nos voiles de damnés
Et qu'Amazone, un instant, nous sourit.
samedi 19 janvier 2008
mordre au travers

Machette, coupe-coupe, tringle du regard, pas d'états d'âme sur cette voie dangereuse où le chemin se trace à la force des tripes et à l'aisance du rasoir, sans dommages collatéraux. L'urgence enfouie sous les couches de conscience transpire par bribes. Confusions des attaques nombreuses, rire sardonique issu de nulle part, dépôt de bilan, abrutissement: tout égare.
Sur les bords de la Boutonne aux eaux glacées de Janvier, sinueuse entre ces verdures charentaises toutes de charme vêtues, il respire par saccades, mendiant du regard un appui voire une ombre. Seule aide, cette faim qui le tenaille, ce désir d'un repas noble et bien arrosé face aux chais du port de Saint-Jean. Plus rien n'est compréhensible, entre les naissances et les morts accumulées, la morale, la vie sociale, les buts absurdes ou les cibles mouvantes de son esprit dissolu.....
Seuls le souffle, la crampe de l'estomac, le rêve d'un ultime repas au son glorieux des verres qui trinquent le maintiennent en vie.
Bon, après tout n'est-il pas préférable de s'asseoir afin d'examiner la situation....
Tandis qu'un rire silencieux le secoue, dernière résurgence d'un système nerveux en état de marche, il voit s'approcher ce vieil homme à la casquette fanée et à la braguette pendante....Qui s'arrête, le regard candide, et d'un geste prononce l'invitation à se lever pour rejoindre cette table dressée comme par magie sous ce chêne un peu plus loin. Mais oui, bien sûr, allons-y cher vieux bonhomme.
Là, merveille: flacons aux nuances rouge sombre, plats débordants de venaisons, poissons décorés de leur herbes parfumées, olives vertes et noires, huiles, sauces, petits pains chauds, salades aux accents colorés, beurre ambré au sel des Charentes heureuses et mille plaisirs encore...
Il se dit, pour finir, que la vie est belle. Mieux vaut la prendre comme une femme offerte, sans façons mais avec élégance...
Il se leva et suivit son amphitryon, cet ambassadeur de l'hospitalité d'un pays vert et plus galant encore
lundi 14 janvier 2008
Une belle journée à célébrer

Un beau jour dans le ciel, les nuages, les soleils et même les lunes. À vivre en glissant sur les comètes tout en plaisantant avec les dieux en mode mineur, en chevauchant les diables pour les remercier de leurs pitreries illusoires.
Faisant fi de la douleur générée par les fous qu'elle avale sans y penser, la quintessence de toutes les beautés, la poésie de l'univers s'étend partout.
Les fous s'apaisent, les victimes s'amusent, les affamés se détendent et les tyrans, ces fameux tyrans, les distorsions de nos esprits, s'abaissent pour caresser la tête d'un enfant.
samedi 5 janvier 2008
La dimension du rêve pour dissoudre l'illusion

Émergeant d'un sommeil inouï, après un rêve très explosif, certain grain de sable vit naître quelques consciences au sein d'une des nombreuses galaxies peuplant cet univers en permanente création...Sortant un jour de l'océan primordial, un têtard devint femme...Lorsque soudain, bercé par le soleil et la lune, un rayon chaud pointé par Vénus, au son d'un léger rire de gorge, dessina sur la planète bleue l'ombre d'un homme... Les deux seuls êtres alors au monde mélangèrent un souffle unique en spirales de beauté et renvoyèrent aux étoiles ce regard vivant, embué d'émotion, qui précéda le cri...
...Une histoire comme tant d'autres sous la voûte céleste, alors que je lis mon journal assis dans le métro parisien. Les passagers ronronnent leur bavardages mentaux tandis qu'un calme surprenant, invisible, envahit mon espace vital. Une présence pareille à l'énergie d'une centrale nucléaire, face à moi sur le siège vide. Indescriptible mouvement sphérique, rayons lasers multiples traversant les corps et moi muet, ravi par cette étonnante pureté issue de nulle part. Rien d'autre à part cette évidence d'être témoin d'un acte gratuit et parfait.
Vois-tu, camarade, il y a tant de choses en ce monde que je ne m'effraie même plus de l'inimaginable et je te relate les faits tels quels...Pas entièrement cependant... puisqu' il y avait quelqu'un ce jour-là, face à moi, lorsque cette force se manifesta. Un homme impavide. Sous la chair humaine, je compris en un instant la vanité des apparences, le pouvoir de l'esprit sur toute chose...Et puis je n'avais pas de journal... J'étais au contraire suprêmement attentif... Pourtant rien ne s'était passé, de manière sottement visible, durant ces quelques secondes. Avais-je rêvé ?.. Pas plus, en tout cas, que je ne rêvais cet espace relativement étroit où nous étions tous confinés...
Aujourd'hui ma mémoire est restée fidèle puisque cet instant date d'il y a quelques décennies.
Je viens même de rêver à travers les yeux de deux êtres d'une autre planète temporelle à ce qui meut le coeur des vivants. Et j'ai compris que la dimension du rêve était la mienne, plus forte que les cauchemars environnants que l'on appelle trop souvent réalité, auxquels nos peurs nous soumettent.
Cela m'a rendu la liberté, la solitude immense et l'ouverture sans nom qui peut dissoudre tous maux, même mes propres rêves lorsque je découvre, justement, que je suis loin d'être seul.
dimanche 30 décembre 2007
Passages

La nouvelle année dite solaire, basée sur l'un de ces cycles figés inventés par des hommes étranges, entrouvre ses portes... Qui passera où ?.. Je serais bien en peine de le décrire. Les passages sont nombreux, intervalles entre nos naissances et nos morts, nos moments de grâce et nos expériences des enfers, le va-et-vient des amours, des emmerdes ( pour citer Aznavour ), des mille histoires d'une vie, ces banalités exaspérantes parfois. Mon coeur balance entre des milliards de consciences à travers époques et contrées et une profondeur dépassant tous mes concepts, un lieu où le nombre, le nom, la forme, toutes les sensations, toutes les perceptions, les émotions les plus variées s'enroulent en gigue légère sur le balcon de l'univers.
Mes frères sioux, cheyennes ou algonquins savent à quoi colle mon rêve. La cérémonie sacrée n'est pas celle qui croûle sous les orgues d'une cathédrale gothique encensée et gigantesque, pesant sur des milliers d'épaules comme une terreur crispée. Elle vient de cette chaleur vive sous le poitrail, celle qui génère tous les courages dans une hutte de sudation ou dans la forêt après quelques jours de jeûne solitaire en attente de la vision. Les cerveaux ne sont pas séparés des coeurs qui pompent le sang chaud lorsque l'on prie Wakan Tanka, lorsque ces petites pensées, ces mouvements mentaux dérisoires ne rident même plus la surface de notre esprit.
Chaque situation signifiante est alors l'occasion d'une danse, d'une offrande au ciel inaltérable, d'un chant venu des tréfonds de la vie elle-même.
Où es-tu, tribu sacrée qui m'a fait voir l'amour simple, brut et l'harmonie en toutes choses ?
mardi 25 décembre 2007
Nativité ou naissance ?

Noël à l'envers c'est Léon - on ne va pas se crisper sur des accents - et donc léonin. Le roi des animaux au rugissement vainqueur, c'est assez plaisant comme image plutôt que celle d'un sapin dont le bois sert, c'est bien connu, à la fabrication des cercueils. Bel arbre au demeurant, évocateur de montagnes enneigées et d'étoiles par millions. Pas de guirlandes de crânes, hélas, ce symbole non chrétien ferait peur à tout le monde. Bien dommage d'ailleurs que ce soient les peurs qui façonnent, en fin de compte, la pratique des religions. Elles n'insistent jamais beaucoup sur des vues saines et amorisantes. Parce que tous les discours que ces religions génèrent finissent toujours par la condamnation de quelque chose ou de quelqu'un... Heureusement que ce dernier nom commun n'est utilisé qu'en une seule partie. Alors... Nativité, étoile du berger et tutti quanti... Telle histoire issue du Rig-Veda et des upanishads bien avant que les rois mages dans le désert ne poursuivent un scintillement céleste... En bref les hommes ont besoin de poésie et de rêve. À force de s'entretuer de toutes les manières possibles, visibles et invisibles, une petite pause s'impose. Peu importe, finalement, que ce soient toujours les mêmes histoires qui se transmettent d'une religion plus ancienne à une autre plus récente. Ce qui compte, c'est de vivre un instant avec le coeur nu et non encore déchiré d'un enfant. Une nouvelle naissance chaque année, une nouvelle chance donnée, n'est-ce pas là la réalité du message ?
dimanche 9 décembre 2007
Aube

Voila la pointe du grand est piquant le ciel de sa première chaleur. Pour nous offrir la vue et la vie. À nous, dérisoires petits monceaux de chair outrée de sang sale, nains gesticulants, pontifiants pontifes ou cadavres abrutis embusqués dans des cités schizophrènes. Voire tout cela à la fois. Et voila qu'il suffit d'un regard. Le regard. Les roquets se calment, les nains se font tout petits et les cadavres rosissent tandis que les pontifes prient, pour une fois...
L'aube a pris la forme de ce visage solaire, de ce regard qui réchauffe, de cette invisible pouvoir d'inimaginable guérison. On dirait que sur la terre est réapparu l'humain lignage. Les méandres sous les crânes ressemblent enfin à des croisements lumineux, des confluents de rivières claires où circule une eau rouge et saine.
Les tambours font revivre le rythme des vents jaillis des milliards de mondes...
Plus personne n'a envie de tuer, de massacrer, de faire régner, d'autoriser ou de caqueter. On est assis pour la célébration du millionième matin, différent et toujours le même pourtant...
Ma voix de basse se joint à l'hymne qui monte, l'espace et le temps se marient, il n'y a plus rien à penser puisque tout est parfaitement clair. Plus à disserter, plus à chercher, plus à comprendre....Plus à souffrir, quelle qu'en soit la manière...
À ce moment précis, surgi des gouffres de l'Univers, grondant et immense, un son menace d'exploser. Une puissance apocalyptique en émane. Nous sommes tous au bord de ce roulement sourd qui émergera dans un instant...
Plus aucun souffle dirait-on ?...
...Et soudain, venu de partout à la fois, quoique d'une étonnante douceur alors que le monde s'attendait à l'explosion initiale, un rire mélodieux emplit le ciel. Pas une gorge qui en réchappe, pas un souffle qui n'y paticipe...Comme un étirement d'aise après un bon sommeil, une infinité de bouches se plissent pour enfin expirer le pur cristal de la vie renaissante.
Voila...
Une aube comme toutes les autres malgré d'étranges voiles ressemblant aux tentes fermées de nomades endormis alors que le ciel est déjà clair.
lundi 19 novembre 2007
Hommage

Tu es la servante céleste, l'oeil d'un beau noir et la mâchoire de fer.
Tes gestes palpitent comme des balles traçantes arrosant les nuits, volonté d'airain et douceur de marbre.
Il n'en faut guère plus pour aimer ce spectacle. Même si...
Nous servons la même perfection au coeur de la même guerre. Même si...
Je ne connais pas tes ennemis intimes, seule ta rage sous contrôle m'en laisse deviner la puissance.
On ne trouve pas ta beauté, elle s'empare.
Sur la pointe de tes cheveux j'ai vu un pied magique dont l'orteil dressé menace les flous de toutes nos vies.
Je m'incline sous le sifflet des balles dont l'harmonieuse mélodie m'offre à chaque fois le courage de pointer encore et encore le canon de mon neuf millimètres sur des fantômes à ne pas abattre.
Et je ris souvent de ces tours de passe-passe dont la dérision me fait rêver encore plus. Tout cela parce que je n'ai jamais perdu le cran de te regarder.
Ni la gifle glacée du mépris, ni les apparences de l'amour n'entament la précision de mon tir. Même si....
Les fantômes s'amusent et c'est tant mieux. Ma carcasse meurtrie, mon sang mêlé de tous les poisons n'ont pas eu raison de cette ardeur guerrière.
Grâce, grâce, grâce à toi. C'est cela mon hommage.
Je ne redoute même pas les magnifiques obus de mortier lourd et je verse souvent des larmes de lait.
La poésie est le meilleur des espions parmi les fantoches de l'illusion. Elle s'infiltre partout et nous renseigne sur les routes à emprunter.
Cet emprunt qui mène à la somme de toutes les beautés.
Intro


Voilà. Je dégaine le crayon et les mots crépitent. Ça défouraille et je sens déjà les impacts sur ces cibles mouvantes que sont les pensées. Mon vietcong personnel. Il attaque comme de coutume par surprise de tous les côtés à la fois. Pas de chemin de repli, c'est mon seul honneur.
Seule ombre au tableau, je combat à l'arme de poing, un Sig Sauer d'excellente qualité mais un peu faible face au nombre. Et à l'arme blanche pour le dernier coup.
Si on se bat c'est pour offrir sa vie, non ? Mais pas comme un lâche. Rien à faire.
Aujourd'hui est fait pour l'hommage. Et je vais le rendre. C'est inutile, je le sais et c'est d'ailleurs pour cela que c'est encore plus beau. Voir la scène finale de Cyrano de Bergerac, camarade.
Desseins

Des seins, desseins, essaims, comme on veut....Pour ce qui est de dessiner sa propre vie avec des mots, bonne chance camarade ! Et pour ce qu'il en est des maux, encore meilleur ! On ne va pas se filouter soi-même avec toutes sortes de petites danses légères exprimées comme le papillon qui va mourir tout de suite. En bref, laissons-là tous ces ratages maladroits ( on peut rater avec adresse mais c'est d'une autre subtilité et je ne me sens guère concerné ).
L'amertume est un goût lié à des propriétés médicinales - en général excellent pour le foie, cet organe souffrant de nos excès - idéale lorsque testée grâce aux infusions d'artichaut.
Donc...
Désenchantement face à ma propre médiocrité, je le dis sans hontes. Comme mon frère François il ya quelques volées de siècles je les ai déjà toutes bues. De vraies tisanes d'ailleurs, question amertume. Serait-ce que nos nullités nous ouvrent un passage magique ? Voilà encore un de mes rêves sans doute mais il est vrai que de toute façon il s'agit d'un rêve sinon quelle absurdité n'est-ce pas ?
Cependant, vu d'une autre rive, celle de nos réussites - voire pire, de Notre Réussite -l'amertume se transforme bien sûr en une certaine douceur, et, horreur peut-être, en satisfaction repue. Là dessus camarade, faut voir sur quoi repose ce sentiment trouble d'une seulâbre sérénité. Tu vas dire que je me pose trop de questions, bien sûr. C'est la remise en question te répondrai-je, seul moteur de nos existences libre de l'aliénation à quelque fioul que ce soit puisque cela ne se passe que dans notre esprit.
Donc...
je danse en boîtant sur ce monceau d'incertitudes, de doutes et de médiocrité si ce dernier mot peut encore avoir un sens commun aujourd'hui.
Je danse sur des lieux communs dont il faudrait réaliser une nouvelle exégèse pour aider le bon peuple dont moi, camarade.
Mais le sentiment, le vrai, se noie tous les jours dans l'effort. L'effort qui n'est pas mon fort puisque je suis un des rares paresseux durs à la peine.
Et en plus je danse. Sous ma grosse tête touffue de fils gris, blancs et châtains aussi.
Ma cervelle tourne à un certain régime et mon coeur bafoué ressemble pourtant à une roche fouettée par le ressac dont mille étoiles réagissent au moindre rayon de soleil ou de lune.
Voilà ma confession non vaticane, c'est assez pour aujourd'hui. Cette mise à nu sans en avoir l'air sous les desseins de la providence et les dessins de millénaires douleurs, je l'offre en pâture à ceux qui voudraient s'en nourrir.
mardi 13 novembre 2007
Guerre
Sous le feu et dans le sang avec les tripes nouées dans un combat absurde il ne reste que la beauté immédiate de la vie, le coup de feu sur la cible et l'enfer direct sous le ciel immaculé, témoin de tout sans la moindre altération. La rage est une bouillie sans nom. Il n'y a que le combat et le crépitement des armes pour sentir le vent soufré, la bouche sèche, le voyage de la chair condamnée d'avance et la discipline du seul honneur qui reste. Sans le temps de la peur, nuage évanescent.
jeudi 25 octobre 2007
Sacha
« Il faut être digne du malheur qui nous frappe sinon nous ne sommes que des victimes et nous ne pouvons en profiter...»......Ou encore :
« Un homme intelligent est moins intelligent que mille imbéciles qui se cotisent pour comprendre »... Cher Sacha, tu nous manques !
« Un homme intelligent est moins intelligent que mille imbéciles qui se cotisent pour comprendre »... Cher Sacha, tu nous manques !
dimanche 21 octobre 2007
Straight to the point

Tu es seul sous ton toit avec le ciel bleu par dessus - ah mon cher vieux Paul - et tu as souffert.
Un corps humain, nu et calme, le regard aussi bien en dedans qu'au dehors. Seul. Mais il suffit d'une pensée et l'univers entier est là. Il regorge des joies et des douleurs inhérentes à sa nature de réceptacle de tout ce qui vit... En Irak, au Liban, dans le Grand Nord parmi les morses et les ours sauvages... Maintenant et il y a mille ans... Avec le souvenir immédiat d'une bouche aux contours sensuels et remplie d'amour chaud.. D'une féminité sans identité mais aussi réelle que ton coeur se déployant dans l'invisible, stimulé par cette lumière qui te comble. Le soulagement de la vie miroite ce matin dans le silence de la piaule où tu viens d'oublier ton nom.
C'est l'immensité du voyage suspendu à tes respirations légères qui court dans tes veines comme dans les rues... Jusqu'aux galaxies ni proches ni lointaines puisqu'elles sont là, taquinant le temps qui, lui, a oublié de courir.
Bon sang, quelle beauté!
Tes rêves sont autant des rêves que le monde est réel, il y a de quoi fondre de tendresse et câliner tout ce qui vit même déchiqueté, explosé, hurlant aux vautours... Ces vautours se transformant aussitôt en aigles, en moineaux, en mouettes attrapant au vol les bouchées de pain que tu lances en riant.
Tu sais que tu ne vas nulle part.
Tu attends simplement que les brumes se dissipent pour laisser la place au soleil de ta planète, bleue comme les plus magnifiques océans sur lesquels tu rêves encore souvent de naviguer...
Voilà de nouveau que tu accostes sur ce motu. Laissant là le canot tu t'assieds sur le sable blanc, regardant ton bateau se balancer impavide sur les eaux du lagon... Elle s'approche, la fleur de Tiaré à l'oreille et tu es agréablement surpris de découvrir un pied fin, délicieux, rare en ces contrées...
Tu es encore une fois ennivré par cette soie unique : la peau parfumée des polynésiennes. Même sa voix est soyeuse en roucoulant les «r»...Est-il possible que dure cette perfection ?..
Non, bien sûr, puisque tu es allongé sur ton lit, sous ce toit où la pluie cliquette. Tu reviens de ton rêve...Mais un instant suffit pour y être à nouveau.
Mon cher, tu es complètement réconcilié avec le monde.
lundi 8 octobre 2007
Couac

Tout semblait se tenir mais il n'avait pas vu cet oiseau bizarre dressé sur le tabouret, en attente d'un évènement que nul autre n'aurait pu inventer.
Le bar jouissait des ombres du petit matin, dans cette crasse arrosée d'eau pour mieux écraser les poussières sur le plancher.
Sobre, il ne voulait rien et s'était posé comme le passant regarde une vitrine, assis devant les verres vides et les cadavres de la nuit.
L'oiseau d'un coup d'aile disparut. Que signifiait cet augure ?
Un frisson lui fit comprendre : une ombre encore plus sombre le regardait du fond de cette pièce vivant aux seuls reflets des bouteilles alignées.
Dehors l'océan s'agitait un peu pour mieux lécher la plage.
L'ombre s'avançait découvrant un visage sublime et des pommettes brunes sous un regard que les cils n'osaient interrompre.
Elle était belle, inimaginable, unique comme un coup de couteau. Il se croyait contemplatif, il se trompait. Blasé, le choc fut encore plus violent.
Elle s'assit, la reine de ces lieux déserts, lui toucha la main du bout de ses ongles parfaits. Une telle douceur irradiait de ce contact qu'il n'en respirait plus. Alors, il sut. Et cette découverte insensée ne pouvant être traduite il ne put qu'expirer son dernier râle d'ignorant. Une inspiration plus tard il renaquit au grand jour - ou à la grande nuit d'ailleurs, quelle importance? - sa solitude s'étant magiquement dissoute dans cette féminité impossible. Ses tatouages virils lui couraient sur la peau, derniers vestiges d'une autre vie.
Ils se levèrent après un long moment et sortirent goûter le sable avec leurs pieds ailés. Puis ils disparurent dans la beauté des nuages.
dimanche 30 septembre 2007
Ajustage
Je suis un concours de circonstances, apparues ici, disparaissant par là
sans cesse en mouvance, si bien que celui qui écrit est déjà différent de celui qui parle.
Comme disait le vieux grec, on ne se baigne jamais deux fois dans la même rivière. Ce à quoi un collègue lui rétorquait qu'on ne se baigne même pas une fois dans le même cours d'eau.
Au sein d'une telle confusion, comment s'y retrouver ? La réponse est facile : rester naturel sans ajouter rien à quoi que ce soit, laissant les pensées naître et se dissoudre. Enfin, se baigner et profiter de la fraîcheur de l'onde avec, pourquoi pas, un verre de martini dry plus zeste de citron dans une main et la rondeur de hanche d'une naïade dans l'autre.
sans cesse en mouvance, si bien que celui qui écrit est déjà différent de celui qui parle.
Comme disait le vieux grec, on ne se baigne jamais deux fois dans la même rivière. Ce à quoi un collègue lui rétorquait qu'on ne se baigne même pas une fois dans le même cours d'eau.
Au sein d'une telle confusion, comment s'y retrouver ? La réponse est facile : rester naturel sans ajouter rien à quoi que ce soit, laissant les pensées naître et se dissoudre. Enfin, se baigner et profiter de la fraîcheur de l'onde avec, pourquoi pas, un verre de martini dry plus zeste de citron dans une main et la rondeur de hanche d'une naïade dans l'autre.
lundi 24 septembre 2007
Le pic du corbeau
La carcasse dont tu profites se noie dans la cendre
Même en altitude les oiseaux de proie gémissent sans comprendre
Lambeaux arrachés de ta conscience ivre
C'est maintenant, la solitude qui délivre
La douleur comme compagne et la folie pour guide
Seul le grand mât tient sur le pont du vaisseau
Ça transperce la brume, hurle aux vents et ricane comme un damoiseau
Où est passé ce beau silence dont la soie couvrait ton cou livide?
La tristesse qui pend comme ces cheveux bouclés
La soif impatiente, nerveuse, égoïste
Et ce coup familier dans le coeur qui persiste
Alors tu inspires ces océans saccagés
Jusqu'au cri du corbeau dans son hiver noir
Et tu vomis ta lumière, méprisant tout espoir
Même en altitude les oiseaux de proie gémissent sans comprendre
Lambeaux arrachés de ta conscience ivre
C'est maintenant, la solitude qui délivre
La douleur comme compagne et la folie pour guide
Seul le grand mât tient sur le pont du vaisseau
Ça transperce la brume, hurle aux vents et ricane comme un damoiseau
Où est passé ce beau silence dont la soie couvrait ton cou livide?
La tristesse qui pend comme ces cheveux bouclés
La soif impatiente, nerveuse, égoïste
Et ce coup familier dans le coeur qui persiste
Alors tu inspires ces océans saccagés
Jusqu'au cri du corbeau dans son hiver noir
Et tu vomis ta lumière, méprisant tout espoir
dimanche 23 septembre 2007
Nuits troubles
Au jardin calme apparurent les foules, mi-grotesques, à peu près pitoyables
Comme ce spectacle quotidien au sein de mes affres
Les beautés brûlées, les parfums évanouis otages de la vanité des sables
Dans ce désert ni pureté, ni jeunesse, ni vieillesse ... Le monde bâfre
Ogres qui roucoulent, amers désenchantés
Hères sans feu, visages sans vie, comme la douleur qui nous ment
Personne n'ose goûter le sel de l'enfer, l'épice de la liberté
Même les enfants fatigués, déjà, déclinent la grammaire des déments
Ce n'est pas faute d'essayer, de mettre son coeur à nu
Mais le vaste crassier a bouché les veines vives de nos corps secrets
Qui distingue encore au fond de la mine le sourire discret ?
L'humour, la bonté légère, la tendresse crue ?
Les familles ébahies, dispersées dans l'oubli
Se gorgent des opiums que leurs peurs ont fournis.
Comme ce spectacle quotidien au sein de mes affres
Les beautés brûlées, les parfums évanouis otages de la vanité des sables
Dans ce désert ni pureté, ni jeunesse, ni vieillesse ... Le monde bâfre
Ogres qui roucoulent, amers désenchantés
Hères sans feu, visages sans vie, comme la douleur qui nous ment
Personne n'ose goûter le sel de l'enfer, l'épice de la liberté
Même les enfants fatigués, déjà, déclinent la grammaire des déments
Ce n'est pas faute d'essayer, de mettre son coeur à nu
Mais le vaste crassier a bouché les veines vives de nos corps secrets
Qui distingue encore au fond de la mine le sourire discret ?
L'humour, la bonté légère, la tendresse crue ?
Les familles ébahies, dispersées dans l'oubli
Se gorgent des opiums que leurs peurs ont fournis.
lundi 17 septembre 2007
Payer pour donner, gratuité des tranquilles et des marrants

« La peste soit de l'avarice et des avaricieux ! » faisait dire Jean-Baptiste à l'un des personnages de sa pièce. Ouais. Le problème c'est que cela s'applique, en toute vraisemblance, à la race bipède en général, c'est à dire nous.
Notre manière d'appréhender l'existence, cette soif, ces peurs, cette absence d'une capacité de librement donner - sauf exceptions qui confirment la règle, comme d'habitude - voilà les maladies mentales régnant en maîtresses sur nos courtes existences. À force de vouloir absolument tester tous les régimes ( ça, c'est à prendre aux premier, deuxième et troisième degrés comme tu t'en doutes ), on oublie de mordre dans la vie et de se repaître de la générosité que la nature toute entière nous offre sur un plateau. Comment veux-tu donner quoi que ce soit d'ailleurs, si tu n'es qu'un sinistre ascète morfondu dans ses macérations. Comme l'a dit l'amérindien Black Elk ( ceci fut rapporté par l'excellent Jim Harrison dans son magnifique récit « Aventures d'un gourmand vagabond » ) :
Voilà. Au moins la rondeur évite-t-elle les blessures causées par nos attitudes parfois bien anguleuses.
Tout est dans la soif.
Et la faim par voie de conséquence.
Ce n'est qu'une question de technique alliée à un état d'esprit bien précis.
Comme à notre première respiration d'ex-noyé dans les chaleurs humides du ventre maternel, il a d'abord fallu prendre. Avaler goulûment. Bon.
C'est seulement par la suite que les choses se gâtent. Modes, drôles d'éducations religieuses, transmissions génétiques frelatées et autres nombreux facteurs
sociaux font de nous des espèces de robots sans âme et surtout sans la moindre capacité de prendre une décision digne de ce nom.
Je ne parle pas bien sûr du fait de choisir le métier de menuisiser ou de décider de parier sur tel cheval au prochain tiercé. Il s'agit de décisions à la fois plus légères et plus mûres. Ce qui paraît totalement contradictoire, j'en conviens.
C'est une question d'approche.
Une approche de cet art de vivre sa vie qui nous fait souvent défaut, chacun à notre manière, bien sûr : nous sommes tous des cas uniques.
Par exemple, lors d'une fête familiale, découvrir, grâce à une présence pleine et entière, que la tête de veau sauce gribiche est un véritable délice pour notre palais, surtout si elle est accompagnée d'un délicat Sancerre. Cela n'a rien d'extraordinaire mais implique suffisamment de participation à l'état d'être vivant pour être noté. C'est la base même de l'approche de ou des décicions que nous pourrions prendre dans notre vie : quelque chose de parfaitement conscient, par goût, par aspiration de coeur... Avec une claire volonté dans tous les cas. Même si rien n'est formulé dans nos méandres mentaux. C'est en nous. C'est ça et rien d'autre, simplement.
Voilà déjà un bon début pour arpenter les trottoirs de nos vies en sachant plus ou moins reconnaître notre chemin et le cap que l'on suit.
À partir de cette attitude, tout est possible même l'inénarrable. C'est ce dont je suis heureux d'être convaincu pour moi-même.
Pas de projections dans le futur, ni futiles, ni ambitieuses puisque le cours de nos vies trace sa route comme le fleuve qui va se jeter, plein d'ardeur, dans l'océan.
« Le pouvoir de l'univers oeuvre toujours en cercles, si bien que tout le monde
essaye d'être rond. »Voilà. Au moins la rondeur évite-t-elle les blessures causées par nos attitudes parfois bien anguleuses.
Tout est dans la soif.
Et la faim par voie de conséquence.
Ce n'est qu'une question de technique alliée à un état d'esprit bien précis.
Comme à notre première respiration d'ex-noyé dans les chaleurs humides du ventre maternel, il a d'abord fallu prendre. Avaler goulûment. Bon.
C'est seulement par la suite que les choses se gâtent. Modes, drôles d'éducations religieuses, transmissions génétiques frelatées et autres nombreux facteurs
sociaux font de nous des espèces de robots sans âme et surtout sans la moindre capacité de prendre une décision digne de ce nom.
Je ne parle pas bien sûr du fait de choisir le métier de menuisiser ou de décider de parier sur tel cheval au prochain tiercé. Il s'agit de décisions à la fois plus légères et plus mûres. Ce qui paraît totalement contradictoire, j'en conviens.
C'est une question d'approche.
Une approche de cet art de vivre sa vie qui nous fait souvent défaut, chacun à notre manière, bien sûr : nous sommes tous des cas uniques.
Par exemple, lors d'une fête familiale, découvrir, grâce à une présence pleine et entière, que la tête de veau sauce gribiche est un véritable délice pour notre palais, surtout si elle est accompagnée d'un délicat Sancerre. Cela n'a rien d'extraordinaire mais implique suffisamment de participation à l'état d'être vivant pour être noté. C'est la base même de l'approche de ou des décicions que nous pourrions prendre dans notre vie : quelque chose de parfaitement conscient, par goût, par aspiration de coeur... Avec une claire volonté dans tous les cas. Même si rien n'est formulé dans nos méandres mentaux. C'est en nous. C'est ça et rien d'autre, simplement.
Voilà déjà un bon début pour arpenter les trottoirs de nos vies en sachant plus ou moins reconnaître notre chemin et le cap que l'on suit.
À partir de cette attitude, tout est possible même l'inénarrable. C'est ce dont je suis heureux d'être convaincu pour moi-même.
Pas de projections dans le futur, ni futiles, ni ambitieuses puisque le cours de nos vies trace sa route comme le fleuve qui va se jeter, plein d'ardeur, dans l'océan.
Les paramètres de la foi
Que voulez-vous y faire ? On s'adapte, du moins on essaye. Ce qui me chagrine dans tout cela c'est l'extraordinaire confusion des bipèdes affublés de capacités mentales. Tous les ennuis viennent de là. Ne crois pas que je veuille me soustraire à ce dernier ensemble de ballerines intellectuelles - ou se croyant telles : c'est en quelque sorte ma grande famille. Ha !
Résumons : attitudes de mammifères enrobées d'émotions complètement sauvages, analyses de cerveaux plus ou moins formés pour ne pas s'ouvrir à davantage de sang régénérateur, avec comme résultat des confusions ou des certitudes ( ce qui est pire ). C'est le lot de toutes les civilisations gagnées par la décrépitude, surtout celle-ci qui s'efforce magistralement de faire croire le contraire, grâce à l'aveuglement, à la soif inextinguible de divertissement et autres consommations proposées par le siècle ( panem et circenses, ce n'est pas nouveau ), grâce à la « science » qui lâche quelques infos fascinantes et convertit son savoir en os à ronger et autres amusements , en nouveaux jouets pour cannibales de la vie quotidienne. Inutile de donner les détails que chacun connaît par coeur.
La médecine évolue et la maladie - disons les malades, dans ce sens - aussi, merci.
Il reste, comme d'habitude, la foi - mot dangereux - qui nous propulse instantanément dans des domaines de certitudes inavouées, pas toujours très claires de la même façon pour tout le monde, dans les célestes palais de ce que l'on a toujours appelé : religion.
Et quand on voit ce qu'elles ont offert au monde depuis toujours, je ne suis pas très convaincu. Ou alors les deux à la fois.
Et le sang coule, la douleur mise en exergue offre tous les tremplins menant à la folie. L'égoïsme - jamais mort celui-là - draguant les consciences avec ce toupet qu'on lui connait.
Comme par un sulfureux hasard, les armes à déchiqueter les chairs des bipèdes accroissent leur pouvoir de tuer, en qualité et en quantité. Pas de commentaires sur ce dernier point, tout le monde est face à l'évidence.
« Il est grand le mystère de la foi » chantaient les petits enfants...Tout ce que j'ai envie de dire, c'est que ce mystère est dangereux pour tout le monde dès que l'intelligence, ce terme reconnaissable entre tous, notre seule arme valable, est mise de côté. Par mégarde sans doute.
En bref, ne t'étonne pas de mon goût pour les îles tropicales et les lagons solitaires. Là au moins, l'océan repose la vue même si l'on est con et la beauté des nuages nous raccommode avec le ciel sans tâche, merveilleux de tonalités azures.
Là, peut-être, peut-on prier avec foi en sachant parfaitement ce que cela signifie.
Et même boire un coup entre copains, de temps à autre, histoire de ne pas sombrer soi-même - encore une fois - dans le camp des donneurs de leçon remplis de certitude. Donner, c'est bon. Donner du vrai bonheur c'est délicieux.
Là c'est du grand art et j'ai encore tout à apprendre...Actuellement je pense au Vanuatu mais j'ai toujours ce penchant pour les maoris...
lundi 10 septembre 2007
L'abattage des cartes


Imagine un lundi pluvieux, ambiance lourdingue dans les rues et sur les visages avec en prime ta propre déprime. Tu auras le tableau flamand rempli de voiles gris qui dépeint la tristesse de ton sentiment d'absurde et d'inutile. De ta propre insuffisance, de tes ratages s'amenant en masse pour grincer dans ton mental déjà grippé, rouillé, maculé de cambouis. Les cartes sont tombées. Sur la table de ce qui te reste d'honnêteté, disons de lucidité. Et quelque part, tu t'en fous quand même, parce que tu as fait ce que tu as pu. Humilité ou fier orgueil n'ont même plus de sens, on est trop nombreux sur cette planète à souffrir, à jouir ou à n'importe quoi. Tu vois tes proches comme dans un rêve et le seul esquif auquel tu t'accroches, par réflexe ou par éducation, c'est le quotidien de tes actes, de tes petites obligations. Parfois tu bois, tu fumes, tu t'abrutis rien que pour essayer d'atteindre un hypothétique silence de bien être. Illusion et tu le sais parfaitement. C'est maintenant, face à la durée, alors que ton coeur profond essuie une attaque d'artillerie permanente autant que vicelarde, que tu ne mesures plus rien en attendant ta propre disparition. Pas de désespoir, pas trop d'espoir non plus d'ailleurs, mis à part des petits trucs au ras des pâquerettes, et toujours cette sensibilité innée à la beauté, à la bonté , à l'amour qui apparaîssent parfois, rarement, dans un regard.
Et puis ton rire, cette capacité à dénicher n'importe où le comique d'une situation ou d'un con, ou d'une conne, parce que ça existe dans ton monde même s'il est frelaté.
Comme tu vois il te reste encore de l'orgueil, du mépris et tu n'es pas tout à fait mort.
lundi 3 septembre 2007
Ce même moment
En cet instant même, je mesure le dérisoire espoir, la dérisoire crainte d'un quelconque lendemain. Le temps en tant que tel n'a aucun sens si la vaste respiration du ciel n'habite pas consciemment le coeur de chaque être vivant. Je m'explique : l'ouverture permanente du coeur et donc de nos fonctions mentales sont nos seuls authentiques alliés au fond des méandres de nos multiples consciences sans cesse martelées par les limitations grossières de nos égotistes points de vue. Le mot vue employé faute de mieux pour qualifier les vieilles taupes que nous sommes.... sans offense...
lundi 27 août 2007
La lumière, la folie ?
Ces deux derniers jours , mon frère, seul dans ma masure de poète, je fus ébloui de lumière intérieure, calme, et les larmes qui perlaient à la commissure de ces paupières et de ces yeux que j'appelle miens étaient la rosée du premier matin ou des éclats de diamants, que dire? La beauté et l'amour se rejoignirent à cet instant et pourtant, je t'assure, j'étais seul, physiquement seul, baignant dans la félicité de ce monde qui nous est si inconnu, finalement. Les molécules vivent, les atomes se composent entre eux, tu es mathématicien et biologiste non ? Je ne sais quelle réponse donner, je suis ignorant et stupide et la seule qualité que je puisse percevoir en mes tréfonds, c'est cet amour infini et inexplicable, impossible à transmettre par le verbe à qui que ce soit. Quelque part, je m'en fous, quelque part, c'est indicible. Oh oui! Je connais ! « Margaritas ante porcos»....Même eux je les aime pour leur offrande de chair si douce...Je n'ai plus peur de mourir mon frère. Cet appendice d'humain que je suis ne se soucie aucunement d'un quelconque futur et utilise le présent pour amuser les foules....Je vole dans un ciel vide de tout cela et toute ma force est là : donner à quelque être «with an open mind» ces gouttes de pureté....Cela semble si impossible de nos jours, en ce soit-disant 21º siècle....Ha Ha Ha quelle connerie ! Tu sais que je t'aime, c'est pour cela que je te parle sur ce blog plus ou moins ouvert à un certain «public», mot qui me fait marrer. Je te le dis pour une finale juste : L'amour, cette luminosité illimitée selon ce que l'on en fait, si ce n'est pas mélangé au poison du vulgaire, est la porte du ciel sans commencement. Là, il y a tout à donner jusqu'à ses propres tripes, sa moëlle et tout le reste, on s'en fout. Mais l'esprit clair, lui, est immortel.
Quelle merveille pour l'alchimiste que le millième matin. Quelle merveille pour deux adolescents qui se voient pour la première fois et qui, en un regard, en un instant, tournent avec tous les univers et toutes les galaxies, parcequ'ils ont franchi cette porte invisible du pur amour.
Je t'embrasse , frère vagabond,comme moi, et te souhaite la mort la plus douce et la plus tardive possible.
Moi, vieil esclave, je balade encore cette carcasse sur les trottoirs des cités modernes, secoué de rire parfois devant la pitrerie inconsciente qui se donne en spectacle mais je joue profil bas. La poésie est une femme qui doit se montrer une fois tous les mille ans, sans doute. Mais en regardant bien, tu peux l'apercevoir, de façon fugace. C'est alors un rayon de force qui te recharge pour un temps.
Voilà, j'arrête ces balivernes qui furent écrites pour , avec un peu de chance, réchauffer quelque coeur ouvert...
Quelle merveille pour l'alchimiste que le millième matin. Quelle merveille pour deux adolescents qui se voient pour la première fois et qui, en un regard, en un instant, tournent avec tous les univers et toutes les galaxies, parcequ'ils ont franchi cette porte invisible du pur amour.
Je t'embrasse , frère vagabond,comme moi, et te souhaite la mort la plus douce et la plus tardive possible.
Moi, vieil esclave, je balade encore cette carcasse sur les trottoirs des cités modernes, secoué de rire parfois devant la pitrerie inconsciente qui se donne en spectacle mais je joue profil bas. La poésie est une femme qui doit se montrer une fois tous les mille ans, sans doute. Mais en regardant bien, tu peux l'apercevoir, de façon fugace. C'est alors un rayon de force qui te recharge pour un temps.
Voilà, j'arrête ces balivernes qui furent écrites pour , avec un peu de chance, réchauffer quelque coeur ouvert...
dimanche 12 août 2007
La guerre, l'enfer et les pendules à l'heure exacte

Le sais-tu, quelque-part dans le temps des humains en 1983, la guerre faisait rage en Afghanistan. Je parle pour ce soldat russe Nikolaï, un symbole vivant. Un musicien. Musicien, pas tueur. Appelé malgré lui dans ce conflit absurde par la force de ce que l'on appelle l'ÉTAT. Cet État sans apparente émotion bien qu'il véhiculât les émotions folles et les conceptions géopolitiques d'hommes malades. Dans la tourmente des embuscades et des opérations sanglantes, il sauva, par nature, une femme afghane du viol par un de ses compatriotes et ami et celà finit par la mort violente, abrupte, d'un homme jeune encore qui n'en pouvait plus. Ce ne fut pas Nikolaï mais le violeur, poignardé par la rude afghane qui utilisa les quelques secondes de répit offerts par la menace de la kalachnikov que l'artiste épouvanté pointait sur son pauvre ami déjà fou.
La souffrance gouverne ce vaste monde. Mais qui, je dis bien qui ? ...Y peut quelque chose ? Ni religion, bien au contraire, ni philosophie - les hommes sont dépourvus de sagesse et encore moins de sagesse vécue et appliquée dans l'immédiateté des circonstances - ni éthique vivante puisqu'elle est morte depuis déjà longtemps.
Comme tu le vois, mon frère, mon ami, aucun désespoir, aucun langage édifiant ne peux rien contre la folie. Et je parle de la folie égotiste, celle menée par la lourdeur des cerveaux mal fréquentés, ceux qui se laissent manipuler par les flous du monde des apparences sans la moindre perception claire puisque sans aucune référence du même qualificatif.
Idéaux, mysticismes de tout poil, fois brûlantes au service d'instables instincts, désir institutionnalisé, voilà ce qui gouverne cette planète appauvrie au seuil de sa dernière expiration.
Alors, mon frère lointain, je te le dis une fois pour toutes, pour ta propre sauvegarde : reste tranquille dans ton repaire annonyme et prie, si tu mesures encore le sens de cette dernière locution oubliée depuis de si nombreux lustres.
dimanche 5 août 2007
Ce soir avec Lupe la Maya, Alexis Zorba après le dessert, il y a cinq mille ans

Les étangs sombres d'Ixelles jouent les miroirs secrets entre le chicken king et les penne perfumati, entre la Moskovskaya bien frappée et le sorbet à la fraise. Il y a même pas de vanille ni framboise mais ce sont les mamelles du destin, comme toujours. Sacré Gainsbarre. Et un vieux grec élégant, racé, au charisme antique, notre voisin à Maya et moi-même présage déjà l'arrivée inopinée d'Alexis Zorbescu ou Zorbasky. Il porte tous les noms, tu le sais.Il a tous les visages, inattendu Zorba, tonitruant et calme avec sa sensibilité parfaite résonnant des accords offerts de son santouri. Il danse, invisible, et nous conversons, l'indienne des sacrifices de sang et le slave fou amoureux de la légion. Nous sommes maintenant, il y a cinq mille ans - une nanoseconde exultante - et je vois des lucioles qui dansent avec les cheveux de la chamane. Puritos de Havane en un nuage de grâce qui se dissipe pour renaître. Ah, mon frère, comment décrire ce qui est léger, nature, plein, vide et totalement vivant dans la chaleur approchant du huit Août, date fatidique, paternelle, celle qui nous arrache un sourire de reconnaissance à tous les deux. Bon. Je le dis pour le profane, nos deux pères nés un huit Août, autorité suprême, dérision, respect et amour. Poésie, enfin !Ha ha! Deux pères et deux frères, quelle rigolade puisque ce sont les mêmes. L'univers n'est-il donc pas si vaste ?Ce soir, c'est le sang, le regard, la puissance, la transparence et pour finir ce belge ami rencontré sur le chemin du retour, gentiment bourré. C'était un nouveau visage de Zorba qui m'a encore, te rends-tu compte, surpris.Beauté, tu t'insinues, tu es partout où l'on ne t'attend pas et surtout nulle part où l'on t'attend.Je ris, je pleure, je calme, je regarde et j'ode, offre, aime, m'agenouille, mon front sur le pied sacré. Cette merveille me dépasse et c'est tant mieux.
mardi 31 juillet 2007
Comme beaucoup
Désespérément. Désespérément romantique, si ce mot porte encore en lui quelque force malgré la distorsion du temps et des époques essouflées par leurs voiles de fausse pudeur, c'est ce que je suis. Constat livide d'un solitaire en bout de course dont le seul bonheur est d'exprimer par touches cet évasement du coeur sans complexes mais infiniment pur.
Imagine un con qui pleure devant la beauté - en ce qui me concerne celle de la femme, par exemple - et tu peux rire et te moquer, je l'ai fait moi-même, avec cette arrogance facile qui croit colmater sa force.
Idiot, bien sûr. Personne n'échappe à la sensibilité dont l'humain est fait, au-delà de toutes les cruautés, de toutes les folies possibles, de la bestialité, du meurtre et de la trahison.
Elle est pourtant simple, la vision de cette ombre aux contours lumineux et au sourire parfait. De plus, avec la lourde expérience des échecs et des maladresses, avec l'implacable lucidité de ce nullisme qu'on fuit sa vie durant, il reste encore, plus que le rêve, cette poésie vivante et totalement présente d'un infini possible.
Les chrétiens me font doucement marrer avec leurs miracles. Ils donnent des noms pompeux à ce qui n'est que merveille et naturel. Ça va ensemble, crois moi. L'intello inquisiteur, le sbire aux ordres, le cynique se croyant libéré, tout cela, je le vois maintenant, ne cache que lâcheté.
Et pardon à ceux mêmes que je vise, j'en fais aussi partie à mes moments d'égarement.
Lâchons ces malheurs furtifs sous un ciel passant du bleu profond au noir inondé d'étoiles pour nous laisser bercer à nous rompre, s'il le faut, par la réalité sans fards et sans aucune limite.
Mais pour elle, celle que tu vois plus que déesse, jamais ne faiblis à te laisser emmêler dans les miasmes du sens commun d'un pragmatisme rouillé par les millénaires qui tue aussi sûrement qu'un sniper invisible parmi les pros.
C'est dire que tu ne peux compter que sur ta propre et unique force, mon cher, celle que tu développes comme par magie à toute heure et tous les jours que dieu n'a jamais faits.
Incompréhensible est la beauté, inénarrable... Et ce que font parfois les artistes qui se croient tels, c'est essayer de détruire ce qu'ils n'ont pu appréhender : c'est un constat d'échec et en même temps la reconnaissance de cet approche de l'absolu.
Milliards de messages par l'image, le son, le toucher ou tout ce que tu veux : dans un regard, le temps d'une nanoseconde, tout est là. Là!
Je délivre maintenant ces prisonniers de mon coeur, de mes tripes, des méandres de ce cerveau maladroit et leur offre l'immensité de tous les temps et de tous les espaces en souhaitant peut-être, comme un pauvre hère, qu'une goutte absolument parfaite et ultimement délicieuse vienne désaltérer la langue la plus rèche qui soit.
De quoi rendre la Vie, cette Vie qui a toujours donné et qu'on a toujours voulu prendre.
C'est ça, mon cher pote, toi qui gamberge avec ton âme pure, que je t'offre. Toi ou moi, c'est franchement pareil.
Imagine un con qui pleure devant la beauté - en ce qui me concerne celle de la femme, par exemple - et tu peux rire et te moquer, je l'ai fait moi-même, avec cette arrogance facile qui croit colmater sa force.
Idiot, bien sûr. Personne n'échappe à la sensibilité dont l'humain est fait, au-delà de toutes les cruautés, de toutes les folies possibles, de la bestialité, du meurtre et de la trahison.
Elle est pourtant simple, la vision de cette ombre aux contours lumineux et au sourire parfait. De plus, avec la lourde expérience des échecs et des maladresses, avec l'implacable lucidité de ce nullisme qu'on fuit sa vie durant, il reste encore, plus que le rêve, cette poésie vivante et totalement présente d'un infini possible.
Les chrétiens me font doucement marrer avec leurs miracles. Ils donnent des noms pompeux à ce qui n'est que merveille et naturel. Ça va ensemble, crois moi. L'intello inquisiteur, le sbire aux ordres, le cynique se croyant libéré, tout cela, je le vois maintenant, ne cache que lâcheté.
Et pardon à ceux mêmes que je vise, j'en fais aussi partie à mes moments d'égarement.
Lâchons ces malheurs furtifs sous un ciel passant du bleu profond au noir inondé d'étoiles pour nous laisser bercer à nous rompre, s'il le faut, par la réalité sans fards et sans aucune limite.
Mais pour elle, celle que tu vois plus que déesse, jamais ne faiblis à te laisser emmêler dans les miasmes du sens commun d'un pragmatisme rouillé par les millénaires qui tue aussi sûrement qu'un sniper invisible parmi les pros.
C'est dire que tu ne peux compter que sur ta propre et unique force, mon cher, celle que tu développes comme par magie à toute heure et tous les jours que dieu n'a jamais faits.
Incompréhensible est la beauté, inénarrable... Et ce que font parfois les artistes qui se croient tels, c'est essayer de détruire ce qu'ils n'ont pu appréhender : c'est un constat d'échec et en même temps la reconnaissance de cet approche de l'absolu.
Milliards de messages par l'image, le son, le toucher ou tout ce que tu veux : dans un regard, le temps d'une nanoseconde, tout est là. Là!
Je délivre maintenant ces prisonniers de mon coeur, de mes tripes, des méandres de ce cerveau maladroit et leur offre l'immensité de tous les temps et de tous les espaces en souhaitant peut-être, comme un pauvre hère, qu'une goutte absolument parfaite et ultimement délicieuse vienne désaltérer la langue la plus rèche qui soit.
De quoi rendre la Vie, cette Vie qui a toujours donné et qu'on a toujours voulu prendre.
C'est ça, mon cher pote, toi qui gamberge avec ton âme pure, que je t'offre. Toi ou moi, c'est franchement pareil.
lundi 30 juillet 2007
Bilan
À passer ses journées à avoir le temps, il arrive fatalement, cet instant où l'on pose un regard critique sur sa propre vie. Mais attendons. Prenons les choses par ordre d'arrivée.
D'abord ce que l'on appelle communément du temps libre. Un long temps libre. Et qui dit long temps libre avec un minimum de soucis peut très bien dire : oisiveté.
L'oisiveté a cela de positif : avant que les vices ne s'emparent de toi de façon inéluctable, ta relative détente te permet enfin de savourer la paresse. D'abord le calme mental, le sourire à tout ce qui vit même dans l'espace exigu de ta soupente. Il y a toujours un rayon de lumière qui passe la lucarne ou quelques gouttes de pluie qui font des claquettes - hein, vieux Claude - sur la vitre unique de ladite.
Et comme de bien entendu, ça ne dure pas. Insidieusement naissent quelques rides à la surface des eaux bien planes. Ce sont les premières brises de ton flux mental qui n'a pas l'habitude de naviguer tout seul, sans cap, même pas à l'estime. En bref aucun point de repère particulier.
Puisqu'aucun point de mire ne vient juguler toutes ces pensées livrées à leur propre sauvagerie, ta conscience commence à donner des signes de frayeur. La pièce où tu vis, de vaste palais se transforme rapidement en masure irrespirable. Tu crois en ta soif de respirer, tu es l'animal en cage qui ne rêve que de liberté, celle-là même que tu vivais à peine quelques instants auparavant.
Pourtant personne ne te force, tu es seul et libre de tous tes mouvements. C'est là le sel de la chose.
Ni lecture, ni télé, ni ordinateur, pas la moindre distraction pour aider ces turbulences à se trouver des rails pour un moment d'équilibre dans le mouvement. Il te faut donc une stratégie car le danger s'annonce.
Cependant rien ne t'attire. Ni le dehors, ni le dedans, ni les livres, les films ou même l'étude de quelque chose, dans le meilleur des cas. Tu es une sorte de blasé, un candidat idéal pour la déprime, le désespoir voire la folie.
Il te reste une seule carte, ton joker. Ton joker c'est ta lucidité, ta capacité à regarder et peut-être à comprendre. Et encore, pas facile de l'utiliser cette carte maîtresse si tu t'enlises et te laisse berner une fois de plus par les vagues de plus en plus hautes qui te chahutent dans tous les sens, exactement comme une tempête naissante dans le Golfe du Lion gonflant jusqu'à force dix avec des murs d'eau devant, derrière et sur les côtés, secouant ton bateau. Mais là, heureusement, tu connais le degré de ton cap et tu peux travailler dur à la barre pour le maintenir, même à sec de toile ou presque.
Ici, c'est beaucoup plus dangereux. Comme si tu n'avais plus de safran. Impossible de se diriger, donc.
Il faut sortir cette satanée carte sinon c'est la noyade, pardieu !
Le ciel est gris-noir, l'angoisse commence à t'étreindre sérieusement. Tu es pris en sandwich entre l'ennui et le désarroi, entre de vagues désirs d'espaces lointains - partout mais pas ici - et de vagues de dons tombant du ciel par miracle et peut-être encore - c'est terrible - es-tu obnubilé par ce désir de tendresse innassouvie que tu ne vois nulle part dans ce brouillard à la trame de plus en plus dense, comme le filet qui se resserre sur l'animal sauvage auquel tu ressembles davantage à chaque instant .
Tu peux même en arriver à hurler, à ruer, à sauter, à cogner les murs de ta tête, à maudire la terre entière responsable de tes malheurs. C'est con quand-même, tu en conviendras.
La tempête à l'intérieur, rien de pire pour le voyageur. C'est le plus vicieux des pièges.
La carte, bon sang !... Là, peut-être, un miracle, une ouverture dans la poix qui t'entoure, un réflexe de survie plus profond qui émerge et te donne la force de respirer un bon coup.
Tu souffles. Tu t'asseois sur ton paddock et te désolidarise de ce magma en fusion grâce, sans doute, à une de ces qualités innées dont tu as à peine conscience et qui font bien partie de ta vie, pourtant. Tu décides de regarder. Tu as accepté la douleur, la mort, tous les désespoirs et tu commences d'ailleurs à trouver cela un peu dérisoire, que diable. Tu t'admonestes. Tu te traites de crétin. Bien, c'est un bon début : le joker commence à se montrer.
Et le spectacle commence. Comme ton esprit critique est assez développé, tout y passe. Tu n'es pas tendre avec toi-même. Doucement, mon gars, ne donne pas dans ce genre d'excès non plus. Ça ne fait qu'alimenter ton sentiment d'importance. C'est malin, tu sais, les gyrophares des consciences. Faut y aller à pas de loup.
Et puis, tranquillisé maintenant, tu commences à apercevoir quelque chose : ça bouge sans arrêt et si tu sais te tenir peinard devant cette foule bruyante du labyrinthe de tes pensées, sans te laisser distraire, c'est beaucoup plus vivable. Et même si tu en viens à convenir que tu n'es qu'un raté, que tu as mené ton existence sans qualités manifestes, même cela ne te déstabilise plus. Tu as enfin compris qu'un cavalier doit rester stable sur sa monture. Pas évident, c'est sûr, mais c'est déjà la première leçon de ton joker que tu as réussi à avaler, mon couillon ! Si ce n'est pas du pot, qu'est-ce que c'est ?
D'abord ce que l'on appelle communément du temps libre. Un long temps libre. Et qui dit long temps libre avec un minimum de soucis peut très bien dire : oisiveté.
L'oisiveté a cela de positif : avant que les vices ne s'emparent de toi de façon inéluctable, ta relative détente te permet enfin de savourer la paresse. D'abord le calme mental, le sourire à tout ce qui vit même dans l'espace exigu de ta soupente. Il y a toujours un rayon de lumière qui passe la lucarne ou quelques gouttes de pluie qui font des claquettes - hein, vieux Claude - sur la vitre unique de ladite.
Et comme de bien entendu, ça ne dure pas. Insidieusement naissent quelques rides à la surface des eaux bien planes. Ce sont les premières brises de ton flux mental qui n'a pas l'habitude de naviguer tout seul, sans cap, même pas à l'estime. En bref aucun point de repère particulier.
Puisqu'aucun point de mire ne vient juguler toutes ces pensées livrées à leur propre sauvagerie, ta conscience commence à donner des signes de frayeur. La pièce où tu vis, de vaste palais se transforme rapidement en masure irrespirable. Tu crois en ta soif de respirer, tu es l'animal en cage qui ne rêve que de liberté, celle-là même que tu vivais à peine quelques instants auparavant.
Pourtant personne ne te force, tu es seul et libre de tous tes mouvements. C'est là le sel de la chose.
Ni lecture, ni télé, ni ordinateur, pas la moindre distraction pour aider ces turbulences à se trouver des rails pour un moment d'équilibre dans le mouvement. Il te faut donc une stratégie car le danger s'annonce.
Cependant rien ne t'attire. Ni le dehors, ni le dedans, ni les livres, les films ou même l'étude de quelque chose, dans le meilleur des cas. Tu es une sorte de blasé, un candidat idéal pour la déprime, le désespoir voire la folie.
Il te reste une seule carte, ton joker. Ton joker c'est ta lucidité, ta capacité à regarder et peut-être à comprendre. Et encore, pas facile de l'utiliser cette carte maîtresse si tu t'enlises et te laisse berner une fois de plus par les vagues de plus en plus hautes qui te chahutent dans tous les sens, exactement comme une tempête naissante dans le Golfe du Lion gonflant jusqu'à force dix avec des murs d'eau devant, derrière et sur les côtés, secouant ton bateau. Mais là, heureusement, tu connais le degré de ton cap et tu peux travailler dur à la barre pour le maintenir, même à sec de toile ou presque.
Ici, c'est beaucoup plus dangereux. Comme si tu n'avais plus de safran. Impossible de se diriger, donc.
Il faut sortir cette satanée carte sinon c'est la noyade, pardieu !
Le ciel est gris-noir, l'angoisse commence à t'étreindre sérieusement. Tu es pris en sandwich entre l'ennui et le désarroi, entre de vagues désirs d'espaces lointains - partout mais pas ici - et de vagues de dons tombant du ciel par miracle et peut-être encore - c'est terrible - es-tu obnubilé par ce désir de tendresse innassouvie que tu ne vois nulle part dans ce brouillard à la trame de plus en plus dense, comme le filet qui se resserre sur l'animal sauvage auquel tu ressembles davantage à chaque instant .
Tu peux même en arriver à hurler, à ruer, à sauter, à cogner les murs de ta tête, à maudire la terre entière responsable de tes malheurs. C'est con quand-même, tu en conviendras.
La tempête à l'intérieur, rien de pire pour le voyageur. C'est le plus vicieux des pièges.
La carte, bon sang !... Là, peut-être, un miracle, une ouverture dans la poix qui t'entoure, un réflexe de survie plus profond qui émerge et te donne la force de respirer un bon coup.
Tu souffles. Tu t'asseois sur ton paddock et te désolidarise de ce magma en fusion grâce, sans doute, à une de ces qualités innées dont tu as à peine conscience et qui font bien partie de ta vie, pourtant. Tu décides de regarder. Tu as accepté la douleur, la mort, tous les désespoirs et tu commences d'ailleurs à trouver cela un peu dérisoire, que diable. Tu t'admonestes. Tu te traites de crétin. Bien, c'est un bon début : le joker commence à se montrer.
Et le spectacle commence. Comme ton esprit critique est assez développé, tout y passe. Tu n'es pas tendre avec toi-même. Doucement, mon gars, ne donne pas dans ce genre d'excès non plus. Ça ne fait qu'alimenter ton sentiment d'importance. C'est malin, tu sais, les gyrophares des consciences. Faut y aller à pas de loup.
Et puis, tranquillisé maintenant, tu commences à apercevoir quelque chose : ça bouge sans arrêt et si tu sais te tenir peinard devant cette foule bruyante du labyrinthe de tes pensées, sans te laisser distraire, c'est beaucoup plus vivable. Et même si tu en viens à convenir que tu n'es qu'un raté, que tu as mené ton existence sans qualités manifestes, même cela ne te déstabilise plus. Tu as enfin compris qu'un cavalier doit rester stable sur sa monture. Pas évident, c'est sûr, mais c'est déjà la première leçon de ton joker que tu as réussi à avaler, mon couillon ! Si ce n'est pas du pot, qu'est-ce que c'est ?
mercredi 25 juillet 2007
Un Mai dans une gargotte au sud
En attendant rien, dans cette petite gargotte d'Algarve, café-cognac à jeun pour cette douce stimulation des neurones au matin ou cette dilatation du coeur, comme on voudra.
Je regarde, tranquille, caché par le flot vomissant des touristes rouges brique venus du nord. Gras, sucrés et mous. Pauvres hères esclaves d'un monde dont ils ignorent tout. Ils jouissent un peu - et souffrent un peu aussi, comme tout un chacun - dans le labyrinthe étriqué de leur existence, sans danger immédiat. À chacun son histoire, ses petites passions, ses petites raisons au marché où tout le monde se rencontre.
Gitans noirauds, vieux portugais creusés des rides de leur terre, commerçants avides, sympas, hollandaises en culotte courte, comme ces anglaises et leurs conjoints - en un seul mot - sous-produits inconscients d'une tare dans l'évolution planétaire.
J'ai beaucoup tenté de glaner une étoile dans un regard mais le sirop trouble des globes oculaires ne luit même pas à l'éclat du soleil pourtant puissant.
Ah! Ces bons éléphants dans la chaleur de l'Afrique et dans leurs bains de boue. Et ces grands primates offrant facilement la bonté dans un regard.
Et pourtant, à côté, mille quatre cent centimètres cube de cervelle malade pour infecter aussi bien les rues des mégalopoles que les déserts jadis vierges pour des super marathon en Nike à faire - pour finir - palpiter le coeur moins vite mais pas forcément mieux.
Tu vois le tableau : tu chiales, tu ris et tu ne comprends pas grand-chose à ces douleurs et ces joies sans lendemain. À quoi bon ?
Alors,« je vas te dire », pour citer un dragon barbu de ma connaissance :
« Tu touches des doigts et de la paume la surface lisse du comptoir, tu prends ton verre à pied avec trois doigts et tu le soulèves jusqu'à la hauteur de tes yeux. Tu laisses passer le rayon de lumière à travers le liquide ambre foncé, puis tu bois de bon coeur en frôlant de tes lèvres un peu tristes le bord de cette coupe magique. Tu m'oublies, tu t'oublies. Rappelle-toi alors de tout. Je veux dire respire tout, la douleur, la connerie, la joie de bon coeur et en appréciant le nectar.»
Le geste est précis, harmonieux, guérisseur. Incroyable, non ?
Je regarde, tranquille, caché par le flot vomissant des touristes rouges brique venus du nord. Gras, sucrés et mous. Pauvres hères esclaves d'un monde dont ils ignorent tout. Ils jouissent un peu - et souffrent un peu aussi, comme tout un chacun - dans le labyrinthe étriqué de leur existence, sans danger immédiat. À chacun son histoire, ses petites passions, ses petites raisons au marché où tout le monde se rencontre.
Gitans noirauds, vieux portugais creusés des rides de leur terre, commerçants avides, sympas, hollandaises en culotte courte, comme ces anglaises et leurs conjoints - en un seul mot - sous-produits inconscients d'une tare dans l'évolution planétaire.
J'ai beaucoup tenté de glaner une étoile dans un regard mais le sirop trouble des globes oculaires ne luit même pas à l'éclat du soleil pourtant puissant.
Ah! Ces bons éléphants dans la chaleur de l'Afrique et dans leurs bains de boue. Et ces grands primates offrant facilement la bonté dans un regard.
Et pourtant, à côté, mille quatre cent centimètres cube de cervelle malade pour infecter aussi bien les rues des mégalopoles que les déserts jadis vierges pour des super marathon en Nike à faire - pour finir - palpiter le coeur moins vite mais pas forcément mieux.
Tu vois le tableau : tu chiales, tu ris et tu ne comprends pas grand-chose à ces douleurs et ces joies sans lendemain. À quoi bon ?
Alors,« je vas te dire », pour citer un dragon barbu de ma connaissance :
« Tu touches des doigts et de la paume la surface lisse du comptoir, tu prends ton verre à pied avec trois doigts et tu le soulèves jusqu'à la hauteur de tes yeux. Tu laisses passer le rayon de lumière à travers le liquide ambre foncé, puis tu bois de bon coeur en frôlant de tes lèvres un peu tristes le bord de cette coupe magique. Tu m'oublies, tu t'oublies. Rappelle-toi alors de tout. Je veux dire respire tout, la douleur, la connerie, la joie de bon coeur et en appréciant le nectar.»
Le geste est précis, harmonieux, guérisseur. Incroyable, non ?
Mots d'été belge voire portugais
Tracés, hauteurs, épicentres
Sol gravé aux couleurs sombres
Calme, désespérance, beauté
Éclats de perfection
Terre ancienne
Mélange cosmique
Jardins de contemplation
Grottes antiques
Refuges avant ou après la destruction
Désordre ou chaos... nets.
Sol gravé aux couleurs sombres
Calme, désespérance, beauté
Éclats de perfection
Terre ancienne
Mélange cosmique
Jardins de contemplation
Grottes antiques
Refuges avant ou après la destruction
Désordre ou chaos... nets.
dimanche 22 juillet 2007
Un Décembre en Algarve, autres temps autres moeurs
Mon vieux frère au coeur de lumière, ce qui signifie pour moi et pour nous, je crois, les jeux d'arcs en ciel pour buveurs d'infini quand jamais rien ne lasse et que les mots de Fiodor Mikhaïlovitch se conjuguent au présent spontané. C'est à dire en une inextinguible soif d'instants... Le temps déchiré, la durée dissoute, nos rêves de jour et de nuit se succèdent - ou se précèdent - parceque le mot réalité n'a plus le moindre sens.
Plus d'opposition idiote mais des rencontres de force où « l'amour est roi où l'amour est loi » comme disait le grand Jacques...
Essaye un peu de mettre en verbe ce qui est en gerbe mouvante depuis toujours, à n'en plus pouvoir souvent... Douleur de nos servitudes, de nos générosités, désespoirs amidonnés bien façonnés par le siècle.
Albert disait vrai, bien sûr, l'aveuglant soleil d'Algérie lui avait ouvert les yeux.
L'absurde, l'inutile... Et c'est beau. Les méandres de nos cerveaux ne peuvent plus se satisfaire d'un fil d'Ariane même si celle-ci veut jouer les satellites de nos pauvres communications...
J'aime Lacan, ce copain qui finit une des dernières interviews de sa vie en concluant d'un seul mot clé : «amour». Faut le faire pour un spécialiste de la complexité humaine. Il venait alors de rejoindre un de nos points de lumière.
On se la joue en seigneurs du mépris, en branleurs du spectacle toujours à cause de ces peurs dont on fabrique nos armures de lâches.
Et cette dignité, cette sensibilité, osé-je dire, exposée à tous les coups les plus pervers, je me décide à ne plus la renier quitte à jouer - encore à jouer - les lépreux pour passants prospères.
Je me marre à l'avance : quand tu as tout perdu, il y a de quoi, non ?
C'est dur la simplicité mais ça n'empêche pas l'outrecuidance, l'insulte, la louange, l'amour aussi délicat qu'une pétale de rose, ni le vent d'un sabre effilé à l'extrême, tranchant une tête pour jouir de la vision pure d'un sang giclant en spirales de rouges éclats.
Un chien a froid et se ramène pour mendier chaleur ou nourriture, je ne sais. Je l'invite d'un geste caressant.
Voilà ma vie. Et je meurs seul, malheureux et tranquille.
Plus d'opposition idiote mais des rencontres de force où « l'amour est roi où l'amour est loi » comme disait le grand Jacques...
Essaye un peu de mettre en verbe ce qui est en gerbe mouvante depuis toujours, à n'en plus pouvoir souvent... Douleur de nos servitudes, de nos générosités, désespoirs amidonnés bien façonnés par le siècle.
Albert disait vrai, bien sûr, l'aveuglant soleil d'Algérie lui avait ouvert les yeux.
L'absurde, l'inutile... Et c'est beau. Les méandres de nos cerveaux ne peuvent plus se satisfaire d'un fil d'Ariane même si celle-ci veut jouer les satellites de nos pauvres communications...
J'aime Lacan, ce copain qui finit une des dernières interviews de sa vie en concluant d'un seul mot clé : «amour». Faut le faire pour un spécialiste de la complexité humaine. Il venait alors de rejoindre un de nos points de lumière.
On se la joue en seigneurs du mépris, en branleurs du spectacle toujours à cause de ces peurs dont on fabrique nos armures de lâches.
Et cette dignité, cette sensibilité, osé-je dire, exposée à tous les coups les plus pervers, je me décide à ne plus la renier quitte à jouer - encore à jouer - les lépreux pour passants prospères.
Je me marre à l'avance : quand tu as tout perdu, il y a de quoi, non ?
C'est dur la simplicité mais ça n'empêche pas l'outrecuidance, l'insulte, la louange, l'amour aussi délicat qu'une pétale de rose, ni le vent d'un sabre effilé à l'extrême, tranchant une tête pour jouir de la vision pure d'un sang giclant en spirales de rouges éclats.
Un chien a froid et se ramène pour mendier chaleur ou nourriture, je ne sais. Je l'invite d'un geste caressant.
Voilà ma vie. Et je meurs seul, malheureux et tranquille.
jeudi 19 juillet 2007
Un Juillet en Algarve, dans une autre vie

Et voilà. Encore des mots, des fragrances de l'esprit, des élans muets coincés entre espoir et crainte, tout celà parce qu'un visage unique m'a coupé le souffle en une apnée de bonheur, indéfiniment prolongée malgré d'un peu tristes soubresauts de relative idiotie...Loule City dans le calme d'un Dimanche des familles.
Une caneca - une pinte de bière, quoi - pour marteler la table en appuyant rythmiquement des lettres à noircir le papier que j'aime, celui des voyageurs.
Il paraît que j'aime une femme. Le ciel, le vent, les arbres et les oiseaux, intarissables, me racontent les vertus de cette unique lumière. J'écoute et j'acquiesce, mesurant le danger et la délicate action de plonger au fond du regard d'un être à qui l'on chuchote des mots chargés.
Le moindre geste a plus de valeur qu'un diamant brut à l'eau parfaite. Que faire d'autre dans ce monde, me dis-je ?
Est-ce si important de percevoir le salaire de ses peurs à convertir en joie éphémère, en plaisir, en sécurité aussi fragiles qu'un insecte de nuit?
L'amour de la caresse et de la peau qui frissonne... La musique et la douceur des mots... Et puis ?
Que reste-t-il quand sous le pont de nos bras tout passe ?
Nous, moribonds souriants qui dansent et jouent sûrs de leur présent incertain. On s'accroche à des esquifs émergeant de l'eau furieuse tellement ça urge de croire à quelques moments de bonheur.
J'ai trouvé un trésor mais vouloir m'en emparer c'est le perdre.
Que faire, me dis-je encore, sinon effacer toutes mes mémoires et rouvrir les yeux sur l'inconnu ?
Ce soir, dans ce village Algarvi de montagne le football règne en maître sur les écrans de tous les bars. N'ayant rien ingurgité aujourd'hui, je m'offre des travers de porc....Le délice du «Papagayo ». Gens sympas... Suis seul à cette table mais seulement en apparence puisque tu l'habites de ton silence si intense. Te rends-tu compte que tu rayonnes dans un invisible si puissant que j'entends ton coeur battre la mesure de ces vies multiples ? Le filet de ta voix tel un ru de montagne rafraîchit mon sang au milieu de tous ces convives heureux, en famille, portugais maniant la langue d'Alain Simon, ce poète génial et méconnu.
La solitude, par distraction rêveuse, me rapproche de la mort naturelle ou périlleuse sur les sentes de la jungle indochinoise lorsqu'à chaque pas une
balle peut siffler juste et percer ce crâne pour une seule et ultime fois.
Il y a tant d'amour laissé libre, abandonné au ciel par nous, hommes inattentifs à l'essentiel, à ce fruit parfait devenu invisible pour cause de paresse.
Il me semble que la fuite est aussi une des causes de cette douleur qui nous tient ancrés à l'absurde... Il n'y a nulle part où aller et cela ne sera jamais. Nous resterons, même dans nos mouvances, à l'endroit où l'on est. Finalement, c'est partout.
lundi 16 juillet 2007
14 Juillet


Samedi 14 juillet 2007. Date entre toutes ! Ah! Quelle dérision !
Mais, depuis le temps, on s'en fout.
Aujourd'hui un beau défilé sur les Champs avec en prime de ma légion paternelle, héritage de mon coeur, la légion espagnole, des gars au col bien ouvert sur la poitrine offerte, beau symbole... «Los novios de la muerte», damas y caballeros de la legion avec le sens du sacrifice, de l'offrande. C'est ça que j'aime chez les péninsulaires : leur honneur, leur fidélité, leur don de soi bourru mais déterminé. Imparable. Et le salut traditionnel des légions romaines... La guerre, quoi. La vraie. Le combat, le flirt avec la mort parce que cette vie doit bien avoir un sens. Quoi de mieux que de l'offrir.
Même ignorant ou stupide c'est acte de générosité. Ne dites pas le contraire, civils déplumés assis devant vos postes de télévision, dans vos transports en commun voire de luxe qui valent tout sauf de vrais transports justement, ceux de l'esprit, les joies humaines authentiques.
Pourtant, mon cher, quoi de plus absurde que le spectacle d'êtres qui s'entretuent ? J'en veux pour exemple tout ce qui a trait aux passions humaines classiques. Les religions ( qui nous relient à quoi, je me le demande ), ah, les religions : des chrétiens martyrs aux chrétiens tueurs de sorcières, croisés pour le pire, massacreurs d'albigeois avec leur saint en tête, inquisiteurs et acteurs principaux du pire génocide du dernier millénaire. Se tuant entre eux, même, Barthélémy impuissant est là pour nous le dire. Et puis l'Islam qui s'en mêle aidé des médias qui s'empressent de vendre leurs catastrophes, la catastrophe de la fermeture de l'esprit scellé par des dogmes en béton. Folie de l'homme qui rêve en haïssant de toutes ses forces parce qu'il croit que sa souffrance est la seule. Comme les juifs qui achètent la légitimité de leurs actes en pleurant et en haïssant de plus belle, vendant sur le marché des dupes la douleur des hommes, des femmes et des enfants qui, morts, ont peut-être besoin de respect et de silence.
Tout celà, avidité égoïste de l'homme, des races, des peuples. Et qu'on ne me fasse pas marrer avec cette grande blague du «racisme». Ce sont les plus racistes qui l'inventent et qui l'ont aussi dans la gueule. Tout cela parce qu'ils n'ont jamais le courage ni même l'idée de s'ouvrir au monde, nus comme au jour de leur naissance simplement pour regarder, comme un être vivant sans papiers et sans identité, et pour s'imprégner de cet air que tous les organismes vivants respirent de la même façon pour vivre, bon sang !
Voilà. Fi du politiquement correct. Fi de toutes les modes de pensées. Je dois à tous les vivants ce tel quel de ma vue solitaire. Le commun des mortels a au moins une chose en commun, un partage intégral de la douleur et personne n'en a le monopole ou alors, si tu veux, chacun en a le monopole, c'est un peu pareil, non ?
Pas de compromis avec l'absurde, pas de compromis avec les dicteurs de lois et de dogmes, avec les cerveaux cimentés de certitudes et toutes ces attitudes pourries, il faut bien le dire, parce que ce qui gouverne le monde, mon cher, encore bien au dessus du désir et de l'espoir, c'est bien la peur. La peur maîtresse dans l'art du déguisement qui te sourit avec des dents sculptées dans la plus exquise blancheur.
Allez, salut. Je te retrouve un peu plus tard au café des artistes.
dimanche 8 juillet 2007
Changement
Comme toujours, le « changement étant l'essence même des choses », les brumes se dissipent et la lumière apparaît, nue. Telle la femme qui se découvre en épluchant, sensuelle, ses derniers voiles chargés d'effluves et de merveilles inassouvies. Sous la paupière aux cils délicieux, son regard envoie des rayons courbes qui t'enveloppent et tu n'es qu'un oiseau pour le chat, si j'ose dire. Comme il est bon de sentir ces pièges se refermer sur notre impuissance momentanée.
Ceci dit, le ciel est là pour rappeler l'immuable et apaiser mes fantasmes agités. Je dois avouer que cette lumière d'une radieuse matinée de Juillet m'enlace alors que j'écris dans la pénombre de ma mansarde, paradoxe dont je suis friand.
Il est temps de fourbir mes armes avant de partir au combat. J'ai tout le temps du monde mais il presse. Dans mes retrouvailles secrètes sur ce champ de bataille étonnant, les ennemis sont pleins de charme et leur prélassement leur arme la plus puissante. Ils savent comment vaincre cet être instable qui ose brandir, arrogant, les mots profonds qui peut d'un coup les effacer du paysage.
De joyeux duels qui annoncent la paix future ou bien une entrée en contact avec l'imparable.
Je sais que tu te demandes ce que signifient mes bavardages, mais patience, on n'en a pas fini.
Ce n'est qu'un début.
Ceci dit, le ciel est là pour rappeler l'immuable et apaiser mes fantasmes agités. Je dois avouer que cette lumière d'une radieuse matinée de Juillet m'enlace alors que j'écris dans la pénombre de ma mansarde, paradoxe dont je suis friand.
Il est temps de fourbir mes armes avant de partir au combat. J'ai tout le temps du monde mais il presse. Dans mes retrouvailles secrètes sur ce champ de bataille étonnant, les ennemis sont pleins de charme et leur prélassement leur arme la plus puissante. Ils savent comment vaincre cet être instable qui ose brandir, arrogant, les mots profonds qui peut d'un coup les effacer du paysage.
De joyeux duels qui annoncent la paix future ou bien une entrée en contact avec l'imparable.
Je sais que tu te demandes ce que signifient mes bavardages, mais patience, on n'en a pas fini.
Ce n'est qu'un début.
samedi 7 juillet 2007
In the fog
Tout n'est pas si simple, qu'on le veuille ou non. La simplicité est absolue mais n'a rien à voir avec nos vies ordinaires, dites réalistes. C'est bien mon avis donc je le partage avec vous, nobles terriens. En ce moment, vivant une relative et austère solitude entre les murs de ma retraite dorée - en l'occurence une mansarde aménagée sous un toît bruxellois - tout semble accélérer. Je m'aperçois de la valeur énergétique de l'imagination et du fonctionnement mental sauvage des masses tendres que nous appelons cerveau. C'est bien de celà qu'il s'agit, de ce qui se trouve au sommet de nos épaules humaines avec oreilles, yeux et tout le toutim. Bien sûr, je me marre et d'ailleurs passe mon temps à celà ou du moins j'y aspire. Allez savoir... Au sein de cette absurde état que je nomme conscience, faute de trouver mieux, tout m'apparaît si fou que je me sens perdu. Ni les alcools momentanés, ni les distractions de ce siècle n'y peuvent rien. Il est impossible de fuir. Seul, tu dois assumer la complexité du brouillard inhérent à ta nature, cher terrien. Aussi, mû par un brin d'optimisme, au-delà d'une logique surranée aujourd'hui en ce vingt et unième siècle d'une ère tout à fait arbitraire, bien sûr, au-delà d'émotions usées par des temps sans commencement, j'avoue tout. Point n'est besoin d'une torture de plus. Ces tortures ont toutes été utilisées depuis toujours par ces humains dont on ne requiert plus aucun inattendu.
Quoi de nouveau sous le ciel, n'est-ce pas ?
... Donc j'avoue la lumière. Eh oui. Je l'expurge, l'ingurgite et pourtant ne puis longtemps la supporter tellement sa simplicité m'effraie. Dans un sens comme dans l'autre. Celà dépasse tous les cercles vicieux de tous les concepts du monde. Moments de grâce où simplicité rime avec vie, avec souffle, avec instants plus précieux que nos propres prunelles.
Chère bande de nazes, que dire de plus pour ne pas affecter vos patiences et la mienne ?
Rendez-vous dans le libre espace de nos prochaines rencontres.
Quoi de nouveau sous le ciel, n'est-ce pas ?
... Donc j'avoue la lumière. Eh oui. Je l'expurge, l'ingurgite et pourtant ne puis longtemps la supporter tellement sa simplicité m'effraie. Dans un sens comme dans l'autre. Celà dépasse tous les cercles vicieux de tous les concepts du monde. Moments de grâce où simplicité rime avec vie, avec souffle, avec instants plus précieux que nos propres prunelles.
Chère bande de nazes, que dire de plus pour ne pas affecter vos patiences et la mienne ?
Rendez-vous dans le libre espace de nos prochaines rencontres.
vendredi 6 juillet 2007
Premiers pas


À la sortie de cette salle obscure mes yeux sont agressés par la lumière. Et pourtant. J'ai vu Le film. Une narration poétique merveilleusement mise en scène, une pièce de théâtre géniale jouée par des êtres totalement inspirés, professionnels de haut vol à la sensibilité exacte. Je me prélasse sur un nuage de rêves tout en dirigeant ce corps dans le dédale des rues et avenues encombrées d'un peuple assoiffé de consommation. Fourmilière pleine de vie - un énorme paradoxe - malgré ce côté rabelaisien à la Panurge, si vous voyez ce que j'essaie grossièrement de suggérer.
Ravi par les images et les sons dont mon esprit est imbibé, je vois la vie toute lumineuse, oubliant pour quelques fugaces instants les lourdeurs dont mon existence se gave, les difficultés égocentriques dont, en expert, j'excite le déploiement quotidien, jalonnant mes jours d'absurdité.
Comme c'est beau cette goulée d'air pur au coeur même d'un monde toxique. Absurde aussi, quelque part, puisqu'il faudra plus ou moins vite retomber dans la médiocrité que je façonne à grand force. Et pourtant. Cette envolée des sens n'est pas passée sans laisser de traces. Je m'y accrocherai, je le sais, comme un pauvre perdu à sa bouée de fortune au milieu des furies océanes.
Point lumineux, mon étoile du soir est rentrée dans ma vie.
jeudi 5 juillet 2007
Continuum
Salut !
Si tous les jours n'accouchent pas d'une note, d'un aphorisme ou d'une blague facile, on peut néanmoins s'estimer satisfait de ce continuum naturel des mots qui ne s'émeuvent ni de la durée ni de l'espace. Ah ! Liberté, enfin, d'exprimer comme le jus d'un citron la moëlle de mes tripes profondes, là ou se dissolvent les canulars égotistes de mes consciences de surface. Eh oui ( et de simuler le ton de Jean Gabin au moment de lancer une tirade modulée par Michel Audiard ), je donne dans l'emphase mais comment faire autrement pour présenter mes délires ( au sens strict ) qui mélangent tous les degrés de la subtilité. Tout cela pour laisser issir le simple et le clair.
Ha Ha Ha, plèbe, masse ou tout ce que vous voulez pour décrire l'imbécile, le vulgaire et le stupide en même temps ( je pèse mes mots, il n'y a pas redite ), voulez-vous pour une fois décrasser vos esgourdes et vos comprenures trop nourries de n'importe quoi?....
Voilà. C'est bien. Nous allons peut-être entamer le voyage sur cette carte du tendre de nos océans intérieurs secrets. Et ce n'est pas une blague.
À tout de suite !
Si tous les jours n'accouchent pas d'une note, d'un aphorisme ou d'une blague facile, on peut néanmoins s'estimer satisfait de ce continuum naturel des mots qui ne s'émeuvent ni de la durée ni de l'espace. Ah ! Liberté, enfin, d'exprimer comme le jus d'un citron la moëlle de mes tripes profondes, là ou se dissolvent les canulars égotistes de mes consciences de surface. Eh oui ( et de simuler le ton de Jean Gabin au moment de lancer une tirade modulée par Michel Audiard ), je donne dans l'emphase mais comment faire autrement pour présenter mes délires ( au sens strict ) qui mélangent tous les degrés de la subtilité. Tout cela pour laisser issir le simple et le clair.
Ha Ha Ha, plèbe, masse ou tout ce que vous voulez pour décrire l'imbécile, le vulgaire et le stupide en même temps ( je pèse mes mots, il n'y a pas redite ), voulez-vous pour une fois décrasser vos esgourdes et vos comprenures trop nourries de n'importe quoi?....
Voilà. C'est bien. Nous allons peut-être entamer le voyage sur cette carte du tendre de nos océans intérieurs secrets. Et ce n'est pas une blague.
À tout de suite !
jeudi 7 juin 2007
L'épée pour rien

Salut !
C'est lorsque tout est perdu, qu'il ne reste plus aucune chance devant la masse et le nombre et que l'on est seul, c'est alors seulement que la charge prend toute sa valeur. C'est alors que l'instant, pendant quelques battements de ce coeur encore valide, découvre une dimension immense au mépris de soi-même mais à la grâce d'une indicible et résolue conduite, jusqu'à déchirer un morceau de ciel : un tel don n'est que profonde et chaude fierté.
mercredi 30 mai 2007
R.A.S
Salut !
Rien à signaler dans les cuisines du monde : la confusion et l'ordre habituels, les résultats de nos dégénérescences avec sûrement un très léger brin d'évolution, par ci, par là...Bref, un monde parfait vécu par nous, êtres fictifs. Ha! Ha ! Ha !
Rien à signaler dans les cuisines du monde : la confusion et l'ordre habituels, les résultats de nos dégénérescences avec sûrement un très léger brin d'évolution, par ci, par là...Bref, un monde parfait vécu par nous, êtres fictifs. Ha! Ha ! Ha !
mardi 29 mai 2007
Treizième jour
Salut !
La lune se dévoile tranquillement depuis treize jours. Bientôt, en un cercle lumineux, elle apparaîtra nue dans le ciel nocturne. Beauté puissante que les magiciens noirs attendent et que certains fous lucides redoutent...Ha ha ! D'autres encore, rêveurs têtus, se laissent aller dans l'errance et les méandres de l'inconscient. Alors qu'il suffit de s'asseoir, le regard posé sur le souffle ou sur l'instant calme, souriant doucement aux langues sinueuses des pensées qui naissent et se dissolvent au fur et à mesure dans l'espace...Le miroir céleste renvoie les merveilles de la galaxie jusqu'au centre de nos coeurs aux pulsations lentes et régulières... Douce nuit pour la saison.
La lune se dévoile tranquillement depuis treize jours. Bientôt, en un cercle lumineux, elle apparaîtra nue dans le ciel nocturne. Beauté puissante que les magiciens noirs attendent et que certains fous lucides redoutent...Ha ha ! D'autres encore, rêveurs têtus, se laissent aller dans l'errance et les méandres de l'inconscient. Alors qu'il suffit de s'asseoir, le regard posé sur le souffle ou sur l'instant calme, souriant doucement aux langues sinueuses des pensées qui naissent et se dissolvent au fur et à mesure dans l'espace...Le miroir céleste renvoie les merveilles de la galaxie jusqu'au centre de nos coeurs aux pulsations lentes et régulières... Douce nuit pour la saison.
lundi 28 mai 2007
La prière à l'aube

Une situation dans le temps et dans l'espace : un jeune enfant s'éveille à l'aube... Mois de Juin calme à Tunis, nous sommes en 1956. La lumière du levant pénètre doucement dans la chambre avec le son de l'appel à la prière que le muezzin module avec ce charme indescriptible n'appartenant qu'à la ferveur de l'Islam. C'est un moment de grâce, d'harmonie profonde qu'aucune pensée ne vient troubler. Un jeune roumi se laisse bercer par le chant sans avoir la moindre notion de religion ou de prière. C'est la magie naturelle de l'instant... La ville est encore tranquille... La fenêtre est ouverte sur le ciel méditerranéen comme l'esprit est ouvert sur le monde, à l'écoute de toute chose...
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